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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 10:58
"La fête de la bière" - huile sur toile - 100 x 81 cm - 2010

"La fête de la bière" - huile sur toile - 100 x 81 cm - 2010

 

 

Affaire à suivre

 

 

               Un clair soleil brille sur la Bourgogne. Des enfants naissent un peu partout de par le vaste monde. Des noirs, des blonds, des basanés. Aux alentours d’autres terminent leur vie, quelle que soit leur couleur  et les causes de leur trépas. Virus félon ? Arrêt du cœur ? Accident stupide ou soigneusement prémédité par d’autres à qui ils faisaient de l’ombre. Allez savoir…

               Pendant ce temps Donald ronge son frein. Tout dépité de n’être pas porté en triomphe il attend son heure. Peut-être que dans 4 ans,.. la prochaine élection venue…Tout espoir n’est jamais perdu !

               Valéry Giscard d’Estaing nous a quittés. Mission accomplie il s’est rendu utile et peut quitter la scène où la Comédie Humaine va continuer à nous esbaudir de ses inventions abracadabrantesques comme disait Chirac, Lui aussi avait fait le nécessaire. Mais j’ai appris aussi la mort d’Anne Sylvestre dont les chansons et fabulettes ont accompagnés les rêveries de ma jeunesse et celle de mes petits camarades. Dont certains sont disparus, parfois depuis belle lurette alors que d’autres s’obstinent en faisant bonne figure. Mais à chacun son destin, son parcours de vie plein d’aléas et de rebondissements. Parfois c’est l’étirement monotone du long fleuve tranquille qui s’écoule vers l’océan. Et parfois les choses se précipitent. Il arrive même qu’en paralysant la planète un virus coriace et obstiné complique de façon démente et gratuite un déroulement qui se devrait d’être plus prévisible s’il était raisonnable…

               Mais le monde ne l’est pas et depuis le Big Bang ce ne sont qu’extravagances cosmiques et évolutions imprévisibles. Comme d’habitude me direz-vous ! Comme d’habitude et à tout jamais. Au moins jusqu’à la fin de l’éternité qui prend son temps pour nous distraire.

                                              

                                               La Brosse Conge le 6 décembre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

519 - Affaire à suivre
519 - Affaire à suivre
519 - Affaire à suivre
519 - Affaire à suivre

 

 

Le destin se charge de tout

en général et dans les moindres détails !

Il ne nous reste donc plus, maintenant et pour la suite du processus

qu'à  faire confiance à son attention  bienveillante

qui ne saurait nous vouloir

du mal.

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 10:29
" L'enlèvement des Sabines" - huile sur toile - 60 x 73 cm - 2010

" L'enlèvement des Sabines" - huile sur toile - 60 x 73 cm - 2010

 

 

Le pouvoir, absolument

 

             Avec Bolsonaro, Erdogan, Poutine et bien d’autres, l’avenir dictatorial de l’humanité semble assuré. Certains paraissent indéboulonnables tandis que d’autres sont contraints à des acrobaties pour tenter de parvenir à leurs fin qui est le pouvoir « absolu », celui qui corrompt absolument. Trump et Emmanuel Macron en font partie même s’ ls se heurtent à bien des obstacles pour parvenir à leurs fins.

             Serais-je pessimiste ? Je ne crois pas  car la nature humaine est assez irrationnelle et avide d’illusions pour permettre toutes les dérives, et ce depuis fort longtemps. Diego Maradona est mort et c’est tout un peuple qui a perdu son Dieu vivant. Quelle vague d’émotion va balayer le Royaume Uni quand la reine après avoir tenu son rang sera rappelée par son créateur qui enfin la sauvera de toutes les turpitudes et les inconforts de cette vallée de larmes ? Enfin c’est assuré et définitif : « God save the queen » envers et contre tout…Seul un mécréant pourrait en douter mais je ne vous ferais pas l’affront de vous prendre pour tel.

             Enfin, bon gré, mal gré le monde suit son cours. Une petite connerie de virus est en train de réussir ce que les meilleurs esprits  parmi les plus informés n’ont pas réussi à faire admettre aux puissants qui nous dirigent, à savoir que l’avenir de la planète est gravement compromis par l’inconséquence humaine et que l’humanité est en train de se suicider au nom d’un progrès que rien ne saurait arrêter. Mais voilà que tout se met à déraper et que de fil en aiguille l’illusion d’un équilibre mondial perd toute crédibilité. Alors bien sûr on se raccroche aux progrès de la science entraînant ceux de la technologie. Mais avouez que c’est risqué.  Car le passé récent nous a enseigné que toute amélioration matérielle dans un domaine concret entraînaient  de longues suites de conséquences souvent imprévisibles ou pour le moins imprévues par les spécialistes qui ont le nez dans le guidon et manquent totalement de vision plus globale. Le vaste monde échappe à leurs petites prévisions.

