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  • : "L'imaginaire" selon Christian Lepère
  • : "L'homme est un animal capable de transcendance" et d'humour...
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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 09:12
Sans titre - Petite peinture de jeunesse - Huile sur toile marouflée sur panneau - 1961

Sans titre - Petite peinture de jeunesse - Huile sur toile marouflée sur panneau - 1961

 

Perlimpinpin

 

 

Bondissant dans le romarin

Picorant les petits fruits rouges

Eclos dès le petit matin

Sous la mousse où plus rien ne bouge.

 

C’est la vie de Perlimpinpin

Qui sautillant dans les sous-bois

 En humant le petit matin

Du bon temps et de l’autrefois

Se goberge au creux des fourrés

De myrtilles, de fraises des bois

 

De picoti en picotat

Il s’esbaudit, se baguenaude

Revenant sur ses pas parfois

En flairant quelque piste chaude

Qui s’égare dans les sous-bois.

 

Mais il est seul et aimerait

Bien avoir quelques compagnons

Pour partager à satiété

Entouré de joyeux lurons

Les baies, les fruits , les champignons

Gisant au fond de la forêt.

 

C’est la vie de Perlimpinpin

Au fond des bois et des halliers.

C’est la vie de Perlimpinpin,

C’est son destin

Pour cet été.

 

 

 

                                                        La Brosse Conge  le 20 juillet 2019

                                                        Copyright Christian Lepère

Sans titre - Petite peinture à l'huile sut toile marouflée sur panneau - Oeuvre de jeunesse 1961   1

Sans titre - Petite peinture à l'huile sut toile marouflée sur panneau - Oeuvre de jeunesse 1961 1

L'été déploie ses fastes et sa chaleur accablante

Un peu de fraîcheur du passé

sera la bienvenue.

Profitons-en

avant.

 

 

 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 11:49
Sans titre - huile sur toile marouflée sur panneau - Peint en 1960 à 18 ans

Sans titre - huile sur toile marouflée sur panneau - Peint en 1960 à 18 ans

La peinture à l’huile …

C’est plus difficile…

 

 

 

C’est en 1960, à l'âge de 18 ans que j’ai commencé à peindre  autrement qu’avec de la gouache ou de l’aquarelle sur papier Canson. D’emblée, très impressionné par Breughel et les peintres du Quattrocento j’optai pour la technique traditionnelle. Comme les anciens maîtres flamands dans la lignée de Van Eyck dont on assure qu’il est l’inventeur de la peinture à l’huile, je marouflais de la toile de lin très fine sur des panneaux de contreplaqué avec de la colle de peau de lapin. Ensuite je passai des couches d’apprêt composé de plâtre amorphe et je les ponçais soigneusement.

         Enfin il n’y avait plus qu’à peindre en commençant par une ébauche au pinceau avec de la peinture diluée au white spirit. Les jours suivants je recouvrais le tout avec des teintes générales légères et discrètes qui, après séchage pouvaient être enrichies de couleurs plus vives et plus contrastées. Alors je pouvais reprendre le dessin et commencer à préciser le sujet pour finir par les détails en allant toujours du général au particulier, de l’ébauche grossière à la précision grandissante. Avec à chaque fois le respect des temps de séchage de chaque couche  avant de la recouvrir par la suivante.

         C’était un travail de bénédictin digne d’une époque où l’on prenait son temps. Mais c’était nécessaire pour assurer à l’œuvre une bonne conservation et surtout éviter les craquelures dont souffre toute peinture à l’huile réalisée trop vite. Il est vrai que par la suite, le temps devenant de l’argent, bien des peintres et non des moindres n’ont plus eu la patience nécessaire, surtout au 19° siècle ou de nombreuses  toiles ont très mal vieilli en devenant   sombres et en se fissurant de façon inquiétante. Ce qui est une aubaine pour les restaurateurs qui au Louvre par exemple ne risquent pas le chômage technique, comme les médecins  qu’une bonne santé trop généralisée priverait de leurs moyens de subsistance et condamnerait à périr d’inanition.

