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  • : "L'homme est un animal capable de transcendance" et d'humour...
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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 09:08
"Fabula" - dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mars 2021

"Fabula" - dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mars 2021

 

 

 

Science et Métaphysique

 

               Un  jour la science pourra enfin tout nous expliquer. Nous pourrons tout comprendre et tout maîtriser. C’est du moins ce que l’on croyait à la fin du 19ème siècle.

               Or, depuis la science a fait des progrès considérables débouchant sur des technologies révolutionnaires. Le progrès est massif et universel.

               Et pourtant…pourtant ce bel enthousiasme a perdu de sa crédibilité. C’est qu’on avait oublié un facteur tout simple, tout bête, tenant au fait que le progrès des connaissances s’accompagne de la prise de conscience de ce qu’on ignore. Ainsi pour une énigme résolue on voit apparaître toute une série de questions inédites. Je ne parle même pas des connaissances anciennes, ayant fait leurs preuves et qu’on a simplement oubliées ou considérées comme désuètes.

               De toute façon la science ne s’intéresse qu’à ce qui est observable, mesurable et enregistrable. Sans oublier le quantifiable indispensable à la physique quantique. Bref elle ne s’intéresse qu’au relatif constituant ce vaste monde  manifesté. Il fallait donc être un philosophe comme Heidegger pour oser poser à nouveau la question de base : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? »

              Pourtant la métaphysique est connue depuis fort longtemps et l’on peut penser qu’elle est la partie de la physique  dont la science ne s’occupe pas encore. Par peur ou par frilosité ? Mais il semble que l’optique soit en train de changer. On ne compte plus les physiciens ou les chercheurs qui sont en train de se poser des questions et qui y trouvent parfois des réponses en s’inspirant de sagesses anciennes passant encore, il y a peu, aux yeux des doctes, pour des racontars sans fondement objectif.

             Donc la science s’occupe du relatif, des apparences. De ce qui nous informe par le biais de nos cinq sens, même s’ils sont aidés par des prouesses technologiques  leur permettant de profiter d’informations trop subtiles pour être captées directement. C'est-à-dire la radio, la télévision et le téléphone portable.

             Avec son Smartphone l’enfant de 12 ans ne s’étonne plus guère de pouvoir  échanger avec sa grand-mère partie vérifier si le Fuji Yama est bien digne de sa réputation ou si Machu Pichu n’est pas un peu surestimé. Car on a le droit d’être naïf, mais quand même…

             Donc la chose est entendue, nous sommes environnés de toute part par des ondes infiniment nombreuses véhiculant toutes sortes d’informations qui nous échappent.. Le problème est que des scientifiques tout à fait respectables sont en train de nous apprendre que notre corps de chair et d’os est constitué de cellules. Ces prodigieuses usines biochimiques sont aussi des émetteurs-récepteurs, tout comme  nos organes et en particulier notre cerveau. Alors n’est-il pas un peu inconséquent de s’obstiner à vouloir nous réduire à nos cinq sens ? Car cela nous amène à négliger bien d’autres qualités humaines connues et utilisées depuis que l’homme est devenu un primate capable de métaphysique.

 

                                                                                  La Brosse Conge le 26 février 2021

                                                                                       Copyright Christian Lepère

 

 

 

532 - Science et Métaphysique
532 - Science et Métaphysique
532 - Science et Métaphysique
532 - Science et Métaphysique

 

 

 

Sous mes fenêtres des vaches s'en vont broutant

ou ruminan

selon

ce qui

leur importe.

paisibles et dénuées de cogitations

elles vont et s'en reviennent

dans l'herbe verte

et la rosée.