 

                                               La Brosse Conge le 30 novembre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

            

518 - Le pouvoir, absolument
518 - Le pouvoir, absolument
518 - Le pouvoir, absolument
518 - Le pouvoir, absolument

 

 

Si vous n'êtes pas un dictateur.

Si vous n'avez personne

à tyranniser

alors

vous pouvez

vous occuper de vous- même

pour ensuite vous occuper des autres

dans la mesure où ils le souhaitent évidemment ...

 

 

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 09:52
"Explosion de vie" - dessin à la mine de plomb - 38 x 48 cm - novembre 2020

"Explosion de vie" - dessin à la mine de plomb - 38 x 48 cm - novembre 2020

Divagations

 

             Le soleil brille sur la bourgogne. Sous mes fenêtres  les prés ont reverdi et les vaches peuvent brouter paisiblement. Comme d’habitude elles remplissent leur mission de tondeuses à gazon performantes et implacables. Puis elles s’arrêtent pour régurgiter en goûtant un repos bien légitime avant de se remettre en marche pour raser minutieusement la parcelle suivante. Dans leur cervelle bovine nul doute ni hésitation sur ce qu’elles ont à accomplir. Brouter sans relâche tant que la vie les pousse afin de produire du lait pour élever leurs héritières. Mais en ont-elles conscience ? Ont-elles la moindre idée des forces instinctives qui les font aller de l’avant. Droit devant elles ou en sinuant pour s’adapter au terrain. Pour le moment elles vont, trébuchant sur une motte de terre ou contournant une taupinière. Bref, en s’adaptant aux obstacles qui jonchent leur environnement.

             C’est ainsi depuis fort longtemps. Depuis que l’évolution les a fait apparaître et a mis au point leur système de survie. Car la Vie n’a qu’un but : vivre.  Vivre et continuer à tout prix et améliorer les organismes pour leur permettre de devenir lentement plus performants, plus conscients de ce qu’ils font. Mais nous sommes encore loin des primates supérieurs dont la cervelle de plus en plus volumineuse et de plus en plus complexe va finir par se poser des questions. Du moins quand ils auront franchi le pas. Quand ils auront pris conscience d’exister. Quand ils seront capables de s’observer eux-mêmes, tentant de devenirs humains.

 
             Depuis bien longtemps l’eau a coulé sous les ponts. D’ailleurs en ces temps reculés il n’y en avait pas. Elle ne pouvait donc couler sous le pont Mirabeau après avoir longé le quartier Latin. Comme il n’y avait pas non plus d’humains, même primitifs et encore moins sorbonnards, les questions de la haute métaphysique ne se posaient guère. Car cette dernière prolonge tout naturellement la physique. Et découle des sciences de l’observation qu’un esprit méthodique se doit de maîtriser afin d’en tirer toute la substance.

 

                                               La Brosse Conge le 21 novembre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

517 - Divagations
517 - Divagations
517 - Divagations
517 - Divagations

 

 

Observons les paisibles ruminants depuis notre fenêtre

notant leurs faits et gestes avec rigueur.

Car ainsi les vaches

seront bien

gardées

!!!

 

 

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 08:30
"Noir zizi" - dessin à la mine de plomb - 48 x 38 cm - octobre 2020

"Noir zizi" - dessin à la mine de plomb - 48 x 38 cm - octobre 2020

 

 

Discrépance

 

            

             La semaine dernière un aimable lecteur m’a rappelé une des caractéristiques de mon blog : La discrépance entre texte et image. Ignorant le sens de ce mot, je me suis renseigné. Il s’agit onc du manque de lien entre les deux pouvant créer de l’insatisfaction logique.

             J’admets fort bien ce reproche et j’avoue d’ailleurs avoir du goût pour ce qui n’a pas de rapport évident. Je passe facilement du coq à l’âne  et je tente plutôt des ouvertures multiples et des rencontres fortuites. Comme dans la vraie vie qui ne se prive pas de nous inonder d’informations contradictoires et d’entrechoquer les thèmes les plus saugrenus.