         Avec cette technique j’étais très à l’aise pour réaliser de tout petits formats, véritables miniatures qui avaient la précision de la gravure. Mais j’aurais été incapable d’aborder des formats plus vastes. Mes vues restaient très limitées et ce n’est que bien plus tard, ayant expérimenté les principales ressources de l’estampe, j’en arrivais à me redresser et à prendre du recul. Un besoin de matière et de couleurs faisaient aussi partie du processus évolutif en cours. En fait, j’avais muri et surtout je passai du niveau anecdotique où le sujet était pour moi essentiel, à une vision beaucoup plus abstraite. Pourtant je n’ai pas eu de période géométrique ou tout serait ramené à des formes élémentaires. Pas de cubisme systématique. Bien au contraire mes toiles ont continué à fourmiller de personnages variés, de monstres baroques, de scènes de batailles pour contes et légendes et autres délires nous parlant des origines du monde. Alors pourquoi parler d’abstrait ? Pour surprendre ? Pour jouer sur des paradoxes ou pour briser les concepts comme font les artistes contemporains chers aux élites qui cherchent à tout chambouler pour faire de nous des amateurs d’art selon leurs vues mercantiles ou simplement dévoyées ? Non, bien sûr, je pars de l’idée toute simple qu’une œuvre picturale est avant tout une recherche de beauté et d’harmonie. En musique c’est en jouant sur des fréquences vibratoires, des rythmes et des timbres d’instruments que l’on s’efforce d’y arriver. Comme disait Mozart : « Je mets ensemble des notes qui s’aiment », affirmant par là que tout n’est pas possible et qu’il convient de n’assembler que les fréquences sonores qui se conjuguent et s’enrichissent mutuellement.

         Il en est de même dans le domaine plastique ou des lignes, des surfaces, des rythmes et des proportions doivent formes un ensemble harmonieux, indépendamment du sujet représenté. Cela veut dire qu’une œuvre n’est pas belle parce qu’elle représente des morceaux de la réalité jugés en général agréables, mais aussi que le plus laid selon le sens commun peut être admirable si l’on « oublie » ce qu’il figure. Donc, des petits chats dans une corbeille peuvent servir de prétexte pour le meilleur et pour le pire. Ce n’est pas le calendrier des postes qui va me contredire !

 

                                                                  La Brosse Conge le 10 juin 2019

                                                                  Copyright Christian Lepère

Sans titre - huile sur toile marouflée sur panneau - 1960

Sans titre - huile sur toile marouflée sur panneau - 1960

Le temps qui passe

tisse son fil sans s'en faire

puisqu'il a tout son temps pour voir venir...

Souhaitons-nous un bel été

chaleureux !

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 05:57
"Combat démoniaque" - gravure à l'eau-forte imprimée sur poapier Arches - 1961

"Combat démoniaque" - gravure à l'eau-forte imprimée sur poapier Arches - 1961

Eveil d’une vocation

Suite et fin

 

 

           Mais tout a une fin et le marché commença à décliner. L’une après l’autre les galeries ont fermé et les professionnel ont commencé à tirer la langue.

C’est un peu étrange car en une époque de prospérité la modestie financière des œuvres imprimées aurait pu être tentante. Mais hélas l’ « Art Contemporain Officiel » commençait son insatiable travail de déculturation en faisant la promotion internationale des pires excès de la modernité impuissante. L’Art se trouvait réduit au snobisme et à la spéculation sans aucune intention de recherche d’harmonie ou de créativité. On sait où l’on en est maintenant. Le pire est que j’ai assisté à cette marée noire en tant que professeur dont les supérieurs hiérarchiques étaient tous au service de cette dérive niant à l’homme toute possibilité de transcendance. Et pour ce faire il faut déshumaniser dès l’école…On en est donc arrivé au culte du n’importe quoi sous couvert de libéralisation. Surtout pas de technique, pas de référence au passé, pas de recherche d’harmonie, car c’est désuet. Comme disait un de mes jeunes collègues stagiaire qui cherchait à se faire titulariser : « Une œuvre d’art est faite pour choquer. Si elle ne met pas mal à l’aise, elle ne sert à rien ! » . C’est la réfutation radicale de l’idéal de la Renaissance et de toutes les grandes époques ou l’on pensait l’homme améliorable et orienté vers un idéal, recherche dont Michel-Ange est l’exemple abouti.

            Enfin, sur le plan pratique nos inspecteurs et inspectrices n’étaient pas trop contraignant (par manque de moyens et d’effectifs) et laissaient les gens comme moi enseigner selon leurs convictions en considérant que l’on finirait bien par être mis à la retraite en laissant la place à des esprits plus ouverts et surtout beaucoup plus contemporains.