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 10:04
"L'axe du monde"- dessin à la mine de plomb - 50 x 30 cm - février 2021

"L'axe du monde"- dessin à la mine de plomb - 50 x 30 cm - février 2021

 

 

Réponse à un lecteur

Suite et fin

 

               Par ailleurs j’expliquai  devoir beaucoup à l’enseignement transmis par Arnaud Desjardins. Après avoir longuement fréquenté ses ashrams, d’abord à Font d’Isière, puis à Hauteville. Tout cela sans jamais avoir eu le sentiment d’être un disciple, mais un chercheur qui écoute attentivement et met en pratique les conseils suggérés par un « ami spirituel » qui en sait manifestement plus que vous sur vous-même.

               Dans son entourage, au milieu de tous ceux qui viennent dans l’espoir d’améliorer leur égo, il y avait quelques chercheurs  décidés à aller jusqu’au bout de leur quête quel qu’en soit le prix. Et notamment Gilles Farcet qui outre ses qualités propres d’écrivain  était sans cesse à la recherche d’autres sources capables d’étayer les convictions des indécis. Il avait ainsi découvert Stephen Jourdain, personnage improbable, parvenu à l’éveil parfait à seize ans, puis terminant sa vie en Corse dans un « Bed and Breakfast » qu’il gérait de façon pour le moins créative et surprenante.

               Prêt à tous les voyages, Gilles Farcet n’avait pas hésité à rendre visite à Mister Lee Lozowick dans sa communauté en Arizona. Puis à le faire inviter à l’ashram d’Arnaud, chaque été pendant des années. Sur place Lee prenait  la place du gourou pour répondre aux questions posées par les personnes présentes avec une assurance et une justesse surprenantes, de la part du leader d’un groupe rock, plutôt  hard. Et ce avec l’entière confiance d’Arnaud qui était parfois à ses côtés pour donner confiance à ceux qui venaient pour  lui-même et pas pour un individu pittoresque à la dégaine bizarre, accompagné par sa tribu . Personnage exotique qui en plus se permettait de lire en eux comme dans un livre ouvert en sondant leur  inconscient planqué dans  des profondeurs qu’ils ignoraient.

               Or, Mister Lee était aussi « l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours ». une personne en qui il avait confiance ayant rencontré Castaneda de façon convaincante.

               Enfin je dois dire aussi que grâce à mon ordinateur je consulte régulièrement les vidéos postées sur You Tube. On y trouve de tout. Le pire et le meilleur s’y côtoient librement. A vous de vous y reconnaître. Dans tout ce fouillis on peut tomber sur des témoignages de chamanes européens. Certains paraissent sérieux et semblent maîtriser les techniques  des anciens ayant hérité de traditions fort anciennes au sein de leurs ethnies. Et plusieurs d’entre eux se réfèrent à Castaneda comme facteur déclencheur de leur évolution  dans ce domaine.

               Est-ce une preuve ? Sans doute pas. Car le besoin de comprendre et de se rassurer est chevillé à l’âme humaine. Le besoin de se conforter avec des croyances est aussi vieux que le monde humain dont nous sommes issus. Notre « cerveau droit » nous fait douter du rationalisme pragmatique du cerveau gauche qui fonctionne comme un ordinateur ( mais un ordinateur vivant et plus ou moins conscient…ce qui n’est pas le cas du matériel que nous achetons sur internet.).

               Alors la question reste ouverte. A chacun de chercher la réponse dans son for intérieur. Car comme disait le Bouddha (excuser-moi d’insister aussi lourdement…) : « Vous n’avez pas à croire ce que je vous dis. Vous avez à le vérifier. ».

               Voilà tout est dit ! A vous de voir…

 

 

                                                        La Brosse Conge le 26 février 2021

                                                        Copyright Christian Lepère

531 - Réponse à un lecteur (suite et fin )
531 - Réponse à un lecteur (suite et fin )
531 - Réponse à un lecteur (suite et fin )
531 - Réponse à un lecteur (suite et fin )

 

 

Mon Dieu!

Me voilà en train de parler de gourou et de secte...

Rassurez-vous ce blog esr gratuit, libre de toute publicité

et n'utilise pas les liens sociaux pour racoler et convaincre

des naïfs à la dérive.

