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  • : "L'imaginaire" selon Christian Lepère
  • : "L'homme est un animal capable de transcendance" et d'humour...
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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 10:20
"La ronde" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 1990

"La ronde" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 1990

 

 

 

 

Kolossale !

(Délire incantatoire)

 

 

 

 

Si la KULTUR est KOLLOSALE  rien ne saurait être plus doux

Que le chant des petits oiseaux

Qui se cachent et puis qui pépient

Dans le vert Feuillage UBERLU

Qui se voudrait INCANTATOIRE

Au fin fond De la Forêt Noire

Qui s’abandonne en cet  automne

Si monotone et sans espoir 

Et s’en étonne !

 

 

La LORELËI  Au bord du Gange

Trampouille ses petits petons roses

Dans les flot MOROSES

Inondant la plaine

Mais ZIG et PUCE

Joyeux lurons

Tirent ses nattes

A reculons

En vrais Nigauds

Ils vont plonger

Pour imiter les Pieds Nickelés

 

Si tout cela est décousu

Surtout n’y voyez pas malice

CHAPEAU pointu et qui se glisse

Turlututu.

Qui se déplisse.

Mais RIEN n’est grave

Au demeurant…

Et après tout on ne saurait

Entraîner semblables effets

Car si c’est sot

Sans prétention

ALORS  en attendant

PASSONS

Passons la rive

Passons le pont

En protégeant nos beaux moutons

 

 

 

La Brosse Conge le10 mai 2020 

Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

509 - Kolossale !  (délire incantatoire)
509 - Kolossale !  (délire incantatoire)
509 - Kolossale !  (délire incantatoire)
509 - Kolossale !  (délire incantatoire)
509 - Kolossale !  (délire incantatoire)

C'est une révolution sans fin

Tout ce succède, tout se fait suite...

L'un suit l'autre et le serpent se mord la queue

Mais Galilée est revenu sur ses dires

"Et pourtant elle tourne..."

 

 

 

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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 09:39
"l'escalade" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 1989

"l'escalade" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 1989

 

 

 

 

« Les touristes partis »

Chanson de Jean Ferrat

 

 

Pourtant les hommes sont les mêmes

ici sans doute comme ailleurs

Ils lancent au loin leurs « Je t’aime »

le ventre noué par la peur.

Le ventre noué par la peur

de l’avenir insaisissable

toujours en quête d’un coupable,

toujours en quête du bonheur.

 

 

 

 

508 - Les touristes partis (chanson de Jean Ferrat)
508 - Les touristes partis (chanson de Jean Ferrat)
508 - Les touristes partis (chanson de Jean Ferrat)
508 - Les touristes partis (chanson de Jean Ferrat)

 

 

 

L'été s'éloigne

les beaux jours s'enfuient

le temps poursuit sa ronde comme à l'accoutumée.

 

 

 

 

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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 21:04
Cathy

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 16:48
"Semaine de la femme" - huile sur toile - 73 x 60 cm - 2017

"Semaine de la femme" - huile sur toile - 73 x 60 cm - 2017

 

 

 

Non violence

 

             Depuis bien longtemps l’histoire humaine est violente. Protester, s’insurger et prendre les armes est la réponse instinctive, viscérale de tout un chacun devant l’adversité. Tout ce qui constitue l’histoire n’est qu’une longue suite de conflits entre des intérêts opposés. Et par-dessus tout le moteur essentiel est la conquête et l’usage du pouvoir.  Imposer sa volonté au monde entier a toujours été le but de tous les dictateurs. Devenir maître du monde pour qu’enfin   la foule innombrable soit d’accord avec moi et respecte ma volonté qui est la seule véritablement justifiée.

             D’ailleurs , souhaiter que tout ceux qui ne sont pas d’accord et qui ne se réfèrent pas aux mêmes valeurs admettent que nous avons raison à toujours été le souhait et le but de toute personne humaine depuis qu’un enfant est amené à se construire un égo pour assurer sa survie. Et à première vue cela paraît inévitable. L’égo veut avoir raison. Un point c’est tout. Même si ensuite il est prêt à négocier et à  mettre de l’eau dans son vin. Si ce n’est à avaler les couleuvres de la diplomatie.