           On m’en excusera mais je ne peux m’empêcher de citer Jack Lang qui, étant simultanément ministre de l’éducation et de la culture a pu imposer ses vues pour des décennies après avoir orné le Palais Royal des inénarrables « Colonnes de Buren ». Objets qui ont couté très cher à installer aux frais du contribuable, puis ensuite à restaurer. Mais depuis on a fait beaucoup plus « contemporain » et encore plus inepte. C’est bien connu, nul ne saurait arrêter le progrès. Cependant un fait étrange se révèle : bien des jeunes qui n’ont bénéficié d’aucune éducation se tournent à nouveau vers le passé. Autodidactes mais bénéficiant des médias modernes et d’internet ils arrivent à glaner des informations pour pouvoir ensuite tenter de réaliser leurs fantasmes et leurs souhaits. Et certains sont très doués En tout cas dans le domaine du fantastique et de l’imaginaire qui est le mien la relève est désormais assurée. Mais je pense que c’est aussi vrai dans d’autres arts, par exemple la musique et la danse. Quant au cinéma et au traitement numérique de l’image, les possibilités techniques sont telles que tout y est possible, du meilleur au pire, de l’inédit authentique au convenu indéfiniment ressassé. Mais il y a des trouvailles étonnantes dans le domaine du cinéma d’animation mêlant dessins et réalité plus ou moins revue par des logiciels taquins.

           Donc ma vocation est apparue dans des circonstances anecdotiques et en apparence peu favorables. Mais les voies du destin sont impénétrables et elles nous attendent inlassablement à chaque détour du chemin. Car, comme vous l’avez sans doute remarqué le fait que nous ignorions tout de l’avenir ne l’empêche pas de déterminer notre présent. A notre insu, cela va sans dire. Et au grand dam de notre illusion de libre arbitre qui fait tout ce qu’elle peut pour nous cacher  ce qui nous guide, nous détermine et nous permet de jouer notre rôle dans l’immense spectacle cosmique où nous ne sommes qu’un élément minuscule, mais rigoureusement indispensable.

                                                                          

                                                                  La Brosse Conge le 12 juin 2019

                                                                  Copyright Christian Lepère

"Cortège ludique" - Gravure à l'eau-forte imprimée su papier Arches - 1961

"Cortège ludique" - Gravure à l'eau-forte imprimée su papier Arches - 1961

"Insectes curieux" - Gravure à l'eau-forte imprimée sur papier Arches - 1961

"Insectes curieux" - Gravure à l'eau-forte imprimée sur papier Arches - 1961

Ainsi le monde suit son cours et l'été

brille de tous ses feux !

Profitons- en

tout de suite

car demain est un autre jour

dont les intentions nous échappent...

 

 

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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 13:18
"femme couchée" - gravure à l'eau-forte" imprimée sur papier Arches format Demi-Jésus - 1961

"femme couchée" - gravure à l'eau-forte" imprimée sur papier Arches format Demi-Jésus - 1961

Eveil d’une vocation

suite

 

 

 

           J’étais enfin en pays connu et à quinze ans je retrouvai mes sources. Enfin des ancêtres m’accueillaient, des modèles me ramenaient à moi-même. Je me mis alors à la  gravure sur bois en autodidacte, glanant des renseignements ici ou là, me procurant du matériel en errant dans Paris. Les planches de Dürer en étaient responsables ainsi que le fait  qu’il ait réalisé des gravures sur acier quant il était traditionnel de graver sur cuivre.

           Par un hasard qui ne saurait s’inventer, il se trouvait que mon père, artisan tôlier fabriquait des tuyaux de poêle avec des tôles d’acier. Il s’empressa de m’en fournir. Ne manquait plus que l’acide nitrique pour opérer une morsure chimique et réaliser la planche qui, ensuite, servirait à imprimer des épreuves. Je fis donc mes premiers essais et c’est à l’âge de dix huit ans que j’arrivais à bien maîtriser la technique et à exprimer un monde personnel qui n’allait plus varier au fil des décennies. Mais le destin est facétieux et sait attendre son heure. Encouragé par Jacques Houplain, professeur d’histoire de l’art et graveur émérite plein de finesse et d’imagination j’hésitais cependant à exposer mes œuvres et encore plus à les vendre. A cette époque j’allais voir des imprimeurs professionnels en taille-douce qui me tiraient des épreuves que je rangeai soigneusement dans des cartons. Ce n’est qu’après être devenu professeur d’arts plastiques en fréquentant l’ENSET, puis avoir accompli mes obligations militaires dans l’infanterie que je revins à la gravure et décidai d’exposer et de vendre. Mai 1968 venait d’avoir lieu. Le climat était plutôt libertaire et la Galerie des Peintres Graveurs m’accueillit sur ses cimaises pendant les années fastes ou les amateurs modestes achetaient plus volontiers des estampes que des peintures.