Alors : Dormez en paix braves gens, tout est sous contröle !

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 08:17
La source - dessin mine de plomb - 50 x 30 cm - février 2021

La source - dessin mine de plomb - 50 x 30 cm - février 2021

 

 

Réponse à un lecteur

 

               Il y a trois semaines je vous parlais de Castaneneda. Lui-même ne m’inspirant rien de particulier, car je n’ai pas « d’idoles ». alors qu’en revanche ses livres, et tout particulièrement « Le voyage à Ixtlan » ont été pour moi, en leur temps, une révélation.

               Le jour même un commentaire sur mon blog, m’a rappelé que cet auteur prolifique est considéré par beaucoup comme un escroc qui aurait tout inventé de ce qu’il raconte. Par ailleurs il aurait tiré parti de son aura pour tyranniser ceux qui lui faisaient confiance. Pourquoi pas ? Son succès d’auteur lui a certainement rapporté gros, ce qui peut faire tourner bien des têtes. Et puis maintenant il est mort.

               Incapable d’en savoir plus, je ne peux m’en remettre qu’aux opinions des autres. Or, malgré et peut-être à cause de la bizarrerie de ses comportements découlant de la vision du monde dont l’enseignement de son maître, Don Juan, l’avait convaincu, je persiste à considérer qu’il a été cohérent avec lui-même.

               Selon Jodorowsky qui a eu la chance de le rencontrer « par hasard » ce chercheur était ou bien un grand initié ( un de ceux qui rencontrent leur maître, comme les Athéniens qui en leur temps côtoyèrent Socrate.)  Ou,  dans une autre optique un écrivain génial  présentant sous forme de récit ce qu’il aurait découvert par lui-même, avec l’aide des grandes traditions. Celles qui nous transmettent la sagesse éternelle sous des formes adaptées aux mentalités des peuples et des époques.  

                                                                                                              A suivre

 

 

 

 

530 - Réponse à un lecteur - 1ère partie
530 - Réponse à un lecteur - 1ère partie
530 - Réponse à un lecteur - 1ère partie
530 - Réponse à un lecteur - 1ère partie

 

 

Au fait, pourquoi se justifier?

Le monde suit son cours et tout s'enchaîne

selon une logique infiniment complexe et qui nous échappe.

Alors

attendons la suite...

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 17:45
"Trafic sous influence" - huile sur toile - 73 x 60 cm -  2006

"Trafic sous influence" - huile sur toile - 73 x 60 cm - 2006

 

 

 

Compatibilité

Suite et fin

 

             J’ai donc continué à fréquenter l’ashram et à approfondir la lecture des livres de Castaneda. Par la suite j’ai constaté que diverses personnes me paraissant faire preuve de tout le sérieux nécessaire se référaient directement à cette source d’information. Depuis les notions basiques de la physique quantique ont commencé d’être appréhendées par des personnes non-spécialistes mais curieuses de tout ce qui permet de mieux se connaître.

             Voilà tout ce dont je peux témoigner. J’en tire plusieurs conclusions. D’une part, le monde est infiniment plus subtil et complexe que tout ce qu’un rationalisme guindé peut admettre sans hausser les épaules avec mépris et arrogance. Le besoin de se rassurer avec les thèses  officiellement admises est tellement puissant qu’en  cas de danger, même simplement intellectuel, notre instinct grégaire de mammifère nous ramène au sein du troupeau. Ce rempart naturel qui, jadis, pouvait sauver la vie  des proies que nous étions pour les grands fauves dont les ours des cavernes n’étaient pas les moindres. Et dans ce but nous sommes prêts à perdre tout esprit critique et à suivre la foule dans son ronron quotidien.

             D’autre part je ne peux m’empêcher de constater les coïncidences et autres synchronicités qui nous font rencontrer certains livres ou certaines personnes « par hasard » mais au moment où l’on en a besoin pour revoir notre copie et remettre en cause les croyances sur quoi reposait notre vision du monde et de nous-mêmes.

