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  • : Socrate nous a transmis une vérité traditionnelle : "Connais-toi toi même et tu connaitras les secrets de l'univers et des dieux". La chose n'est pas aisée mais si l'on est déterminé on a des chances de découvrir l'essentiel sur la nature humaine et le monde qui lui sert de cadre de vie.Dans cette optique il me semble que l'art est une des voies possibles pour découvrir l'inconscient. Tout l'inconscient, des caves les plus obscures aux terrasses d'où l'on contemple le ciel.
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 21:03

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                                                "Le grand canyon" - huile sur toile - 65 x 54 cm

 

VOUS AVEZ DIT DIPLOMATIE ?

 

            Alors, Sarkophobe ou Sarkolâtre ? Les deux mon adjudant-chef. Complexe et versatile l’humain oscille sans cesse entre diplomatie et grands principes intangibles. Entre idéal et petites magouilles.

            Barak était copain avec Nicolas et ça faisait plaisir à voir. Le voilà à tu et à toi avec François et c’est fort sympathique. C’est mieux que de se vilipender ou de se faire des croche-pattes.

            Angela avait un complice et ils s’entendaient comme larrons en foire dans une optique sarkolibérale. Avec évidemment quelques arrières pensées plus ou moins avouables et des rapports de force amicaux mais difficilement négociables.  Comme d’habitude la conjoncture évolue, les cartes se redistribuent et voilà qu’avec François le jeu peut reprendre dans un registre plus sobre mais pas forcément édulcoré.

            Avec les beaux jours me revoilà maintenant en Bourgogne. Terre de gens bien enracinés et de sens plutôt rassis. Du solide et du traditionnel. C’est là que la petite Marine a fait un gros score dernièrement, alors que le Grand Méchant Mélenchon était jeté aux orties. Mais voici qu’une seconde échéance approche avec les législatives qui vont infléchir ou conforter la tendance actuelle. Donc plus question de rigoler. Qui va faire la loi ?

            Tel père, telle fille, comme il se doit la dynamique candidate inonde la région de son portrait souriant cent fois placardé. Partout, le long des routes nationales et secondaires, au dos des panneaux son air avenant rappelle qu’elle existe et qu’elle veut le faire savoir.

            Hélas, trahie par les intempéries et la qualité médiocre des pigments colorés employés,  ses affiches pâlissent et déteignent. Pour le peintre c’est un enchantement ! Au côté clinquant des couleurs brutes d’impression voici que succèdent des gris bleutés et des beiges tirant sur le mauve à moins que ce ne soit sur le gorge de pigeon ou même le gris souris. Loin d’agresser le paysage, une symphonie de nuances délicates enrichit les bas-côtés et les abords des routes, d’un intérêt souvent restreint quand ces dernières traversent des lotissements et des zones commerciales pleines de stations service et de Mammouth qui écrasent les prix.

            Mais l’ambiance politique n’est pas de tout repos. Comme toujours quand il s’agit d’arriver au pouvoir ou de disposer de moyens efficaces pour l’orienter. Les ambitions personnelles se réveillent a droite comme à gauche, sans oublier le centre.

            Mais voilà que me reviennent en mémoire des souvenirs de ma jeunesse studieuse. En ce temps là j’étais élève professeur, fonctionnaire stagiaire à l’ENSET et je m’efforçais d’acquérir toutes les connaissances nécessaires à mon futur sacerdoce d’enseignant. Pour nous orner l’esprit on nous parlait de civilisation et d’histoire de l’art. Et pour ma promotion on avait jugé opportun de nous enseigner les merveilles et les turpitudes de cette époque féconde et chaotique qu’avait été le Quattrocento italien. Car c’est de là que tout était parti pour un renouveau éclatant. Enfin la Renaissance mettant fin à des siècles d’obscurantisme et de stagnation allait se lancer à la conquête du Monde et assurer la promotion de l’Homme. Cette optique triomphaliste était cependant un peu simple, si ce n’est simpliste. En fait le Moyen-âge n’avait pas été si obscur et l’irrationnel et ses vues ne reposaient pas toujours sur une foi naïve et crédule. C’était une autre approche, traditionnelle,  et qui avait l’immense qualité d’être ouverte à la transcendance.