             Depuis fort longtemps, certains, un peu plus profonds ont réfléchi au sujet. Et de temps à autre une personne sage est apparue. Le Bouddha, le Christ ou Socrate sont arrivés à la notion de non-violence. Ils en ont tiré toutes les conclusions inévitables et ont compris que c’était la seule solution. Mais comment imposer la non-violence à tous ceux qui croient de la façon la plus intime devoir dominer l’autre pour ne pas être dominé. Or la nature nous l’enseigne, tout animal, pour assurer sa survie est sans arrêt et tour à tour proie ou prédateur. Le plus innocent des herbivores peut devenir un danger mortel pour le reste de la nature. La gracieuse gazelle peut se transformer en une calamité, dévorant les dernières pousses vertes subsistant dans la savane calcinée par la sécheresse. Car elle n’a pas le choix et que son instinct de survie le lui commande impérativement. D’ailleurs tout est là, du plus infime protozoaire au super spécialiste, prix Nobel pour ses recherches de pointe en physique quantique, chacun et chacune ne fait que réaliser ce pourquoi la nature l’a conçu. Et c’est vrai pour le Corona virus  et c’est vrai pour le plus pointu des investigateurs du monde qui s’efforce de découvrir les lois cachées.

             Mais j’en reviens à la non violence. Logiquement c’est indéniable. l’emploi de la force brutale ne peut que déclencher des réactions violentes. Et c’est un cycle sans fin de réactions en entraînant d’autres. Pourtant dans sa sagesse la vie sauvage sait d’elle-même se calmer et revenir au statuquo. La proie échappe au prédateur et les compteurs sont remis à zéro, jusqu’à la prochaine occasion…qui ne saurait tarder…  jusque là pas de rancune, pas de désir de vengeance. Manger ou être mangé est la loi. Flagrante et Indiscutable depuis qu’il y a de la vie sur terre.

             C’est au niveau humain que tout se complique. Parce que nous sommes des égos avec des prétentions et un besoin absolu de s’affirmer contre l’adversité. Donc, après avoir été  de simple proie servant de nourriture à un prédateur qui lui-même sert au même usage, nous devenons les victimes d’injustice insupportables parce que, et c’est bien connu dans les coures de récréation c’est toujours l’autre qui a  commencé. Par méchanceté pure ! C’est évident !

             Face à la violence qu’on ne comprend pas on en arrive à la notion de non-violence. Et si je ne réagissais pas ? Oui mais voilà, l’égo sous-jacent et tout puissant veut quand même avoir raison. Il serre les dents. Et il exige que l’autre fasse le premier pas. Que l’autre cesse de m’agresser bêtement. Qu’il renonce à ses vaines prétentions ! Puisque c’est lui qui a commencé…

             Un petit détail ne saurait vous avoir échappé. C’est que les non-violent sont amenés à pratiquer la violence préventive et depuis fort longtemps on considère que l’attaque est la meilleure des défenses en oubliant que le fait de se préparer à résister à l’agression est souvent ressenti  comme une menace potentielle par l’autre. Car l’autre est un autre avec ses caractéristiques personnelles irremplaçables, mais c’est aussi un semblable avec les mêmes peurs et le même besoin égotique de toute puissance… Tout comme vous et moi, vous dis-je. Du moins tant qu’on se prend pour un égo, par nature entouré d’autres égos qui peuvent se montrer sympathique et pleins de bonne volonté tant qu’ils ne se croient pas agressés dans  leur prétention de base : être le centre du monde alors que les autres refusent de se rendre à leur évidence.

 

                                               La Brosse Conge le 30 août 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

507 - Non violence
507 - Non violence
507 - Non violence
507 - Non violence
507 - Non violence
507 - Non violence

 

 

 

La femme est l'avenir de l'homme...

Douce et non violente

elle va calmer

le jeu

 !

 

 

 

 

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 15:36
"Complicité" - huile sur toile - 61 x 50 cm - 2016

"Complicité" - huile sur toile - 61 x 50 cm - 2016

 

 

 

Le petit poucet

 

 

 

Le petit Poucet

S’en allait seulet

Dans le bois profond

où le loup t’attend.

 

Mais pourquoi si seul

Perdu sans raison

Quand la vie se rit

Des ennuis qui vont

Inlassablement

t’accabler pourtant

sans te dire pourquoi

sans faire effort de

discrimination.