             Mais vous avez votre propre expérience et vos souvenirs intimes qui vous ont sans doute suggéré les mêmes conclusions. Car nous sommes tous des humains de base derrière les différences pittoresques de nos personnalités A chacun son vécu, irremplaçable, et sa subjectivité. Mais au-delà de toutes ces particularités  nous pouvons nous mettre d’accord sur des notions vérifiables.

 

                                               La Brosse Conge le 9 février 2021

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

529 - Compatibilité  (suite et fin)
529 - Compatibilité  (suite et fin)
529 - Compatibilité  (suite et fin)
529 - Compatibilité  (suite et fin)

 

 

 

Je suis, tu es, nous sommes subjectifs.

De plus

l'autre est un  ou une autre  que ça nous plaise

ou non.

 

 

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 08:08
"Les chiens aboient, la caravane passe" - huile sur toile - 61 x 50 cm - 2006

"Les chiens aboient, la caravane passe" - huile sur toile - 61 x 50 cm - 2006

 

 

Compatibilité

Suite

 

             Mais j’en reviens au début. Donc, un soir, je découvre  l’enseignement qui n’est pas celui d’Arnaud Desjardins mais celui qu’il a fidèlement transmis, après vérification évidement…

             Or il se trouve qu’au même moment je tombe sur un livre dont j’ignore tout, de ce dont il traite et de son auteur. « Le voyage à Ixtlan » de Carlos Castaneda. Dès la préface ce dernier met les pendules à l’heure. Il reconnait s’être trompé en toute bonne foi. Jeune étudiant en anthropologie il veut consacrer une thèse aux champignons hallucinogènes et à leur usage dans le chamanisme. Il rencontre donc un vieil indien, un peu bizarre mais sympathique. Il le fréquentera au fil des années pour finir par comprendre que ce n’est pas lui qui mène le jeu mais que c’est l’autre qui l’à manipulé  pour l’amener à vivre des épisodes étranges qui vont remettre en cause sa vision du monde et de lui-même. En réalité Don Juan est un sage authentique qui accueille celui que le destin lui amène pour lui transmettre sa connaissance.

             Au cœur de celle-ci se trouve la description de l’être humain selon les sorciers. Le corps physique, biologique et palpable contient des corps subtils et est entouré du corps énergétique qui va au-delà ; D’autres traditions l’appellent l’aura et décrivent au milieu du dos la présence du «  point d’assemblage »   Celui-ci permet à l’ émetteur- récepteur  de se régler sur  diverses longueurs d’ondes ou de fréquences, si l’on préfère. Comme une simple télécommande il permet donc de « zapper ». Le problème est que notre hyperspécialisation dans le mental  nous empêche  de changer de niveau et nous confine dans l’univers   tridimensionnel au-delà duquel seul des marginaux fous ou sages, en tout cas des gens bizarres  dont on se méfie, ont accès plus ou moins occasionnellement. Sans oublier les visionnaires, les spirites et autres cartomanciennes assurant connaître l’avenir. Et bien sûr les sorciers, les hommes de connaissance.

             Avec témérité (ou naïveté…) j’abordais ce sujet au cours d’un entretien avec Arnaud. Il n’avait lu qu’un seul livre de Castaneda : « L’herbe du diable et la petite fumée », le premier, où l’auteur décrivait ses expériences de drogué celui où il n’avait pas encore compris qu’il s’agissait de tout autre chose. Je lui résumais donc la vision de l’homme selon  Don Juan : Œuf lumineux, point d’assemblage et les connections permises. Je me rappelle de ses paroles : « Si  ce que vous me dîtes correspond bien à ce qui est décrit alors oui on peut envisager l’homme de cette façon ». Comme je lui avais dit avoir découvert l’enseignement qu’il transmettait  et celui de Don Juan en même temps et les avoir ressentis comme compatible, il m’a simplement approuvé.

