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  • : "L'imaginaire" selon Christian Lepère
  • : "L'homme est un animal capable de transcendance" et d'humour...
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16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 09:46
"Les vagues de la vie" - huile sur toile - 130 x 97 cm - 2009

"Les vagues de la vie" - huile sur toile - 130 x 97 cm - 2009

 

 

 

 

Quand j’étais petit

 

 

Quand j’étais petit

Je n’étais pas grand

Disaient mes amis

Pensaient mes parents

 

Ils avaient raison

A ce détail près

Que  ce n’était vrai

Momentanément

Qu’en l’instant présent

Et sans en tirer

D’autre conclusion.

 

Car c’est vrai depuis

Que j’ai bien grandi

Et cru en sagesse

Bien que cela laisse

L’espoir de mieux faire

 

Mais que voulez-vous on ne peut grandir

Et croître en raison, évitant le pire

Qu’en laissant le temps

Jouer  en flânant

Jouer à se dire

Que le fin du fin

n’est rien.

 

 

La Brosse Conge le 2 aôut 2021

Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

554 - Quand j'étais petit  (poème)
554 - Quand j'étais petit  (poème)
554 - Quand j'étais petit  (poème)
554 - Quand j'étais petit  (poème)
554 - Quand j'étais petit  (poème)

 

 

 

 

Est-il utile d'en rajouter?

Car le spectacle

 continue.

Et qu'il se suffit à lui-même, indubitablement!

 

 

 

 

 

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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 09:47
590 - "La fête de la bière" -peinture - 100 x 81 cm - 2010

590 - "La fête de la bière" -peinture - 100 x 81 cm - 2010

 

 

 

Humble et rudimentaire

 

                 Ce matin une petite bête pleine de pattes tournait en rond dans l’évier. Comme la veille et l’avant-veille. Or d’un mouvement spontané je l’avais déjà écrabouillée,   le jour précédent.

                 Pourtant c’était bien la même forme de vie humble et rudimentaire. Si ce n’était celle de la veille, c’était donc sa sœur ou sa fille. Allez- vous y reconnaître dans ccs généalogies d’insectes et de scolopendres…

                 Mais je suis formel, après l’avoir réduite à un peu de protoplasme définitivement inerte j’ai fait couler l’eau qui a entraîné les débris dans les canalisations, direction le puisard. Ce qui  paraît définitif.

                 Pourtant je sais bien que demain je risque à nouveau de revivre le même épisode entraînant les mêmes conséquences

                 D’ailleurs l’affaire n’est pas nouvelle et je me souviens que dans mon enfance la même aventure s’est déjà répétée à de nombreuses reprises A dix ans, c’est certain, il m’arrivait déjà de réagir de la sorte devant ce genre d’événement à répétition. Et si ce n’était pas moi, c’était mon grand-père qui se chargeait de cette basse besogne pour maintenir la maison  saine et propre selon ses vues.

                 Mais la vie se poursuit inlassablement et chaque créature n’a qu’un but : se maintenir en vie et assurer la descendance. C’est ainsi que la diversité biologique se maintient !

                 D’ailleurs, sans chercher plus loin un certain virus, mondialement célèbre est en train de muter à tour de bras pour arriver à des versions plus efficaces, plus prolifiques et contagieuse qui lui permettront d’accroître son terrain de jeu auquel nous collaborons sans enthousiasme.

                 Pourtant toutes les formes de vie coopèrent se nourrissant les unes des autres pour intégrer tous les déséquilibres dans l’équilibre total du monde matériel manifesté.

 

                                                        La Brosse Conge le 6 août 2021

                                                        Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

553 - Humble et rudimentaire
553 - Humble et rudimentaire
553 - Humble et rudimentaire
553 - Humble et rudimentaire
553 - Humble et rudimentaire
553 - Humble et rudimentaire

 

 

 

 

Ainsi

va la vie.

De proies en 

Prédateurs et vice-versa.