            Cependant soyons juste, la Renaissance a été une période de créativité débordante où le talent et la maîtrise de beaucoup a permis l’apparition de quelques chef-d’œuvres notoires. Aussi bien à Florence que dans les Flandres avant de se répandre dans toute l’Europe pour finir par fleurir dans la douceur angevine du Val de Loire.

            Donc tout a déjà été fait. Cependant notre époque a quand même innové sur un point et de façon grandiose : la production de déchets industriels et l’incapacité à s’en débarrasser ou tout au moins à les gérer. Jadis on était malpropre, tout au moins dans la douce France, mais même en jetant le contenu du pot de chambre par la fenêtre dans la ruelle en contrebas, on ne pouvait nuire qu’à ses proches voisins, ceux contre qui on a des griefs. On ne pouvait donc pas nuire durablement à la nature. D’ailleurs tout ou presque était biodégradable.

            Depuis on a inventé des nuisances beaucoup plus efficaces. Et si certains pays se montrent vertueux en rétrogradant sur le nucléaire, le journal télévisé nous apprend incidemment que cela peut aussi les amener à intensifier l’exploitation de mines de charbon à ciel ouvert. Et à massacrer le paysage, supprimer des terres arables et  condamner des villages entiers à une prochaine expropriation. Dieu merci ces populations beaucoup plus disciplinées que nous  font contre mauvaise fortune bon cœur.

            Mais ne soyons pas pessimiste. Dans peu de temps les affiches de la petite Marine auront disparues sous les effets du soleil et de la pluie. Dans le bleu d’un beau ciel d’été les papillons pourront voleter de fleur en fleur, si les pesticides leur en laissent le loisir. Mais nous ne sommes pas des insectes bien que certaines substances prodiguées largement par les firmes internationales les plus attentives à notre bien-être puissent aussi avoir pour nous quelques effets secondaires. Enfin avec un peu de chance…

 

                                                                La Brosse Conge   le 28 mai 2012

                                                                   Copyright Christian Lepère 

 

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                                                   "Où allons nous?" - gravure à l'eau forte - 1961      

Par L'imaginaire
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 09:21

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                                                                      "Les forces rouges" - huile sur toile - 61 x 50 cm

 

 

APRES LA BATAILLE

 

               A peine arrivé au sommet de la gloire,  François a failli être foudroyé à bord de son bel avion présidentiel. Dieu merci il en avait un de rechange. Angela a du patienter avec beaucoup de dignité. A l’arrivée ni fleurs ni bises. C’est qu’on n’est pas là pour deviser aimablement entre gens de bonne compagnie. Non ! Le destin du monde attend. Il s’impatiente. L’avenir est incertain et souhaite qu’on le rassure. Des décisions cruciales doivent être prises dans les meilleurs délais.

               Mais la nature humaine est faillible et c’est d’un geste discret mais impératif qu’Angela a signifié à François que l’impressionnant tapis rouge qui les conduisait vers leur destin tournait à angle droit. Pas facile à négocier. Ah, avec Nicolas l’enthousiasme aurait été plus communicatif et la démarche plus aisée. C’est donc d’une façon moins fluide mais plus sûre que son successeur a gravi les marches du pouvoir. Tout au moins selon les apparences. Le point reste à vérifier.

               Mais voici que le brouillard se lève enfin discrètement sur la Bourgogne.        Après une période incertaine où des températures peu raisonnables nous ont contraint à un appoint de chauffage voici que le frère Soleil illumine les champs de boutons d’or et fait verdoyer la nature dans d’infinies nuances printanières. Dans un ciel d’un bleu apaisé de petits nuages pommelés dérivent lentement tels de grands troupeaux de moutons.

               La journée s’annonce paisible. Enfin la fièvre médiatique s’est apaisée. Après les affrontements sanglants quoique strictement verbaux, les meetings « spontanés » coalisant des foules délirantes soulevées par l’enthousiasme citoyen et l’invraisemblable marée déferlante des étendards brandis dans un maelstrom de couleurs échevelées, la fièvre s’apaise. Pourtant c’était beau cette symphonie tricolore ou s’opposaient en se complétant le bleu Marine et le rouge Mélanchon réconciliés par le blanc des bulletins du même nom. Le tout étant accompagné des effluves d’une Marseillaise où sans répit les plus braves font face aux hordes déferlantes qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes…Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons et luttons sans répit pour qu’enfin, après qu’un sang impur ait abreuvé nos sillons, la croissance puisse enfin reprendre un juste essor !