             Toutefois dans ce cas le reproche n’était peut-être que superficiel, le dessin reproduit ayant quand même un rapport avec la connaissance de soi-même et des multiples contradictions qui tissent notre psyché.

             Il se trouve que depuis le confinement j’ai réalisé un bon nombre de dessins en noir et blanc ou en couleurs.. Dans ceux-ci j’ai cherché à cerner la nature humaine dans tous ses états. D’abord les étapes de la vie, de la conception au tombeau et toutes les manifestations de nos émotions et de nos états d’âme. Enfin diverses activités déclenchées par le jeu des circonstances déclenchant nos instincts et nos perturbations. Bref toute la « Comédie humaine ».

             Une des vérités observées est que c’est à tort et pour nous rassurer que nous opposons la vie à la mort. D’un point de vue biologique strict c’est totalement faux. Dès la conception, point de départ d’un nouvel être vivant, vie et mort sont enchevêtrées, complémentaires et indispensable l’une à l’autre. Comment une seule cellule contenant dans son ADN toute une vie future  pourrait-elle engendrer un organisme complet si ce n’est en se divisant, puis en voyant ses composants se diversifier ? Or tout cela suppose la disparition, la mort de toutes les étapes intermédiaires pourtant indispensables. De même comment une espèce pourrait-elle évoluer sans la disparition des individus qui ont momentanément transmis le patrimoine génétique et qui ne peuvent plus évoluer positivement par eux-mêmes. Donc, place aux jeunes ! Sans eux tout resterait figé. Donc mort !

             D’ailleurs au sein de l’organisme le processus est tellement complémentaire que les cellules « mères » sont « dévorées » séance tenante par les cellules « filles » qui récupèrent tous les matériaux qui leur sont indispensables  momentanément pour accomplir leur mission éphémère. Bon an mal an nous perdons 10 millions de cellules pas seconde qui sont immédiatement remplacées car la nature a horreur du vide…

             Ainsi mes dessins sont des tentatives pour parler du prodigieux bouillonnement de la vie qui  par la succession frénétique de vie et de mort complémentaires arrive à nous faire exister momentanément  dans l’instant présent infiniment bref tout en étant éternel puisqu’il n’y en a qu’un seul…

             Mais je parlais du corps biologique, palpable et observable. Bien entendu notre « âme » que d’autres appelleraient le psychisme ou le corps énergétique ne saurait fonctionner autrement. Rien n’est fixe, rien n’est stable et tout se renouvelle indéfiniment. Nos pensées, nos émotions et tout ce qui en découle  ne peuvent prétendre à aucune réalité durable.  Si l’âme est « éternelle » (pourquoi pas ?) ce ne peut être qu’éternellement changeante, sans cesse renouvelée, comme tout ce qui est. Ou comme le constatait le Bouddha : « Tout est impermanent » à part bien sûr l’impermanence…

 

 

                                               La Brosse Conge le 14 novembre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

516 - Discrépance
516 - Discrépance
516 - Discrépance
516 - Discrépance

Ici même en cet instant

notre organisme est en train de se renouveler.

A chaque seconde il n'est déjà plus qu'une copie plus ou moins conforme.

de ce qui l'a immédiatement précédé

Un souvenir modifié.

Pas de panique!

la vie

suit

son cours!

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10 novembre 2020 2 10 /11 /novembre /2020 10:07
"Fredaines" - dessin à la mine de plomb - 48 x 38 cm - octobre 2020

"Fredaines" - dessin à la mine de plomb - 48 x 38 cm - octobre 2020

 

 

 

Connais-toi toi même

 

 

             « Connais-toi, toi-même…et tu connaîtras les secrets de l’Univers et des Dieux ». Vaste programme que Socrate nous a transmis car il l’avait vu au fronton du temple de Delphes.  Il se gardait bien d’innover ou d’ajouter quelque chose de son cru. Loin de lui l’idée saugrenue d’inventer quelque nouveau concept ou une idée originale issue de son esprit ingénieux.
           Non, ce qui l’intéressait était la recherche de la vérité, une et définitive malgré des formulations changeant avec les époques. Car tout est dit avec des mots et le sens attribué à ceux-ci est sujet à interprétation et peut même entraîner des malentendus permettant ensuite de s’opposer à ceux qui à la base seraient d’accord sur le fond. L’histoire de l’humanité est pleine de bruit et de fureur et l’intellect humain a toujours su laisser libre cours à la subjectivité la plus débridée  pour pouvoir s’opposer et en découdre avec tous ceux qui ont le tort de ne pas se laisser embobiner par les mêmes croyances. Ce qui est moins évident quand on est logiquement d’accord.