 

                                                                                     A suivre   

 

            

528 - Compatibilité  (suite)
528 - Compatibilité  (suite)
528 - Compatibilité  (suite)
528 - Compatibilité  (suite)

 

 

Zapper est le destin du téléphage

impénitent.

Pourquoi aller si loin dans le  Mexique ésotérique

pour bricoler

ses états de conscience alors qu'un peu d'alcool fort

peut

vous faire décoller et provoquer des sentiments inhabituels ?

???????

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:00
"La fiancée du pirate" - huile sur toile - 73 x 60 cm - 2006

"La fiancée du pirate" - huile sur toile - 73 x 60 cm - 2006

 

 

 

Compatibilté

 

                 Il y a 50 ans je venais de me marier puis d’emménager à Parly 2 et d’acquérir une télé. Un soir ma femme me dit qu’une émission pourrait m’intéresser. Il s’agit d’un reportage-témoignage d’un certain Arnaud Desjardins dont j’ignore jusqu’à l’existence. Pourtant il, est connu. Réalisateur à la télévision, grand reporter il est guidé par sa passion : la recherche intérieure.

             Partant de ce besoin intime, intense et tout à fait irrationnel, il a consacré sa vie à la recherche de l’Absolu. Né dans une famille protestante de Nîmes, il commence par explorer les alentours puis fait des retraites à la Trappe. Mais il est attiré par la spiritualité orientale. L’ailleurs mystérieux le fascine. Découvrant Ma Ananda Mayi, sage célèbre de l’inde, connue du monde occidental il décide d’aller voir sur place de quoi il retourne. Pleinement convaincu par la présence et le rayonnement de cette dernière, il y retournera à plusieurs reprises. D’abord en voiture, traversant l’Europe et l’Afghanistan puis par des moyens moins aléatoires. D’abord seul puis avec femme et enfants. Il en profite d’ailleurs pour y rencontrer également d’autres sages, d’autres traditions.

             Par exemple les Maîtres Soufis  afghans qui, bien que musulmans ont du monde une vision non-dualiste proche du bouddhisme des origines et des notions fondamentales du Védanta  hindou. Donc tout ce qui peut attirer un esprit libre et non sectaire qui pressent qu’une spiritualité plus vaste est à l’origine des religions et traditions qui n’en sont plus que des versions « vulgarisées » adaptées à la mentalité du plus grand nombre ;

             Cela ne l’empêche pas de tenir le message du Christ en haute estime, jusqu’à lui consacrer un livre, modèle d’ouverture et de compréhension : « En relisant les évangiles ».

             Pourtant un jour Arnaud finit par rencontrer son « Maître ». Celui qui va opérer une synthèse et lui faire vivre concrètement la sadhana qui vise à le libérer de son passé. Ce qui est l’obligation impérative de quiconque désire se connaître lui-même pour en être libre.

                                                                                                                             A suivre

 

 

 

 

527 - Compatibilité
527 - Compatibilité
527 - Compatibilité
527 - Compatibilité

 

 

 

Parler de compatibilité

quand le monde est un océan de contradiction

un capharnaüm sans pied ni tête et un panier de crabes

lubriques et assassins pleins de vie exubérante

relève de l'inconscience crasse !

Pardonnez ma naïveté

enfantine.

mais c'est le Bon Dieu

qui m'a fait comme ça avec sans doute

d'excellentes raisons de faire qu'il en soit ainsi !

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 16:05
"Vaches folles bien gardées" - huile su toile - 61 x 50 cm - 2006

"Vaches folles bien gardées" - huile su toile - 61 x 50 cm - 2006

 

Danse hyper contemporaine

 

                   Dans les sacs poubelle où la télé va s’approvisionner pour nous réjouir la rétine et nous cultiver l’esprit, il y a de tout. Mais il arrive parfois que l’on tombe par hasard sur un sujet qui nous avait échappé mais se révèle être digne d’intérêt.