                                                                                              à suivre

 

 

 

"Balançoire" - Gravure imprimée sur papier Arches format Demi-Jésus - 1961

"Balançoire" - Gravure imprimée sur papier Arches format Demi-Jésus - 1961

"Paradis terrestre" - Gravure imprimée sur papier Arches format Demi-Jésus - 1961

"Paradis terrestre" - Gravure imprimée sur papier Arches format Demi-Jésus - 1961

Nostalgie du temps passé !

Ah mes vingt ans où c'est qu'y sont ?

(Bien qu'il s'agisse plutôt de mes dix huit ...)

Mais voyez-vous tout passe, tout casse, tout lasse...

alors,autant en emporte le vent

qui souffle sans arrêt

sans fin.

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 09:54

Les gravures qui illusrent cet article sont très anciennes et datent

de mes débuts dans ce style ou l' imaginaire

laisse filtrer

les profondeurs de l'âme.

"crépuscule" - gravure à l'eau-forte - imprimée sur papier Arches format Demi Jésus - 1961

"crépuscule" - gravure à l'eau-forte - imprimée sur papier Arches format Demi Jésus - 1961

 

Eveil d’une vocation

 

 

 

           En ce temps là j’étais petit quoique déjà un peu grand pour mon âge. Après les inévitables et sacro-saints dessins d’enfants, pourtant un peu sous-estimés à l’époque j’en arrivai assez vite à des productions plus savantes. Je veux dire par là plus propres à susciter l’admiration des grandes personnes. Il est vrai que j’étais habile de mes mains et surtout pourvu d’un acharnement et d’une patience assez inhabituelle pour une jeune sensibilité. Le nez collé sur la feuille je peaufinais mes productions dont les sujets me tenaient à cœur et représentaient tout ce qui avait valeur et signification à mes yeux. C’était ma période Walt Disney.

           Ainsi avec Mickey et Pluto je glorifiais les héros qui me faisaient rêver. Blanche Neige et les sept nains devenaient des sujets découpés et assemblés pour former des dioramas, au besoin repliables pour être classés  dans un album.

           Mais mes vues étaient plus vastes et je n’hésitai pas à reproduire des photos de paysages sublimes comme la pointe du raz ou une vue nocturne de Notre-Dame réalisée avec de la gouache blanche sur papier noir. A douze ans  la Joconde me fascina et j’en fis au moins deux copies au crayon noir sur papier Canson (ressemblance photographique garantie même si je passai moins de temps que Léonard à peaufiner son chef-d’œuvre). Mais mes vues étaient vastes pour ne pas dire universelles. Ainsi je reproduisis un squelette de dinosaure découpé au ciseau à ongle et fixé sur un support transparent. Bien entendu cela m’amena aussi à faire des vitraux  en papiers translucides et colorés qui me laissaient le temps de sculpter des bouts de bois pour en faire un diable grimaçant ou une chaîne dont les maillons étaient taillés dans un seul morceau.

           Tout cela devait m’amener a quitter l’enseignement général pour entrer à l’Ecole des Arts Appliqués, sise à Paris rue Dupetit-Thouars. Alors ce fut le désenchantement. Les professeur dont peu méritaient vraiment ce titre étaient ou bien des fonctionnaires attendant paisiblement la retraite, ce qui est plutôt reposant pour leurs élèves, ou au contraire des artistes ayant développé une vision particulière de l’art et ne pensant qu’à transmettre leurs convictions, qu’elles soient figuratives et ringardes, abstraites, cubistes, pointillistes ou autres suivant l’époque de leur jeunesse.

           Rien de tout cela ne m’intéressait vraiment. Ce que je souhaitais était d’apprendre des techniques et de développer les moyens de réaliser mes fantasmes. Mais la vie est pleine de surprises. Parfois elle vous fait un clin d’œil. C’est ainsi que par un jour sombre je me retrouvai dans la bibliothèque de l’école. Là, au détour des rayons je fis la rencontre de Breughel, de Jérôme Bosh, de Dürer et du Quatrocento…

                                                                                     à suivre

 

 

"Sapins" - gravure à l'eau-forte - imprimée sur papier Arches - 1961

"Sapins" - gravure à l'eau-forte - imprimée sur papier Arches - 1961

"Jeux divers" - eau-forte - imprimée sur papier Arches - 1961

"Jeux divers" - eau-forte - imprimée sur papier Arches - 1961

C'était le bon vieux temps

Celui dont on se souvient à tout jamais.