           La phrase transmise par Socrate est lourde de sens. Elle affirme que l’âme humaine peut tout connaître, y compris l’essentiel de la métaphysique. Et surtout que si on est sérieux et décidé on peut au moins perdre toutes ses illusions.  Et que reste-t-il dans ce cas ? Un immense point d’interrogation. Car à ce stade il ne peut plus y voir de réponse formulée. Le mystère qui se révèle est indescriptible, au-delà de tout concept et de tout langage. C’est le cœur de la spiritualité. En d’autres termes ce qui  apparait quand on ne peut plus se rassurer avec le relatif  qui nous tombe sous le sens,  que l’on voit avec ses yeux et qui se révèle si souvent illusoire. Car nos yeux peuvent nous mentir ou plutôt notre cerveau qui ne cesse d’interpréter ce que nous percevons pour  en faire quelque chose de rassurant correspondant à nos attentes et à nos conventions. (nos croyances et nos présupposés si vous préférez cette formulation.)

           Il semble donc qu’il soit nécessaire de perdre toutes nos illusions et notamment celles qui nous font croire que tout le monde est d’accord sur l’essentiel…à part bien sûr les fanatiques prêts à vous égorger parce qu’on n’a pas su les enfermer à temps.

 

                                               La Brosse Conge le 9 novembre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

515 - Connais-toi, toi-même
515 - Connais-toi, toi-même
515 - Connais-toi, toi-même
515 - Connais-toi, toi-même
515 - Connais-toi, toi-même

Donc il reste du temps

pour faire connaissance avec nous-mêmes...

Profitons-en car les jours raccourcissent sans se soucier

de notre destin !

avant que vienne

la saint Glinglin...

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 17:27
"Surprise" - dessin à la mine de plomb - 48 x 38 cm - septembre 2020

"Surprise" - dessin à la mine de plomb - 48 x 38 cm - septembre 2020

 

 

 

 

« …Mon père était un chercheur d’or

L’ennui c’est qu’il en a trouvé. »

 

Jacques Brel

« l’enfance »

 

 

 

514 - Chercheur d'or
514 - Chercheur d'or
514 - Chercheur d'or
514 - Chercheur d'or
514 - Chercheur d'or

 

 

 

Tout est dit.

Pourquoi en rajouter?

Portez-vous bien en attendant !

 

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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 14:31
"Sur la plage - dessin à la mine de plomb - 38 x 48 cm - octobre 2020

"Sur la plage - dessin à la mine de plomb - 38 x 48 cm - octobre 2020

 

 

 

 

Les jours se suivent

 

 

 

             Les jours se suivent. Monotones. Ils s’usent irrémédiablement. Chaque matin le soleil paresse un peu plus comme s’il lui en coutait d’apparaître au-dessus de la colline pour poursuivre une course incertaine et de plus en plus réduite. D’ailleurs il lui arrive de rester caché prudemment. Car c’est bien joli de briller aux cieux mais c’est fatigant à la longue ; enfin, mission accomplie il se laisse engloutir à l’ouest et  sombre dans la noirceur d’un repos bien mérité. Chaque jour un peu plus tôt. Chaque jour un peu plus las.

             Pourtant la terre est ronde et pourtant elle  tourne. Mais c’est son problème et non le nôtre. Et tout cela lui importe peu car tout se compense, tout s’équilibre pour ceux dont les vues sont moins courtes que les nôtres et plus adaptées à sa rotondité.

             Mais la télé continue de ronronner nous inondant de nouvelles plus ou moins vraies, plus ou moins fausses. Pourtant les fake news ne sont pas celles qui nous laissent le plus paisibles. Et pour ceux qui en tirent parti c’est même une occasion de provoquer de joyeux épiphénomènes pleins d’une fantaisie débridée. De conflits en élections truquées. De magouilles politiciennes en statistiques prêtes à venir en aide au plus offrant…

             La saison se calme. Le repos hivernal arrive. Tout s’endort. Mais Dieu merci l’humanité ne va pas se laisser faire et sombrer dans l’ennui. Les affaires humaines vont se charger  d’y mettre un peu plus d’énergies antagonistes et de points de vue qui s’opposent. Il faut que ça bouge. Que ça passe. Que ça craque. Ou que ça dise pourquoi !