               C’est ainsi que j’ai découvert Angelin Preljocaj. Connu et apprécié par un bon nombre de nos contemporains sur toute la surface habitable de la planète. De plus apprécié par les élites et vénéré dans les milieux cultivés, il avait totalement échappé à ma vigilance.

               Son terrain de jeu est la danse contemporaine. Celle qui, à l’avant-garde de l’évolution des expressions créatives, réunit et conjugue toutes les formes d’agitation rythmique connues depuis la plus haute antiquité. Dans toutes les régions du monde et sous tous les climats.

               Cela va des cultes vaudou aux danses les plus traditionnelles de nos campagnes en passant par le menuet, le french-cancan, le pas de deux le plus classique avec pointes et entrechats pour se laisser entraîner dans les formes extravagantes de la modernité la plus chaude. Je veux dire celle où l’on n’hésite plus à danser sur la tête. Bref tout est inclus et Angelin Prejlocaj reconnaît toutes les sources qui l’ont inspiré.

               D’abord l’histoire des peuples et des religions. Puis l’Histoire  récente avec notamment les Ballets Russes et Diaghilev à qui il reconnait un immense mérite  novateur.

               Mais ce  surdoué n’est pas un petit débutant Il a une longue carrière derrière lui qui lui a donné l’occasion de se faire connaître un peu partout dans ce vaste monde. En commençant par Paris et son Opéra dont il utilise les ressources humaines et techniques mises avec raison  au service de l’innovation la plus fraîche. Il a ainsi à sa disposition un corps de ballet jeune , dynamique et surentraîné, et dont les hommes et les femmes peuvent tirer le maximum de la souplesse et de la puissance de leurs corps dignes de champions olympiques qui seraient aussi d’anciens gamins des rues exprimant leur joie de vivre avec une spontanéité inlassablement remise sur le métier pour en réaliser toute la puissance.

               Ainsi en cette époque de fou qui mêle et emmêle tout ce qui peut être manipulé,  explosent  encore des domaines ou la révolution permanente des arts et des techniques peut déboucher sur des créations délirantes dont la qualité résulte d’un long passé soigneusement mis en valeur. Mais la science nous l’avait affirmé depuis longtemps : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » et cette fois c’est pour le meilleur.

 

                                                        La Brosse Conge le 31 janvier 2021

                                                        Copyright Christian Lepère

 

526 - Danses hypercontemporaines
526 - Danses hypercontemporaines
526 - Danses hypercontemporaines
526 - Danses hypercontemporaines

oui !

il m'arrive encore

de regarder la télévision.

C'est un risque à prendre parfois

car après tout on ne sait jamais où zapper va nous mener !

 

 

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 17:18
507 - "Nostalgie" -huile sur toile - 80 x 80 cm - 2006

507 - "Nostalgie" -huile sur toile - 80 x 80 cm - 2006

 

A propos d’un peintre connu

Suite et fin

 

               Ainsi Soulages a consacré une bonne partie de sa vie  à couvrir ses toiles de peinture noire. D’abord parce que ça lui plaisait et qu’il aimait ça. Ce qui était son droit le plus strict. De là à en faire une vocation ou, puisqu’il faut bien vivre, tout simplement son « fond de commerce » il n’y avait qu’un pas, vite franchi au hasard des circonstances et des aléas de la vie.