 

 

 

 

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 12:18
   N°  582 - "Passions conflictuelles" - peinture - 130 x 97 cm - 2010

N° 582 - "Passions conflictuelles" - peinture - 130 x 97 cm - 2010

 

 

 

Affrontements

 

                 En ce temps là, au cours de l’évolution biologique, le masculin et le féminin s’affrontaient. Arc-boutés et complémentaires. Dressés, s’entrelaçant en des danses lascives et farouches, ils s’opposaient en vaines querelles dont la complémentarité viscérales opposait des armées de gênes, des hordes de chromosomes qui, bon an mal faisaient progresser l’évolution en élaborant l’infinie complexité du vivant.

                 De trouvailles en innovations ce n’était que nouveauté déferlant dans le champ des possibles, si ce n’est des envisageables. Allait-on inventer l’œil, cette fenêtre ouverte sur le dehors, permettant de s’y retrouver dans ce monde jusqu’alors aveugle ? Ou au contraire allait- on réorganiser la perception interne en inondant le système nerveux d’informations complexes, subtiles à l’infini permettant à la symphonie des organes de déployer des réactions subtiles lourdes de conséquences dans l’évaluation  du bénéfice ressenti par l’animal, fût-il humain et orienté vers la transcendance ?

                 Mais tout se jouait encore dans l’affrontement bipolaire (si l’on veut faire simple) entre l’élément mâle, à  tendance dominante et le féminin plus subtil et intériorisé ? Plus proche aussi des forces obscures de la chimie organique ?

                 Parlons simple, ce sera plus vrai. D’un côté l’affrontement farouche et brutal des mâles qui veulent à tout prix transmettre leur hérédité, les chromosomes du plus fort assurant l’avenir de l’espèce. De l’autre l’ambivalence du féminin qui tire parti de tout ce qui se présente pour assurer l’avenir des petits, tellement faibles et vulnérables, même s’ils sont de futurs fauves dotés de l’intransigeance  du masculin qui voudrait tant tout dominer.

                 A ce niveau rien n’est simple. Et pourtant ce le serait tellement  si chacun s’en tenait à son rôle principal, sans chercher à empiéter sur les prérogatives de l’autre.. Mais voilà : la femme a aussi une composante masculine et l’homme est plus doté de sensibilité féminine que ne le voudrait la tradition…En réalité chacun de son côté possède la nature humaine complète, celle d’avant l’invention de la sexualité qui d’ailleurs n’est apparue que progressivement après bien des tâtonnements et des hésitations. La phase hermaphrodite a été plus longue et incertaine qu’il n’y paraît.

                 Enfin nous l’avons quittée. Du moins en apparence car l’évolution des mœurs, mentale et psychologique semble nous orienter vers une nouvelle ambivalence où tout un chacun revendique les capacités de l’autre dans des domaines où le progrès scientifique tend à faire retrouver à chacun, chacune , des possibilités que la biologie semblait interdire.

 

                                                        La Brosse Conge le 1er août 2021

                                                        Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

552 - Affrontements
552 - Affrontements
552 - Affrontements
552 - Affrontements
552 - Affrontements
552 - Affrontements
552 - Affrontements
552 - Affrontements
552 - Affrontements

 

 

 

 

La vie déroule ses improvisations

les plus saugrenues!

Et alors ?

Après tout

c'est comme d'habitude....

 

 

 

 

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26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 11:27
218 - "Féminicide" - Dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - août 2021

218 - "Féminicide" - Dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - août 2021

 

 

 

 Grand’Messe télévisuelle

 

Cerné de vague à l’âme

Je me voyais tant divaguer.

Un cri fusait  rauque et sanguin

Plein  de fiel et de turlupin !

Redondance et préciosité

Redondance et civilité

au sein de ce qui fut la France.

En déshérence

 

Pourtant le Président

Macron

Avait peaufiné son sujet.