             On paye nos impôts§ ! On paye des taxes ! Et en plus il faudrait qu’on s’ennuie comme jadis quand le monde se contentait d’exister.

 

                                               La Brosse Conge le 16 octobre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

513 - Les jours se suivent
513 - Les jours se suivent
513 - Les jours se suivent
513 - Les jours se suivent

 

 

 

 

Lézarder au soleil !

Se faire griller la couenne !

Il n'en faut plus rêver les beaux jours sont partis...

pour un autre hémisphère

et pour d'autres

pays.

 

 

 

 

 

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 09:12
"Clairière" - dessin mine de plomb - 47 x 37 cm - septembre 2020

"Clairière" - dessin mine de plomb - 47 x 37 cm - septembre 2020

 

 

 

 

Tout a une fin

 

 

               Sous mes fenêtres la prairie était calcinée. Réduite à l’état de tapis -brosse. Inlassables les jours passaient et le soleil poursuivait son œuvre de purification supprimant toute tentative de régénération biologique. Plus d’eau ! Plus de vie. Plus d’herbe, plus d’insectes !

               Poussées par leur instinct de survie deux vaches blanches et leur progéniture de l’année continuaient à ratisser le désert. Le mufle à ras de sol, le cou tendu elles repassaient inlassablement aux mêmes endroits rognant encore quelques millimètres de pousses pourtant bien anciennes  et déjà sèches comme coup de trique. Puis elles s’allongeaient pour ruminer ou faire semblant. Régurgitant l’absence de protéines qu’elles avaient déjà surtondues et ingérées. A qui elles n’avaient laissé aucune chance.

               Bien sûr les médias m’informaient et depuis peu je n’ignorais plus rien des inondations éclairs frappant l’arrière-pays niçois. Comment St Martin de Vesubie  avait été engloutie  sous des masses d’eaux boueuses semant la terreur et la désolation en entraînant la chute de tout ce qui bordait un canyon jusque-là désespérément sec. Du jamais vu de mémoire d’autochtone, même âgé plus que de raison, même persistant au-delà du temps qui pourtant ne fait pas de cadeau , et fouillant les recoins de la mémoire la plus ancienne et la plus oubliée. A moins de remonter à Mathusalem ce qui pose problème pour les personnes plus ordinaires et ayant une plus courte expérience du climat local et de ses excès relatés dans les annales.

               Mais le miracle a fini par se produire, même en Bourgogne. La pluie s’est mise à tomber, à ruisseler du toit avec acharnement. Persistante et obstinée elle s’est acharnée et comme prévu elle a tout fait reverdir. En trois jours la couleur du paysage a basculé. Du gris fauve, plus ou moins ocre elle a viré  aux tons pastels de vert tendre, de petites pousses  si jeunes et fragiles qu’on en est tout ému.

 

                                               La Brosse Conge   (?) septembre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

 

 

512 - Tout a une fin
512 - Tout a une fin

 

 

 

Attendons la suite

qui ne saurait manquer

d'advenir selon les lois en vigueur

dans ce vaste monde ou le hasard est un mythe.

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 16:13
"Mâle dominant" - Dessin mine de plomb - 28,5 x 31,5 - septembre 2020

"Mâle dominant" - Dessin mine de plomb - 28,5 x 31,5 - septembre 2020

 

 

 

 

Ressac de la subjectivité

 

 

             Dedans c’est le tumulte. Mais y a-t-il un dehors ? Entourant ou cernant cet océan de contradiction ?

             Des pensées surgissent, s’enchaînent et jouent au petit train en se télescopant. Qui mêne le jeu ? en supposant que c’en est un…

             Des myriades de souvenirs refont surface. Parfois depuis très loin, aux confins de la petite enfance ou de ce qui semblerait l’avoir précédé. Parfois beaucoup plus proches, avant-hier ou il y a un instant dans la déflagration du moment présent. Le temps n’est plus qu’un énorme patchwork de milliers d’instants juxtaposés, zappant sur un rythme insensé. Tout se mêle. Tout est confondu. A brûle pourpoint j’ai trois ans et mon père rempli le poêle à sciure pendant que je rampe en riant aux éclats. A cinq ans  je suis censé apprendre à nager.  Une mer furieuse bat la côte landaise, à Mimizan. Le maître nageur est musclé et il tente d’atteindre un imprudent pourtant à quelques mètres du rivage. La côte est dangereuse et les courants multiples peuvent vous entraîner bien loin. Quelques jours après c’est le retour à Paris. Par le train. La ligne est électrifiée et sur le quai nous attendons dans un décor de grand ciel pur sous les caténaires. Il fait gris et frais mais l’horizon est vaste, limpide. C’est un grand départ cerné de grandes personnes. Mes parents et ceux de nos amis.