Même si nos souvenirs nous jouent des tours

en nous racontant des histoires

pas si véridiques

que ça !

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 09:28
"Départ à l'aube" - huile sur toile - 54 x 73 cm -1986

"Départ à l'aube" - huile sur toile - 54 x 73 cm -1986

Visite sans conséquence

Suite et fin

 

 

           Mais ce matin là, Léon eut une surprise. Comme sa clochette tintinnabulait annonçant l’entrée d’un visiteur il releva son front pensif du nœud de connexions USB qu’il s’efforçait de démêler en repérant les branchements adéquats. Puis opérant un demi-tour sur son fauteuil de coiffeur en dégageant ses jambes qu’il avait un peu courtes pour une taille moyenne mais convenable. Mais là n’est pas notre propos  et je soupçonne votre indifférence à l’égard de ces informations qui ont leur importance pour l’intéressé et sans doute moins pour vous, qui ne faites que passer en me lisant.

           Jusque là tout allait bien ! Mais quelle ne fût pas sa surprise en voyant entrer la mort en personne. Pourtant elle n’avait pas prévenu, pas pris le moindre rendez-vous. Pourtant elle était là… A quoi la reconnut-il ? Et d’où lui venait cette certitude que c’était bien elle ? Je ne saurais vous le dire mais même des gens simples comme lui vous ont de ces intuitions qui en disent long sur les profondeurs de leur subconscient.

           Donc elle entra. Entre deux âges mais encore bien conservée rien ne semblait la distinguer de personnes plus ordinaires. Par ailleurs elle n’était pas dénuée d’un charme ambigu. Pas de sécheresse de la mâchoire ou de maigreur digne des égéries de la haute couture. Non, rien que d’assez banal mais de bon ton. Quand à la vêture, d’une élégance discrète, loin de l’arbitraire de la mode elle n’attirait pas le regard par des outrances qui eussent frôlé  la vulgarité.

           Bref c’était une personne fréquentable. Après les présentations d’usage où il apprit qu’elle s’appelait Proserpine, ce qui est peu usuel mais ne surprend plus à une époque où l’on puise dans toutes les langues et toutes les cultures pour renouveler le stock de prénoms usuels.

           Mais pourquoi venait-elle au fin fond de cette impasse du 11ème et dans  quel  but,  avec quelle idée derrière la tête ? D’abord ils parlèrent de la pluie et du beau temps, puis de chose dont l’actualité paraissait un peu plus brûlante. Macron et les gilets jaunes. Donald Trump et ses lubies. Et puis bien sûr des sujets de fond et enfin de la vie, de la mort et de toutes les complications engendrées par cet état de choses récurrent.

           Aimablement la mort lui dévoila toutes les complexités de sa mission. Car si le hasard n’existe pas et si le cours des choses se déroule irrémédiablement, il  n’en reste pas moins qu’à notre époque d’hyper complexité  ou tout vient tout compliquer, même la mission de la grande faucheuse est difficile à planifier. D’abord il y a les NDE ou expériences de mort imminente ou de malheureux irrécupérables sont ramenés de force à une vie qu’ils ne souhaitent guère prolonger mais se retrouvent entre les mains d’un personnel médical qui n’a qu’une idée fixe : faire redémarrer la machine. Quitte à forcer à survivre  cliniquement  un corps condamné sans espoir. Ensuite il y a les priorités logiques qui veulent qu’on ne puisse faire disparaître quelqu’un dont la présence est indispensable pour assurer la disparition  d’un témoin gênant ou réparer une injustice flagrante.

           Et puis il y a les aléas de la conjoncture et  l’enchevêtrement des destins. Sept milliards de destins à gérer, ce n’est pas rien…quand tout interagit et qu’en faisant mourir un sérial killer ou va sauver in-extrémis ses victimes potentielles. Il y a de quoi se poser des questions. A moins de se prendre pour le Bon Dieu.

Donc la mort avait ses petits problèmes à résoudre. Ce matin là, un peu désœuvrée  et n’ayant  pour une fois rien de précis à accomplir elle était entrée comme ça pour voir. Pour tuer le temps a défaut d’autre chose ? Peut-être pour proposer ses services ?  Ou mettre un peu de fantaisie dans un emploi du temps surbooké par ailleurs ?