Après la valse hésitation

en mirliton  tout freluquet

il suçotait la dragée haute

au firmaments étincelants

se contraignant à se médire

Et à jouer au biboquet.

 

La grand messe télévisuelle

Poursuivait en catimini

Le discours enivré de celle

Qui ne se sent plus faire pipi

 

 

Les sondages sont incertains

Et malgré la vaccination

Placebo sur un membre las

Plus moignon que jambe de bois

Le virus ardent se répand

Ô Gueule de bois. Ô Léviathan

Pourquoi , dis moi, en expirant

En rendant ton dernier soupir

Tu n’arrives plus à sourire !

Tu n’attends plus que ton trépas

 

Mais la France éternelle

S’emmêle

Et au son de la Marseillaise

Si niaise

Essaie de nous rendre courage

Ô rage !

Ô désespoir !

Ô vieillesse ennemie n’avons-nous tant vécu que pour cette infamie….

N’avons-nous tant vécu que pour cette infamie…

Qui nous distrait à petit bruit

jour et nuit....

 

 

La Brosse Conge le 23 juillet 2021

Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

 

551 - Grand messe télévisuelle
551 - Grand messe télévisuelle
551 - Grand messe télévisuelle
551 - Grand messe télévisuelle

 

 

 

Tonton Macron  tout mirliton

prend la parole sourcils froncés.

engageant son autorité

sur des sujets controversés....

Qui aimerait être à sa place?

A moins d'être en état de grâce

face à Marine

sa copine 

qui souhaiterait lui succéder

pour assurer la parité !

 

 

 

 

 

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 12:45

 

 

 

 

"Centauresse" - Dessin à la mine de plomb - 25 x 32,5 cm - juillet 2021

"Centauresse" - Dessin à la mine de plomb - 25 x 32,5 cm - juillet 2021

 

 

 

Du haut de ses 828 mètres

 

               Enfin, la Tour de Babel existe. Fièrement dressée dans une région inhospitalière des Emirats Arabes Unis, la Burj Khalifa domine de ses 828 mètres le désert environnant. Comme il se doit elle est là pour proclamer la toute-puissance humaine. Miracle de technologie futuriste elle abrite des appartements et des bureaux dans les étages supérieurs.

               Mais tout n’est pas dit et déjà on envisage la suite. La Djeddah Tower en Arabie Saoudite devrait enfin dépasser le kilomètre de haut, se rapprochant encore un peu du ciel qui est le but ultime de toute entreprise prométhéenne.

               C’est que l’homme, en se prenant pour Dieu sur terre ne saurait se contenter de demies mesures. Il lui faut tout ou rien !

               Pendant ce temps le dérèglement climatique se poursuit avec entrain. Des inondations, des tornades et toutes sortes d’événements entraînant des déplacements de population.  Car les pauvres humains ont des besoins relatifs à satisfaire : se nourrir, s’abreuver et se préserver des excès climatiques. Bien souvent il ne reste plus qu’à aller voir plus loin si l’herbe est plus verte et si les autochtones sont prêts à vous accueillir avec empressement et dans la bonne humeur. Ce qui n’est pas toujours le cas dans un monde où les aléas se multiplient et font preuve d’une créativité débordante.

               Cependant , la vie n’a qu’une idée, proliférer et envahir tout l’espace disponible. A chacun de voir ensuite comment il peut s’intégrer au mouvement général en faisant respecter ses propres besoins qui sont infiniment variés. Entre les proies et les prédateurs c’est le perpétuelle recherche d’un équilibre qui permettent à l’ensemble de fonctionner et à chaque espèce d’assurer sa descendance. C’est à ce prix que la biodiversité peut maintenir sa richesse créative irremplaçable.

               Or, il est évident que cette prodigieuse créativité du vivant est sérieusement mise en cause par la suprématie humaine. Celle qui, depuis très longtemps cherche à tout exploiter à son profit, le plus souvent à court terme et sans aucune vue d’ensemble. La diversité du vivant se trouve donc menacée et déjà de nombreuses espèces ont disparu aussi bien dans la forêt Amazonienne que dans nos jardins de banlieue.