 

Et voilà pourquoi

Tu es là si las

De peine et de rien

Qui ne change pas.

 

 

La Brosse Conge   le 16 août 2020

 

 

 

 

506 - Le petit Poucet (poème)
506 - Le petit Poucet (poème)
506 - Le petit Poucet (poème)
506 - Le petit Poucet (poème)

 

 

 

L'été s'en est venu et voilà qu'il s'en va...

C'est à chacun son tour

dans la ronde

du temps.

 

 

 

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24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 09:29
"Avoir été" - dessin mine graphite - 28,5 x 31,5 cm - juillet 2020

"Avoir été" - dessin mine graphite - 28,5 x 31,5 cm - juillet 2020

 

 

 

 

Infini

 

 

 

             Infiniment plus grand. Infiniment plus subtil. Infiniment plus complexe et se déployant de toute part, le monde qui nous entoure, qui nous a fait  et qui ne cesse de nous créer échappe à toute compréhension. Certains ont attribué sa création à Dieu, au diable ou à qui vous voudrez. D’autres se sont abstenues, préférant vouer leur existence à des activités coutumières sans chercher le pourquoi du comment. Ce faisant ils ont été utiles à leurs semblables ou nuisibles selon l’appréciation et les coutumes locales.

             Et pourtant le monde perdure depuis fort longtemps et ne cesse d’enchevêtrer ses extravagances. Y aurait-il un sens à tout ce délire, à ce foisonnement de formes et de couleurs engendrées par les lois physiques avant d’atteindre le niveau d’hyper-complexité où la vie biologique prend la relève pour se livrer aux plus improbables improvisations. Alternant douceur langoureuse  ou violence extrême sans oublier un peu d’humour pour échapper à la rigueur mathématique de la physique aussi bien classique que « relative et générale » selon Albert qui révolutionna la vision traditionnelle. Voilà que maintenant nous en sommes à la physique quantique qui nous tire le tapis sous les pieds en nos proposant des conclusions hautement improbables et en nous faisant des propositions séduisantes mais aptes à nous déboulonner le mental. Ce dont tout un chacun se méfie, tentant vainement de s’accrocher à sa raison vacillante comme l’ivrogne à sa bouteille car il n’a  plus que cette bouée pour surnager dans un océan de turpitudes. De gueule de bois en gueule de bois en attendant la suite qui ne peut être que saumâtre.    

             Mais pourquoi évoquer toutes ces belles choses qui nous donnent le tournis ? Au lieu d’attendre le retour à la normale souhaité par nos élus et autres puissants de ce monde. C’est que le virus est en train de tout chambouler, en toute innocence ou plutôt inconscience. Il se fait fort de réaliser l’impensable, l’inenvisageable. Ce que personne à ce jour n’aurait osé et il le fait de main de maître.  S’attaquant à tout avec la mondialisation pour terrain de jeu, voilà qu’il nous confine, nous masque et réduit tous nos contacts aux gestes barrière. Non content de clouer les avions au sol, il paralyse tout ce qui bouge  en nous faisant peur.

             Evidemment  des esprits forts protestent ou font semblant. De Trump à Bosonaro c’est à qui se proclamera d’être au-dessus de l’évidence. Que le virus sévisse ou que la forêt amazonienne flambe n’a qu’un intérêt relatif. D’ailleurs une forêt vierge ne peut pas brûler, puisque c’est un président élu démocratiquement qui vous l’affirme. Alors un conseil : Croyez ce qu’on vous dit et n’allez pas chercher plus loin. Portez-vous bien et à plus  pour les dernières nouvelles de demain.

 

 

                                               La Brosse Conge, le 16 Août 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                          

505 - Infini
505 - Infini
505 - Infini
505 - Infini

 

 

 

Le virus nous cerne et nous contourne

mais sous le masque nous pouvons

lui tirer la langue,

sans risque de propagation

exponentielle !

 

 

 

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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 06:48
"Couple" - dessin mine de plomb - 28,5 x 31,5 cm - Août 2020

"Couple" - dessin mine de plomb - 28,5 x 31,5 cm - Août 2020

 

 

 

 

 

Mémoires d’Hadrien

 

 

 

 

J’avais découvert Marguerite Yourcenar en lisant « L’œuvre au noir » et  ce beau livre avait marqué mon évolution. Puis le temps a passé et bien d’autres influences ont contribué à mon devenir. Mais les voies du destin sont enchevêtrées et impénétrables.