               Ainsi vont les choses. Grandeur et décadence. Nicolas est parti par la grande porte avec la dignité des vaincus qu’un sort adverse et injuste empêche de continuer à se sacrifier pour le bien public. Déjà il venait d’accepter l’indifférence du destin en n’étant pas reconduit aux marches du palais par un François correct et bien élevé tournant immédiatement les talons pour aller s’occuper de choses sérieuses.

               Mais l’affaire ne va pas s’arrêter là. Marine et Mélanchon vont encore bien nous divertir. Dommage qu’il n’y ait plus Poutou. Parce qu’enfin en dépit des sondages et des vœux pieux que demande le peuple ? Sans doute comme à son habitude le nécessaire et l’indispensable. En gros du pain, des jeux et la fin des privilèges  pour tous les autres que soi-même et son chien et son chat et ses proches

 

                                                                   La Brosse Conge le 18 mai 2012.

                                                                      Copyright Christian Lepère

 

 

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                                                   "Dies irae" - huile sur toile - 65 x 54 cm

 

                                                                                                                                   

 

                                                                                                                      

 

                                                                                                                                   

Par L'imaginaire
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 14:05

 

 

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                        "Pardonnez-nous, pauvres pêcheurs..." - huile sur toile - 100 x 81 cm (détail)

 

 

 

Vierge Marie

 

Vierge Marie soyez bénie

Vous qui dans le déhanchement

De votre jeunesse alanguie

Portez l’enfant

 

Vous qui n’avez jamais pêché

Pas même avec une épuisette

Et qui n’avez conté fleurette

En public ou en aparté

Les jours de fête

 

Vierge Marie soyez bénie

Vous qui n’avez jamais lorgné

Sur le torse ou sur les mollets

De quelque éphèbe endimanché

Et pas trop laid

 

Même les propos enjôleurs

Du plus beau loubard de banlieue

N’auront jamais pu à cette heure

Vous faire oublier le Seigneur

Qui toujours au plus haut des cieux

Ne vous en veut

 

Jamais les propos infamants

Des séducteurs, des gros machos

Mentant comme arracheurs de dents

Pour justifier leur libido

N’auront pu par acharnement

Vous faire ciller.

 

 

                                                                    Le Chesnay le 5mars 2012

                                                                    Copyright Christian Lepère

 

 

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                                          "Concert angélique" - huile sur panneau- 46 x 38 cm

 

 

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                                                                         "L'état de grâce" - eau-forte -

 

Par L'imaginaire
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 09:47

Petits pois rouges

 

 

« LES PETITS POIS SONT ROUGES »

 

 

            Pourtant le poète nous l’avait bien dit : « La terre est bleue comme une orange. » Mais les poètes sont des gens bizarres et dénués de toute objectivité. Sans doute mais le bon sens populaire nous en avait aussi averti : « Les petits pois sont rouges ! » Il est vrai que le dérapage sémantique y entrait pour un part et que nul ne saurait affirmer que les petits poissons ne peuvent pas être rouges eux aussi. C’est tellement plus joli.

            Après ce court préambule abordons la chose de façon plus strictement scientifique. Depuis toujours nous sommes persuadés de voir le monde tel qu’il est. Ne parle-t-on pas de couleurs naturelles, appartenant donc intrinsèquement à la nature ? Ainsi tout bon élève vous le confirmera, le ciel est bleu et les tomates sont rouges, du moins quand il fait beau pour le premier et que les rayons du soleil ont fait mûrir les secondes.

            Mais la science s’en est mêlée. Sans vergogne elle a observé et analysé et ses conclusions sont accablantes. D’abord ce n’est pas le monde extérieur que nous observons directement, mais des messages transmis depuis celui-ci par l’intermédiaire d’ondes électromagnétiques. C’est comme pour le pilote d’avion incapable de discerner l’obstacle avec ses yeux et usant d’un subterfuge. Il envoie des ondes radar qui en ricochant sur tout ce qui est contondant le renseignent sur la présence d’objets plus ou moins identifiés. Ainsi la catastrophe est évitée. Et si le vol Rio Paris se perd corps et biens au dessus de l’Atlantique ce sera du à une regrettable défaillance des systèmes.