               Mais je ne voudrais pas terminer sur des vues pessimistes. Même si la plupart des puissants qui cherchent à s’imposer le font avec des opinions personnelles très partielles et ne tenant pas compte des intérêts généraux de l’humanité, on peut constater des prises de conscience progressives allant au-delà des intérêts immédiats des dictateurs régnant actuellement. Certes, ni Poutine, ni Erdogan ne sont des exemples d’humanisme intelligent ou tout au moins pas trop suicidaires. Mais il y a eu pire dans le passé. Hitler, Staline et Mao ont assuré leur pouvoir par les moyens les plus inadaptés et ont provoqué des catastrophes à l’échelle mondiale.

               Alors, pandémie aidante, peut-être sommes nous à l’aube d’une évolution des mentalités qui va nous faire comprendre que nous sommes là pour vivre dans des conditions saines sur une planète  favorable à condition de perdre notre superbe et de vouloir imposer nos désirs les plus égoïstes au reste de la vie sur terre  dont nous ne sommes après tout qu’une petite partie dont la vie pourrait tout aussi bien se passer.

 

                                                        La Brosse Conge le 17 juillet 2021

                                                        Copyright Christian Lepère

 

 

 

                    

550 - Du haut de ses828 mètres
550 - Du haut de ses828 mètres
550 - Du haut de ses828 mètres
550 - Du haut de ses828 mètres

 

 

 

 

Après la folie des grandeurs,

Les turpitudes humaines  les plus éprouvées.

ne sont pas simples et la vie sexuelle en est un bon exemple.

L'ambivalence y règne

en folle  du logis

sans frein

ni loi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 16:38
"Le trublion" - Dessin à la mine de plomb - 25 x 32,5 cm - juillet 2021

"Le trublion" - Dessin à la mine de plomb - 25 x 32,5 cm - juillet 2021

 

 

Passent les jours…

 

 

Passent les jours et les saisons. Passent la pluie, le vent et les frimas hors de propos, environnés de canicule. Qu’il soit maussade ou printanier, de doux redoux en vent frisquet, le climat en prend à ses aises avec les normes jugées saisonnières.

                Un peu partout des inondations engloutissent des vallées encaissées ravagées par des torrents de boue. Elles alternant avec des incendies exaltés ravageant sans pitiés des régions réputées tempérées. Du moins si l’on en croit les dires des autochtones qui, la main sur le cœur, n’en ont jamais tant vu.

               Pendant ce temps les Talibans intégristes s’apprêtent à rentrer triomphalement dans Kaboul. Ni les russes, ni les américains n’ont pu empêcher leur retour et celui tout aussi anachronique de la loi islamique. Un coup pour rien. Retour à la case départ. Tout aura été vain : le progrès technique, l’évolution des mœurs pourtant déjà mondialisées à l’excès et encouragée par internet et les réseaux sociaux.

               La télé fait tout pour nous divertir. Voilà qu’elle évoque la brutale répression qui eut lieu jadis à Pragues. Yves Montand était encore tout jeune et avec Simone Signoret ils formaient un couple faisant rêver dans les chaumières. Mais ils étaient idéalistes et croyaient encore en l’Union Soviétique et à la musique qui adoucit les mœurs. Ils se sont donc laissé piéger pour se faire acclamer par les foules moscovites et autres. Comme à son habitude l’histoire a suivi son cours. Irrémédiable car on était encore loin de la chute du mur de Berlin. Chaque chose en son temps. Et les vaches seront bien gardées !

 

                                                        La Brosse Conge le 11 juillet 2021

                                                        Copyright Christian Lepère

 

 

 

549 ' Passent les jours
549 ' Passent les jours
549 ' Passent les jours
549 ' Passent les jours

 

 

 

 

La planète secoue ses puces

et c'est très ennuyeux pour ceux qui y vivent...