             C’est donc par hasard  que j’ai été amené à me procurer une autre œuvre de cet auteur : « Les mémoires d’Hadrien ». C’est un énorme travail de réflexion et d’érudition qui a hanté une bonne partie d’une vie consacrée à l’écriture. Pour cet esprit ouvert et rigoureux la vie et le destin d’un empereur romain était une occasion d’explorer les tréfonds de l’âme humaine quand elle anime une personnalité d’exception. En effet, sans être sage dans le sens  fort et traditionnel du terme Hadrien était ce qu’il est convenu d’appeler un homme sage, c'est-à-dire un être intelligent, perspicace et qui a su tirer parti de ses nombreuses expériences pour se faire une idée assez juste de ce qu’il est et de ses rapports au monde. Il est certain que sa fonction lui offrait de multiples occasions de multiplier les contacts et d’observer ses semblables. Si lui-même était orienté sur la non-violence, les circonstances de son règne  l’avaient amené à faire usage de la force ne serait-ce que pour ramener le calme et éviter l’affaiblissement de l’Empire. Lui-même successeur de Trajan, grand conquérant  et adepte de la manière forte, il lui incombait donc de préserver l’héritage de  celui qui l’avait choisi comme successeur.

             Tout cela ne l’a pas empêché d’être un grand bâtisseur multipliant les chantiers de création et de reconstruction autour de la Méditerranée. Par ailleurs cet humaniste s’intéressait aux arts et aux écrits. Sa culture était vaste comme les possibilités que lui offrait  son rôle impérial, ce qui n’a pas été automatiquement le cas pour ceux qui l’ont précédé ou qui l’ont suivi. Malgré cela il a transmis le pouvoir à Marc-Aurèle qui lui était un Sage  authentique, bien souvent cité  dans d’autres traditions comme un modèle d’intelligence éclairée.

 

                                               La Brosse Conge  le 25 juillet 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

504  -  Mémoires d'Hadrien
504  -  Mémoires d'Hadrien
504  -  Mémoires d'Hadrien
504  -  Mémoires d'Hadrien

 

 

 

Tout cela est-il

bien raisonnable?

A vous de voir...

 

 

 

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10 août 2020 1 10 /08 /août /2020 15:29
"Vie exubérante 10" - dessin aquarellé - 48 x 38 cm - juillet 2020

"Vie exubérante 10" - dessin aquarellé - 48 x 38 cm - juillet 2020

 

 

 

 

Fin finale ?

 

 

 

 

             Tristement il déambulait le long des quais. Les pognes dans les fouilles, le rictus hagard. Son âme, vile et sournoise se complaisait dans sa noirceur car plus rien ne valait qu’on s’y attardât. De turpitudes en saute-gidouille il  avait épuisé l’éventail des dépravations les plus ignobles. Asocial et rebelle il avait tout tenté, tout poussé à son bout. Plus rien ne pouvait être ajouté à sa noirceur congénitale. Fils d’un alcoolo et d’une chaisière à la dérive après quelques vaines tentatives pour retrouver une dignité que sa pente lui avait fait descendre jusqu’à l’ultime, l’irrémédiable.

             Ainsi sa pauvre mère après avoir été la bonne du curé, dotée à cette époque d’une âme encore crédule  On aurait pu attendre d’elle un tout autre destin. Mais elle n’avait pu résister à la pente des tentations qu’elle avait descendue, de déchéance en déchéance, jusqu’au fond du fond de son subconscient torturé. Pourtant elle faisait les poussières, nettoyant les plis de la robe de la Sainte Vierge dont elle était la servante éplorée. Mais même dans ses moments les plus purs elle ne pouvait s’empêcher d’épier Monsieur le curé qui confessait de belles paroissiennes. En chattemittes et patenôtres. Et que voulez vous, c’est humain et prouve de l’intérêt pour son semblable surtout s’il est du sexe faible. Cela ne  l’empêchait pas de s’occuper de la propreté vestimentaire et sacerdotale du saint homme. Mais elle n’en nourrissait pas moins de salaces pensées. Qu’elle le voulût ou non elle préparait l’hérédité fatale de sa progéniture. En Inde on appelle ça le karma. Parce que c’est irrémédiable.