            Mais ouvrons les yeux et observons. Inlassablement le soleil nous inonde de ses rayons. De diligents petits photons vibrant selon des cadences précises quoique infernales vont ainsi entrer en collision  avec tout ce qui se présente. Mais la nature n’est pas simple, elle a ses préférences. Ainsi certaines longueurs d’ondes entrant en  harmonie avec la structure atomique d’un objet seront acceptées, intégrées, transformées en chaleur. Alors que d’autres jugées moins sympathiques seront rejetées et rebondiront en tout sens, pour éventuellement venir frapper notre rétine. Soit dit en passant, les rayons lumineux ainsi sélectionnés sont ceux que l’objet rejette, dont il ne veut pas. Et si la perception finale est bleue c’est parce que justement il est à l’opposé. Donc le bleuet serait plutôt orange, si il avait une couleur. Dieu merci il n’en a pas et c’est à la suite d’opérations chimiques et électrique fort complexes qu’une longueur d’onde excitant un récepteur particulier dans la rétine va créer un influx nerveux qui après quelques péripéties va permettre de créer dans le cerveau une sensation colorée. Je dis bien une sensation parce qu’il est certain qu’il n’y a pas d’image dans notre aire visuelle. Pas plus que sur l’écran plat du téléviseur d’ailleurs.

            Donc au final l’ultime observateur, la conscience, va prendre conscience (je sais la redondance est lourde, mais tant pis…) d’une image. Image inexistante apparaissant à un observateur qu’on serait bien en peine d’observer.

            Nous voilà devant le mystère ultime : qui voit et que suis-je réellement ? Rassurez-vous on peut très bien continuer à vivre sans se poser ces questions oiseuses que la science ne pourra d’ailleurs jamais résoudre puisqu’elle n’envisage que l’observable et le mesurable, de préférence répétitif.

            Alors rassurez-vous braves gens. La terre est ronde…et pourtant elle tourne. Le soleil brille, quand ça lui plaît, et inlassablement les petits poissons rouges ou gris saumoné continueront eux aussi de faire le tour de leur bocal. Pour la plus grande joie des enfants que nous sommes restés, malgré tout.

 

                                                                     La Brosse Conge le 9 mai 2012

                                                                           Copyright Christian Lepère

 

 

301-Crevettes-en-folie-----.jpg                                                "Crevettes en folie" - huile sur toile - 65 x 54 cm

 

 

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                                                         "Rencontre au désert" - huile sur toile - 61 x 50 cm

           

Par L'imaginaire
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 13:54

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                                                                         "La belle saison" - gravure à l'eau-forte - 28 x 39 cm

 

 

Le temps qui prend son temps

 

 

Myosotis et campanules

Pâquerettes endimanchées

Du bleu, du blanc, du mordoré

Tapissent le flanc du fossé.

 

Bien jeune et un peu neuf

À ce qu’il me semblait

Je hantais la campagne

Sous des cieux bourguignons.

 

J’errais ainsi sans but

J’étais dans mon jeune âge

Naïf et sans malice

Mais pas sans illusions.

 

Parmi les liserons, les mauves et les roses

Parmi les pissenlits jaunissant la prairie

Parmi les herbes vertes en la nature éclose

Léger et incertain je cheminais sans bruit.

 

Un battement de cils

Quelques extrasystoles

Un clin d’œil à la vie

Un soupir qui s’envole.

 

Mais un avion passait, ronronnant tout en haut

Dans l’azur éperdu comme un coléoptère

Et voilà que déjà et voilà qu’à propos

Ici en cet instant, sans nulle ambiguïté

Le temps vibrait tout nu, immobile et sans voix.

Avouant qu’il n’était pas et ne s’écoulait guère

Et que depuis toujours, de toute éternité

Il avait fait comme si, il avait laissé faire

Il nous avait sans fin laissé tout inventer.

 

Ainsi tenant son rôle et mentant sans vergogne

Il ne cesse jamais de tisser son filet.

N’hésitant devant rien et jurant sur parole,

Sur nous et nos amis, nos proches, nos cousins

Il brode sans répit des histoires de brigand

Et nous berne de contes à dormir éveillés.

 

Mais le temps prend son temps

A nous de nous méfier

 

Myosotis et campanules

Pâquerettes endimanchées

Du bleu, du blanc, du mordoré

Tapissent le flanc du fossé.

 

 

                                                              Le Chesnay le 16 septembre 2011

                                                              Copyright Christian Lepère

 

 

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                                                 "Le long du sentier" - gravure à l'eau-forte - 28 x 39 cm

 

 

 

 

Par L'imaginaire
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