Jusqu'où va-t-elle continuer ses facéties?

Ma foi, on verra bien !

 

 

 

 

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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 10:05
"Zob et Foufounette" - Dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mai 2021

"Zob et Foufounette" - Dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mai 2021

 

 

Ruminants

 

 

Pendant que ruminent

de lents ruminants,

 

tandis que cheminent

en allant paissant

d’autres bovins qui

emboîtant leur pas

vont jusqu’à la nuit

lents et sans tracas

tondre l’herbe à ras.

 

Ils font leur repas

et ne s’en font pas

En assaisonnant

d’insectes volants

et d’ombellifères

mêlés à la terre

en ce beau printemps

où tout prolifère

et fleurit

ici ! 

 

 

La Brosse Conge4 mai 2021

Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

548 - Ruminants (poème)
548 - Ruminants (poème)
548 - Ruminants (poème)
548 - Ruminants (poème)

 

 

 

 

Mes beaux bœufs paissant

vous disent à la prochaine !

 

 

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 10:10
"Nature épanouie" - Dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mai 2021

"Nature épanouie" - Dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mai 2021

 

 

 

Après la pluie

 

             Sans se presser. Prenant son temps, le temps se succède à lui-même. Déroulant sans cesse ses fantaisies, passant de la pluie au soleil, de l’averse fine à l’embellie. Chaque jour c’est de la froideur succédant à la canicule, le lendemain voit le grand vent  s’appesantir en accalmie. Visiblement il improvise et fait tout pour nous empêcher de tourner en rond.

             Pourtant nous aimerions tellement qu’il nous témoigne un peu de compassion. Ne serait-ce que pour nos projets les plus légitimes. Car enfin soyons sérieux. Après tant et tant d’hésitations, de confinements se succédant pour nous maintenir au logis voilà que la saison devrait se montrer plus propice. Les jours sont au plus long et s’étirent en prenant leur aise. L’anticyclone remplit sa mission alternant les températures. La mécanique évolue en suivant les lois implacables de la thermodynamique.

             Alors que se passe-t-il, braves gens ? Pourquoi ne s’y retrouve-t-on plus ? Certains se souviennent encore du bon vieux temps de leur enfance. De l’époque bénie où la fin de l’école arrivait toujours pour la mi-juillet. C’était rituel et inévitable, tout comme le beau temps illuminant radieux les départs en vacances. Un 14 juillet sous la pluie était une erreur prouvant l’imperfection du monde et sa relativité. Mais cela ne remettait pas en cause la logique implacable du déroulement des saisons Au moins on savait où on allait.

             Mais voilà que le monde perd les pédales et que la planète se réchauffe provoquant en retour des baisses de température inusitées pour la saison. Partout ce ne sont qu’inondations surprenantes et phénomènes météorologiques déments  entraînant des dégâts considérables. Des vignes sont anéanties par le gel, malgré les progrès techniques permettant de réchauffer l’atmosphère, à moins qu’elles ne soient détruites par des grêlons de taille exceptionnelle.

             Certes cela s’est produit depuis toujours. C’était le jeu des aléas et nos vieux paysans savaient patienter en attendant des jours plus fastes. Mais la télé et les réseaux sociaux nous ont rendus plus impatients. Et nous exigeons que la nature se plie à nos souhaits après tant de menus tracas provoqués par un virus  qui prolifère selon son bon plaisir sans tenir aucun compte des pulsions d’une jeunesse qui, à bout d’impatience voudrait bien retourner en boîte pour faire la fête.

             Faire la fête ! voilà une préoccupation sympathique en ces temps  de gestes barrière.. voilà ce qui va nous permettre de  décompresser en dilapidant une énergie excédentaire

 

                                                        La Brosse Conge le28 juin 2021

                                                        Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

 

547 - Après la pluie
547 - Après la pluie
547 - Après la pluie
547 - Après la pluie

 

 

 

Nous constatons le temps qu'il fait.