           C’est ainsi qu’après avoir passé un moment agréable à papoter avec sa visiteuse, Léon lui avait souhaité «  bonne chance et  bon courage ! » après lui avoir offert un petit café et quelques friandises. Puis il s’était remis au travail, achevant de démêler son sac de nœuds de connexions USB. Au moins la preuve était faite, pour lui le moment fatal n’était pas arrivé. Ce n’était pas son heure. Et c’est le cœur léger qu’il partit ensuite faire une petite promenade au cimetière tout proche pour y goûter la fraîcheur de l’âme dans un endroit bucolique et peu fréquenté en ce milieu de semaine.

 

                                               La Brosse Conge le 16 mai 2019

                                               Copyright Christian Lepère

 

Détail

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Tout cela n'a pas de caractère de réelle gravité !

L'essentiel est d'avoir la  santé.

encore faut-il 

faire  tout le nécessaire

pour parvenir à ce but souhaitable

et ce dans les meilleurs délais prévisibles!

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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 12:05
"Réglements de comptes" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2016

"Réglements de comptes" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2016

 

 

Visite sans conséquences

 

 

 

           Ce matin là, comme tous les matins que le Bon Dieu fait, il était là comme à l’accoutumée. Un peu gras et déjà dégarni au niveau de la tonsure il vaquait à ses occupations. Car Léon n’était pas homme à se compliquer la vie. Certes le temps passait pour lui comme pour tout autre, mais à l’approche de la retraite il ne s’embarrassait pas de vaines considérations sur le pourquoi du comment. Ses géniteurs, un homme et une femme de bon sens avaient fait de même en leur temps. Et ils ne s’en étaient pas plus mal portés. Du moins jusqu’à l’issue fatale qui est d’usage à notre époque et dont l’évidence ne saurait nous surprendre.

           Certes il lui arrivait d’aller flâner paisiblement au Père- Lachaise. Après une journée de labeur opiniâtre cela le délassait de promener sa vacuité entre tombeaux et mausolées. Et puis l’endroit était charmant avec ses monuments disséminés dans la verdure ou un ange de sexe indéterminé vous accueillait avec un gentil sourire a moins qu’il ne fût accablé de chagrin. Ou tout au moins de nostalgie,  mais avec beaucoup de retenue et une noblesse d’âme qui permet de faire face à la fin inéluctable.

           Donc Léon allait lorgnant parfois du coin de l’œil quelque créature angélique dont les formes charmantes pourtant sculptées dans la pierre suggéraient une sensualité dont toute âme bien née n’est pas dénuée, bien qu’elles  n’appartiennent plus à cette vallée de larmes.

            Ah j’oubliais de vous préciser quel était l’emploi de notre ami au sein de notre société libérale, mondialisée et résolument orientée vers le profit. C’était une sorte de marginal. Un peu bricoleur, un peu touche à tout mais qui avait su se faire sa place en grappillant un savoir-faire sur internet et les réseaux sociaux. Et qui se tenait au courant des dernières mises à jour.

           Ainsi il réparait des ordinateurs et rendait service à ses copains en bidouillant et multipliant les clics indispensables pour maîtriser la machine. J’avoue qu’il lui arrivait de pirater des logiciels et de fournir Photoshop gracieusement à des créateurs dont la maîtrise technique se révélait dépassée par une imagination  délirante et des désirs équivoques.

 

                                                                                     A suivre

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La vie et la mort s'entrechoquent

et se complètent

sans fin 

C'est l'union 

des complémentaires

qui s'opposent et se font la nique!

 

 

 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 07:35
"Parure extravagante" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 1986

"Parure extravagante" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 1986

 

Conjoncture défavorable

Suite et fin

 

 

             Pendant ce temps Gwendoline tentait la traversée en sens inverse et ils auraient pu se heurter si  la police n’était intervenue sous les traits d’un gros agent moustachu. D’un œil expert il avait jaugé la situation et décidé de rétablir l’ordre publique en soutenant la vieille dame sous les aisselles et en la menant jusqu’à un banc ou elle s’échoua telle une épave.

             Pedro et Gwendoline  ne s’étaient donc pas rencontrés. Leurs regards ne s’étaient pas croisés. C’est ainsi, mais attendons la suite qui ne saurait tarder !

             Machinalement il lui avait emboîté le  pas sans le savoir. Peut-être avait-il ressenti le magnétisme animal de cette belle personne, mais en toute inconscience. Donc il la suivait sans la suivre, innocemment.