             Mais je caricature en parlant de peinture noire. J’en ignore les raisons mais très vite il a mis de l’eau dans son vin et de la lumière dans son noir. Etait-ce par soucis d’économie ou par élan créatif  s’imposant à lui, toujours est-il  que ce noir est devenu plus varié et plus subtil. Beaucoup moins semblable à lui-même qu’il semblerait paraître au premier abord. Des nuances, des inégalités, des « défauts de structure »  sont apparus. Ce qui lui a permis  de se justifier auprès des esthètes et des snobs de tous bords, ceux qui ont besoin e références et de modèles. En gros auprès de tous ceux qu’une absence de créativité spontanée et viscérale empêche de s’exprimer librement et qui cherchent à maîtriser l’art à grand renfort de théories et de concepts aussi gratuits que leur vacuité
               Pour Soulages le concept est clair et aurait pu devenir inlassablement répétitif. Il a donc su jouer pour tenter de mettre un peu d’inattendu dans ce qui ne l’était que  lourdement convenu. L’ennui est que tout cela reste à un niveau théorique rudimentaire et que n’importe quel barbouilleur plus ou moins doué peut faire du Soulages comme Monsieur Jourdain faisait de la prose involontairement. A cette différence près  que quelques-uns en profitent pour se prendre pour des artistes. Ce qui est très naïf.

               Mais au fait, pourquoi suis-je en train de vous parler de ce peintre dont la notoriété n’est plus à faire.  Serais-je moi-même en train de me justifier  en regardant de haut la « démarche » d’un autre qui ne m’intéresse guère. En train de tenter de conforter mon égo en critiquant ce qui a été le domaine d’expression d’un peintre qui se voulait contemporain

               Soulages a vécu puis il est mort. La boucle est bouclée et un jour ou l’autre ce sera mon tour. Après avoir joué leur rôle, rempli leur mission les petites marionnettes peuvent aller voir plus loin si elles y sont. Ce qui est tout à fait envisageable à condition de ne pas être trop identifié au personnage que nous avons cru être

               Ainsi Soulages a joué le sien. Paix à son âme et à son devenir car, après tout, avait-il enfin trouvé le mot de la fin ?

 

 

                                               La Brosse Conge le 19 janvier 2021

                                               Copyright Christian Lepère.

 

 

 

525- A propos d'un peintre connu (suite et fin)
525- A propos d'un peintre connu (suite et fin)
525- A propos d'un peintre connu (suite et fin)
525- A propos d'un peintre connu (suite et fin)

 

 

 

L'un est parti et l'autre reste...

Pour le moment et jusqu'à nouvel ordre !

C'est la ronde incessante de l'impermanence

chère aux Bouddhas actuels

et à venir.

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 11:17
"La création du monde" -huile sur toile - 100 x 81 cm - 2006

"La création du monde" -huile sur toile - 100 x 81 cm - 2006

A propos d’un peintre connu

 

 

                   Soulages n’est plus, soulages est mort. Le fait est banal et c’est ce qui nous attend tous. Sans exceptions. Que l’on ait été pape, président de la république ou poinçonneur de tickets de métro comme le brave homme chanté par serge Gainsbourg dans une petite chanson décrivant la condition humaine avec beaucoup d’humour.

               Quel rapport entre Soulages, artiste homologué, reconnu et honoré par les autorités et un obscur fonctionnaire  placé là avec la  charge d aider son prochain à ne pas s’égarer dans le labyrinthe souterrain, Aucun à première vue. Pourtant l’un et l’autre ont consacré une bonne part de leur existence à assurer un rôle social. Indispensable dans le cas du poinçonneur des Lilas, pour éviter la fraude qui mettrait en péril la Compagnie  du métropolitain.

               Le rôle du peintre est plus subtil, plus ambigu aussi. Car l’homme est appelé à la transcendance, celle qui permet de dépasser le niveau utilitaire du « métro-boulot-dodo »indispensable dans le quotidien, pour accéder au domaine enchanté de l’art et de la créativité dont on a toujours pensé que lui seul justifiait de venir faire un tour dans cette vallée de larmes, cependant illuminé par le sourire de la Joconde.

                                                                                              A suivre

 

 

 

524 - A propos d'un peintre connu
524 - A propos d'un peintre connu
524 - A propos d'un peintre connu
524 - A propos d'un peintre connu

 

 

Pourquoi parler d'un peintre qui a broyé du noir?