Regrettons celui qu'il a fait.

Espérons celui qu'il fera.

Sans oublier

celui

qu'on

aurait souhaité !

 

 

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 12:04
"Vulves forestières - dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mai 2021

"Vulves forestières - dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mai 2021

 

 

 

 

Placébo

 

 

               Pour l’opinion publique bienpensante actuelle le mot est un épouvantail. Si vous parlez de « placébo » les boucliers se lèvent et la croyance est démasquée. Non, on ne va pas nous faire gober n’importe quoi ! Soyons sérieux…Le monde est fait d’atomes groupés pour former des molécules et celles-ci ont des propriétés chimiques indéniables. Avec elles on élabore des médicaments qui peuvent soulager nos maux les plus divers. Au moins c’est du concret, de l’irréfutable, du prouvé en double-aveugle.

               Ainsi va la science  officielle, celle qui, aux dernières nouvelles se fonde sur la raison et la logique. Et pourtant chacun sait, depuis fort longtemps que nous sommes des créatures subjectives, pas toujours très rationnelles et préférant souvent nos fantasmes à la réalité des faits.

               Par ailleurs on a bien remarqué que nos croyances ont une influence sur notre moral, donc sur nos états d’âme et tout ce qui en dépend. Aucun médecin qui s’intéresse à son patient au moins autant qu’à sa maladie n’osera vous dire que c’est négligeable. Le patient qui croit qu’il va guérir à plus de chance d’y arriver que celui qui doute du médicament..

               Voilà, tout est dit. Donc le placébo a une utilité qu’on peut prouver avec des chiffres. Même s’il s’agit d’un morceau de sucre dilué dans l’eau du robinet…

               C’est sûr nous ne sommes pas naïfs à ce point qu’on puisse nous faire croire que notre vessie est une lanterne ( Comme nous le disait le regretté Francis Blanche. Paix à son âme !)

               Cependant l’effet placébo nous montre au moins une chose : un certain effet du cerveau pensant sur des processus biologiques relevant d’informations transmises au moyen de messages chimiques ou d’impulsions nerveuses. Tout le monde l’a constaté et l’on sait bien que nos sentiments et nos émotions en modifiant les sécrétions des glandes endocrines vont changer le comportement de nos organes, donc agir sur notre santé.

               Or l’être humain que nous sommes est une totalité indivisible, un maillage complexe ou tout ce qui se passe à tous les niveaux se transmet et se répercute dans tous les organes, y compris ceux des sens. Y compris ceux qui analysent et qui dirigent. Y compris ceux qui permettent à l’âme (le corps subtil des arts martiaux) d’animer le corps avec  efficacité, puisque c’est son rôle.

               Avec la mondialisation la science est en train de progresser  de façon exponentielle. Les découvertes circulent de plus en plus vite et peuvent donc être vérifiées par un nombre sans cesse croissant d’équipes de spécialistes possédant des laboratoires de mieux en mieux équipés.

               Par ailleurs on constate une ouverture d’esprit permettant d’aborder les sujets qui relevaient d’autre chose que de la science. Ainsi les croyances traditionnelles et les religions  que seuls des philosophes et des penseurs osaient soumettre à l’analyse.

               Au point où nous en sommes, Matthieu Ricard, un scientifique de très haut  niveau, indiscutable sur ce plan-là  se fait garnir le crâne d’électrodes   pour observer les effets biologiques des méditations intensives sur son fonctionnement cérébral. Et il est loin d’être le seul.

               Corine Sombrun qui a maintenant la soixantaine a découvert le chamanisme en Mongolie il y a vingt ans. Avec le tambour  et tout le pittoresque traditionnel. Mais maintenant elle fréquente des laboratoire et a mis au point des techniques de transe vérifiables de façon rigoureuse.  Son approche  est celle  des états modifiés de conscience par les moyens des neurosciences. Ce qui n’était pas le cas de sainte Thérèse de lisieux que des rationnels de l’époque considéraient au mieux comme une douce illuminée…dont l’intérêt ne dépassait pas le pittoresque.