             Hélas la propreté scrupuleuse de la voirie comporte bien des lacunes. Ainsi les déjections canines y fleurissent parfois de façon intempestive, on pourrait même dire illégale. Ce qui devait arriver arriva ! Dans son déplacement prévisible Pedro mis le pied sur une crotte discrète qui n’attirait pas l’attention. Surpris il vit sa trajectoire se modifier, son horizon basculer et momentanément il perdit l’équilibre. Projeté en avant il bouscula Gwendoline qui dans un sursaut de frayeur ferma les yeux et détourna la tête. Il n’en fallut pas plus pour que celui qui l’avait bousculé ne figurât pas dans son champ de vision. Comme il avait balbutié une vague excuse et qu’autour d’eux la foule se pressait, elle fit de même et passa son chemin. Seconde opportunité ratée !

             Alors leurs chemins se séparèrent. Comme souvent l’absence d’un but commun leur avait fait prendre des directions opposées. Néanmoins le hasard un peu filou les dirigeait vers un but commun  bien que les modalités en fussent différentes. Ainsi il devait prendre le train et elle aussi, mais pas pour la même destination bien qu’ils eussent l’un et l’autre le désir de regagner leurs pénates. Ce qui est très légitime après une incursion dans la capitale. Mais s’il regagnait Garches, elle allait au contraire à la Garenne Colombes. Buts irréconciliables en l’état actuel des choses.

             Cependant un espoir de rencontre continuait de palpiter. Car après tout ils seraient amenés à fréquenter des lieux communs. Par exemple la gare St Lazare, lieu mythique de bien des rencontres. Carrefour stratégique où se nouent chaque jour des destins. Creuset fécond des interférences humaines. Lieu de rencontre et agence matrimoniale. Mais aussi lieu de rupture et d’espoirs déçus, ainsi qu’on peut le déplorer.

             Je ne voudrais pas vous accabler en multipliant la relation de tout ce qui a suivi. Car ce fut long et palpitant et plein de menus faits qu’un ignorant prendrait à la légère. Et pourtant c’est bien de cela que toutes nos vies son faites. C’est bien ainsi que le Destin nous manipule et nous pourvoie d’un avenir merveilleux ou désespérant Mais à chacun son dû. A chacun son lot de chances et de turpitudes. « Et c’est ainsi qu’Allah est grand »comme le disait en son temps Alexandre Vialatte, écrivain fantasque et un peu surréaliste qui cultivait une vision panoramique dominant les contingences du quotidien. Car celui-ci reste insuffisant pour les âmes nobles qui, je l’espère, vous comptent dans leur rangs.

 

                                                        La Brosse Conge le18 mai 2019

                                                        Copyright Christian Lepère

            

            

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Seriez-vous déçus?

Allons,

rassurez-vous...

car le spectacle du monde ne saurait s'rrêter de façon aussi irrémédiable !

Que de temps passé depuis le Big Bang et avant le Big Crunch !

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 12:53
Dessin au crayon - hauteur : 40 cm - 1969

Dessin au crayon - hauteur : 40 cm - 1969

Conjoncture défavorable

 

 

 

             C’est sans la moindre affectation qu’elle promenait sa nonchalance.  Fraiche, pimpante et court vêtue elle balançait ses courbes gracieuses  comme en attente d’un regard admiratif, mâle et bienveillant, primesautier et sans idée derrière la tête. Elle n’était pas de celle qu’on siffle depuis le trottoir d’en face ou qu’on racole en lui débitant des fadaises. Elle n’attendait ni le prétendant éperdu ni le collectionneur de bonnes occasions. Non ! Simplement elle poursuivait son chemin flattée par la reconnaissance du monde et l’admiration  du passant pour sa silhouette exquise  qu’on désignait par le  doux nom de Gwendoline. Car ce vocable souple et plein de rebonds cadrait fort bien avec son physique tout en vagues et mouvances.

             Dans sa petite tête finement bouclée et pleine de rêves exquis, elle remuait de vagues désirs de séduction et d’enlèvement. Mais c’était léger comme un songe et ne portait pas à conséquence. Elle allait donc de son pas chaloupé, assurant son équilibre par des réajustements langoureux.

             Sur le trottoir d’en face, Pedro n’était pas vraiment un fier-à–bras. Ayant d’autres ambitions il ne roulait pas sa caisse avec des airs de matamore. Sa tenue était sobre et sa mentalité idoine.