Parce que le "hasard" me l'a suggéré...

Parce  que j'apprécie ?

Ce serait

trop.

Allons! Ne cherchez pas plus loin

car les voies du destin sont impénétrables

et nous dépassent de toute part , en long, en large  et en travers!

 

 

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 16:58
"Invention de la brouette" - huile sur toile - 65 x 54 cm - 2007

"Invention de la brouette" - huile sur toile - 65 x 54 cm - 2007

 

 

 

Intervention

 

         Je vous ai parlé de ma prostate qui méritait d’être « grattée » Depuis quelques temps elle ne remplissait plus toutes ses missions avec soin et célérité. A mon âge cela était normal et correspondait  au fonctionnement statistiquement habituel. Bref  j’étais comme beaucoup de mes semblables amené à être vigilant et à prévoir de menus dérapages. Ceux-ci sont épargnés au sexe féminin  mais, bien entendu,  compensés par d’autres tout aussi ennuyeux au cours d’une carrière biologique considérée comme normale. Et même naturelle.

         J’ai donc été opéré à la polyclinique d’Auxerre. Dès l’accueil tout s’est déroulé normalement. Mon dossier était complet et tous les justificatifs présents en bon ordre. A commencer par l’attestation d’absence de virus qui aurait interdit par sa simple absence toute intervention. Avec retour à la case départ. Ensuite j’ai eu droit aux égards des infirmières, aides-soignantes et personnel administratif. Tous et toutes aimables, polis et bien élevés, bien que souvent stressés par leurs activités débordantes, sans oublier les brancardiers musclés mais sympathiques.

         Je n’ai plus eu ensuite qu’à attendre, à patienter dans le rôle de patient.qui était le mien. Enfin on me descend au bloc… Accueilli par toute une équipe, on endort ma partie inférieure, laissant la tête libre d’observer et l’intellect de broder des napperons avec ses cogitations coutumières. Pendant ce temps les jambes sont inertes, lourdes comme du plomb et résolument absentes. C’est assez long et il faut ensuite récupérer au milieu de quelques autres qui retrouvent leurs esprits sur leurs brancards respectifs.

         Enfin le chirurgien est satisfait. Il me parle des petits ennuis qui peuvent cependant se produire. En fait je m’en tire très bien : pas de saignements, pas de douleurs et très vite, en buvant beaucoup je recommence à uriner normalement. . La couleur est jaune clair, prouvant que tout va bien.

 On m’a enfin débarrassé de ma sonde qui après trois semaines devenait de plus en plus encombrante. Il ne restera plus  qu’à supprimer la perfusion. Avant de m’autoriser à réintégrer la vie civile. Dernières formalités administratives et enfin retour à La Brosse Conge par un taxi-ambulance confortable où je n’ai plus qu’à me laisser véhiculer. On appelle cela le lâcher-prise et, poussé au bout du bout le plus ultime cela peut conduire à la Sagesse. Je n’en suis pas là mais c’est la bonne direction. A condition que l’ego qui me sert encore de paravent accepte enfin de s’effacer en reconnaissant qu’il est inepte, superflu et ne sert strictement à rien d’autre que s’accrocher à son passé pour ne pas disparaître. En tant qu’illusion il arrive à nous convaincre de notre identification au personnage qu’il a lui-même fabriqué de toute pièce avec tout ce qu’il pouvait récolter et assembler. Avec l’aide de nos chers parents et de tous  ceux qui nous ont éduqués pour faire de nous de bons citoyens respectant les croyances sociales qui permettent de s’adapter à un monde de fous bien élevés et présentables.

       

                                      La Brosse Conge le 8 janvier 2021

                                      Copyright Christian Lepère

 

 

        

 

523 - intervention
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Tout est bien qui finit bien!

Toute chronologie respectée, chaque enchaînement prévu

réalisé en temps et  heure...

Que demander de plus en ces temps de dérèglement climatique

et de virus batifolant ?

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