               .Bien entendu je ne vous demande pas de croire ce que je vous dis…mais vous pouvez vérifier mes sources sur internet et plus précisément sur You tube. C’est gratuit et on n’est pas tenu d’approuver.

 

                                               La Brosse Conge le 1er mai 2021

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

              

546 - Placébo
546 - Placébo
546 - Placébo
546 - Placébo

 

 

 

Après la chaleur étouffante

L'orage....

puis la fraîcheur

et de nouveau l'orage !

En attendant la suite qui ne saurait tarder !

 

 

 

 

 

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 14:18

"Paysage érotique" - dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mai 2021

"Paysage érotique" - dessin à la mine de plomb - 32,5 x 50 cm - mai 2021

 

 

 

 

Déréliction

(suite et fin)

 

               Mais j’en reviens à la déréliction. Il y a de cela au moins 20 ans, j’étais à la campagne en été. A la Brosse Conge plus précisément. Par un beau jour d’été j’allais flânant le long de la rivière. Les vaches broutaient paisiblement et un petit vent taquin adoucissait la chaleur estivale. Franchissant les clôtures je longeais une petite île qui m’avait souvent accueilli dans mon enfance. J’en fis le tour  pieds nus car l’eau y ruisselait en glougloutant. Le lieux était merveilleusement paisible. Le soleil jouait à travers les feuillages projetant des ombres mouvantes sur les graviers de la rive. C’était paradisiaque, presque plus beau que dans mes souvenirs. Rien ne manquait et pourtant…Et pourtant tout aurait dû me rendre joyeux mais j’étais triste. Triste et en état de manque grave. Profondément insatisfait. Accablé comme s’il me manquait l’essentiel. Et l’Essentiel me manquait. Discrètement mais avec une profondeur insupportable.      

               Voilà tout est dit. C’est donc quand tout va bien, que l’on ne saurait souhaiter rien de plus sans être déraisonnable et que l‘on pourrait se croire au paradis que parfois tout se fissure et se lézarde. C’est alors que la compréhension peut surgir des profondeurs. Dans un moment de lucidité on perce l’illusion des apparences et du relatif. Le spectacle du monde avoue n’être que ce qu’il est, un spectacle trompeur, non dénué de charme, mais qui joue avec nos sens et serait bien incapable de satisfaire notre âme. Par ce mot je veux désigner ce qu’il y a de plus profond en nous, juste avant l’Absolu. Juste avant le Grand Vide d’où tout surgit et où tout retourne. En gros la Conscience, auteur et spectateur de ce rêve éveillé qu’on croit être seul réel. Il est vrai que tout nous y encourage : le matérialisme opaque de notre monde. La suffisance des « élites » qui ont égaré leur âme au point d’en ignorer la réalité. Au point de se prendre pour un amas de cellules assemblées par hasard pour former une personne humaine par le plus improbable des  concours de circonstances.

               Dans ce petit texte je m’adresse donc à tous ceux et celles dont la vue n’est pas trop myope. Tous ceux st celles qui savent que le monde est infiniment plus vaste et complexe et subtil que ce que les scientifiques  ont étudié, même si c’est déjà une base non négligeable quoique encore infiniment incomplète.

 

               Ainsi l’aventure continue.et elle est à suivre…

 

                                                            La Brosse Conge le 31 mai 2021

                                                                  Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

545 - Déréliction  (suite et fin)
545 - Déréliction  (suite et fin)
545 - Déréliction  (suite et fin)
545 - Déréliction  (suite et fin)

 

 

 

 

La "nuit noire de l'âme"

n'est pas réservée aux grands mystiques.

Elle nous attend en sortant des grands bois  ou tout au bout

du tunnel !

Bref

au moment d'échapper

à soi-même....

 

 

 

 

 

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