             Retour à la case départ. C’est la rentrée. J’ai cinq ans et l’école communale m’accueille. On me fait entrer dans une salle immense pleine d’un mobilier de géants. Tables et chaises semblent dominer. Je n’ai jamais rien vu de si imposant. Pourtant par la suite je constaterai que cette salle est de dimensions réglementaires. Parfaitement banale.        

             Il y a de quoi se poser des questions. Pourtant nous percevons le monde avec notre corps. Solide, matériel mais tellement changeant. Quelle confiance lui accorder ? Il n’est que subjectivité  et racontars de la mémoire qui se prend tellement au sérieux. Et qui n’a qu’un seul objectif : nous faire croire que notre monde est réel et qu’on peut lui faire confiance.

             Ainsi tout va, tout vient, tout d’enchaine Depuis toujours ils appellent ça le karma. Mais ils sont orientaux donc un peu différents. Pour nous qui avons été formatés dans la logique et la cohérence cartésienne, il y a flottement. Comment s’y retrouver alors que la physique quantique est en train de tout désintégrer… et de nous tirer le tapis sous les pieds…

 

                                      La Brosse Conge le 2 octobre 2020

                                      Copyright Christian Lepère

 

 

 

511 - Ressac de la subjectivité
511 - Ressac de la subjectivité
511 - Ressac de la subjectivité
511 - Ressac de la subjectivité

 

 

 

Depuis longtemps le masculin fait la loi !

Mais méfiez-vous braves gens

le féminin ronge son frein

et attend son heure

dans les coulisses

prêt à surgir des oubliettes !

 

 

 

 

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 12:01
"Zone de non-droit" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2011

"Zone de non-droit" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2011

 

 

Convictions

 

 

 

             Ouvrez votre télé et vous serez atterré par la prolifération d’informations. Certaines officielles et semblant prouvées par des chiffres, des mesures et des statistiques. D’autres beaucoup plus aléatoires et reposant sur de simples appréciations. Sans oublier les « fake news » délibérément répandues  pour vous rouler dans la farine.

             Depuis toujours les hommes, les femmes et les institutions jouissant d’un pouvoir établi sur leurs semblables ont eu tendance à en abuser. Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument. Je ne sais plus qui a dit ça mais c’est une vérité indiscutable. Méfions-nous donc de tout ceux qui exercent un pouvoir. La tentation est grande d’en abuser, En tous lieux et à toutes les époques.
             Les idéologies, les religions et tout ce qui implique des croyances sujettes à discussion ont toujours été le terrain privilégié des manipulations devenues massives à l’époque moderne.

             Il semblerait que tous ces excès puissent être compensés par la circulation accélérée de l’information sur internet. La toile est un merveilleux moyen d’échange instantané et sans limites. Hélas ! Encore faut-il que  tout soit dûment vérifié. Or, avec les réseaux sociaux, rien n’est moins sûr. Car à ce niveau la subjectivité règne en maître absolu. De coup de cœur en intime conviction les nouvelles les plus étonnantes circulent sans frein chargées d’émotions d’autant plus intenses qu’elles reposent sur des « certitudes »qu’on se garderait bien de remettre en cause. Parce qu’elles nous rassurent et nous tiennent chaud.

             La plus grande vigilance est donc de mise. Dans la mouvance du virus chacun y va de son hypothèse favorite, celle à laquelle il veut croire. Celle qui l’arrange et qui fait grincer des dents tout ceux qui s’accrochent à d’autres « vérités » guère plus étayées par des preuves indiscutables. Songeons qu’il y a encore des climato-sceptiques et que vus de près leurs arguments ne sont pas toujours systématiquement délirants. Ce serait rassurant mais la réalité est infiniment complexe et nul ne peut prétendre la connaître entièrement.

 

                                               La Brosse Conge le 20 septembre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

510 - Convictions
510 - Convictions
510 - Convictions
510 - Convictions

 

 

 

Nous sommes dans la mouvance de non-droit du virus...

et tout le monde en profite

à commencer par

le pouvoir

actuel.

C'est de bonne guerre

et de toute façon ça c'est toujours fait

en tous lieux et à toute époque, alors on s'est habitué !

 

 

 

 

 

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