             Vont-ils se rencontrer à l’arrêt du bus ? Ou devant le kiosque à journaux ? A  moins que le destin ne leur réserve une occasion moins conventionnelle et pleine d’inattendu…

             C’est en traversant la rue que la conjoncture a fait une première tentative de rapprochement de leur destin. Mais, prêt à traverser pour gagner l’autre rive il dut contourner un obstacle. C’était une très vieille femme toute racornie et desséchée  Revenant de faire son marché et tentant d’équilibrer ses deux cabas dont l’un était plein de poireaux et l’autre d’aubergines elle eut soudain une faiblesse dans la hanche qui lui fit faire un geste maladroit. C’était suffisant pour compromettre sa verticalité d’ailleurs bien incertaine et provoquer une chute qui sans être fatale risquait d’entrainer des contusions agrémentées de bleus et d’ecchymoses. Grande âme il tenta de l’aider à se remettre sur pied. En vain. Il fallait faire appel à police secours. Ce qu’il fit incontinent étant muni de son portable.

 

                                                                                              A suivre

 

Dessin au crayon - hauteur : 40 cm - 1969

Dessin au crayon - hauteur : 40 cm - 1969

Dessin au crayon - hauteur : 40 cm - 1969

Dessin au crayon - hauteur : 40 cm - 1969

On nous affirme que le masculin et le féminin

sont complémentaires...

Sans doute!

Mais

ce n'est pas toujours 

d'une simplicité massive et évidente.

 

 

 

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 19:08
"Le chevalier servant" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2016

"Le chevalier servant" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2016

 

A la nanoseconde près

Suite et fin

 

 

         Pendant ce temps des migrants traversent la manche dans des conditions peu propices. Certains vont y laisser la vie. D’autres réussiront le passage et finiront sans doute par faire carrière en créant leur petite entreprise. D’ailleurs Marie-Laure qui a l’esprit ouvert et est bien de son temps va finir par en épouser un avec qui elle aura de beaux enfants un peu bronzés mais avec quelque chose d’oriental dans le regard. Ce qui leur donnera du charme et leur permettra de tenter de faire carrière dans la chanson.   Bref de devenir riches et célèbres si le hit parade est favorable.

         Cela n’empêchera pas Noémie  de poursuivre sa carrière et de mourir vieille fille  après avoir tenté de timides incursions dans des clubs de rencontre ou l’âme-sœur vous attend chaude et palpitante, à condition d’avoir le profil requis par les normes du logiciel. Car il faut être identifiable et sociologiquement intégrable.

         Mais tandis que des sondes vont sur Mars, des irréductibles  adeptes du « complot » persistent à accuser la NASA de nous avoir menti  en créant de toute pièces le plus énorme canular de l’histoire, prétendant avoir expédié des cosmonautes sur la lune, et ce  à plusieurs reprises avec la complicité mondiale des plus grandes puissances (qui auraient eu de bonnes raisons de faire semblant d’y croire pour protéger leur propres mensonges…).   Allez donc savoir…mais après tout…ou comme aurait dit Galilée : « Et pourtant elle tourne ! » avouant ainsi qu’il avait préféré sauver sa réputation, si ce n’est sa vie, car à l’époque on ne rigolait  pas avec les croyances traditionnelles.

         Seulement voilà, nous vivons une époque moderne où toutes les traditions vacillent, remises en cause par d’innombrables découvertes dans tous les domaines. Mais comme on est en présence d’hypothèses insuffisamment vérifiées, ceux qui ont de solides croyances traditionnelles ont bien du mal à les remettre en cause, même si elles se fissurent de partout.

         Je conclurai donc en disant que nous vivons dans l’infiniment relatif où tout dépend de tout et où la relativité est le seul Absolu puisqu’ elle inclut tout. Mais reprenons pied. Le monde est immense mais unitaire et rien ne saurait lui échapper. A tous les niveaux et dans toutes les dimensions possibles et imaginables. Car il n’y a qu’un Absolu. Et que ça vous chante ou non vous en faites partie, comme moi et comme tout un chacun. Nous en sommes issus, nous y retournons. Le père Matthieu et son chien, Jojo et son sac de billes, Emmanuel Macron et ses contradictions qui lui sont imposées par la conjoncture et qui ne jouit pas plus d’un éventuel libre arbitre que n’importe lequel (ou n’importe laquelle) de nos contemporains, chiens, chats et autres animaux compris. Ah j’oubliais les protozoaires qui ont bien aussi le droit d’exister !

         Mais tout cela n’étant pas bien grave  on peut toujours trinquer ensemble et boire un coup surtout qu’ici, en Bourgogne il y a quelques crus qui méritent le détour…

 

                                                                  La Brosse Conge le 8 mai 2019

                                                                  Copyright Christian Lepère

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La vie, la mort

et tout ce qui s'ensuit

 qui s'équilibre et se complète

et revient sans fin à tous les printemps.

inlassablement.

 

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