             J’en reviens donc à mon triste héros. Bafoué dans son jeune âge et contraint au catéchisme où on lui promettait l’enfer dûment précédé par la honte de l’échafaud. C’était bien tout ce qu’il méritait. Car il y a des limites et la grâce divine ne saurait s’appliquer dans les cas désespérés comme le sien. Dans son infinie bonté Dieu pardonne tout sauf bien sûr l’impardonnable.

             C‘est donc ainsi qu’il déambulait le long des quais qui étiraient leur misère grisâtre. Un pas puis un autre, encore plus court et incertain que le précédent. Son âme vacillait sous la pesanteur moite de ses passions fanées.                                                                                                                                         Tout chancelant et prêt à s’écrouler il parvint enfin au bout du bout du quai. Là où le néant l’attendait en ricanant mais sans doute me fais-je encore des illusions. Car croire que le destin se réjouit de notre déchéance est encore un espoir, celui de ne pas être rien. Alors que l’ultime  voudrait qu’on ait quelque importance et que le monde s’en préoccupat. Mais le monde suit son cours, bon an,  mal an, au gré de son inspiration.

             Enfin je voudrais conclure, ou couper court dans cette histoire banale même pas efficiente  et dont la signification m’échappe. Atteindra-t-il le bout du quai ou dans un ultime sursaut, serrant les dents et blasphémant comme un dément parviendra-t-il à rentrer chez lui ? Mais tous les espoirs sont permis, car demain est un autre jour, ce qui est indéniable même si l’on n’a pas la chance et le privilège d’être  anglais. Mais que voulez-vous personne n’est parfait !

 

 

                                               La Brosse Conge le 15 juillet 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

503 - Fin finale
503 - Fin finale
503 - Fin finale
503 - Fin finale

 

 

 

 

Non!

Le pire n'est jamais certain.

Même 

S'il est toujours possible!

Alors

attendons pour voir la suite!

 

 

 

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 07:14
"Vie exubérante 11" - dessin mine graphite - 47 x 38 cm - juillet 2020

"Vie exubérante 11" - dessin mine graphite - 47 x 38 cm - juillet 2020

 

 

 

 

Dérapage

(suite et fin)

 

 

 

             L’humanité était donc en train de se suicider après avoir épuisé les ressources non renouvelables de notre belle planète bleue. Vous savez, celle qui flotte au milieu de nulle part dans son importance relative. Ô combien… Mais qui nous tient à cœur, allez savoir pourquoi ! Mais l’impensable tellement prévisible est arrivé. Comme Zorro dans la chanson revigorante de Henry Salvdor « Zorro est arrivé é é sans s’ presser…Le grand Zorro , le beau Zorro avec ses bottes et son grand chapeau ! ».

             Voilà qu’une petite connerie d’insecte, même pas visible à l’œil nu, tout juste détectable avec des tests sophistiqués est en train de se répandre et de proliférer. En toute innocence et sans préméditation. Même pas manipulé par des puissances occultes qui feraient ça par méchanceté pure ou par désœuvrement ludique. Pas plus, d’ailleurs,  que par soucis humanitaire comme Yahvé accablant le peuple élu ( le Sien, non mais, faut pas confondre !) en lui envoyant les pires calamités pour le rappeler à l’ordre et l’arracher à l’emprise du Veau d’Or. Souviens-toi, mécréant, de Job le très juste sur son tas de fumier.

Non, rien de tout cela. Ce qui nous arrive est la conséquence simple de ce que nous croyons être. En gros l’aboutissement de la création que nous nous devons de dominer pour le bien de tous et de chacun.

             Et voilà que l’invraisemblable se produit. Ce qu’aucun dirigeant, aucun pouvoir politique n’a pu réaliser. Ce qu’aucune organisation internationale n’a osé rêver  dans son désir de toute puissance,  un petit con de corona est en train de le mettre à sa botte. Paralyser l’économie mondiale, clouer les super Boeing au sol, interdire aux petits enfants d’aller faire la bise à leur mémé dans son EHPAD ! Supprimer les supporters aux matchs de foot et instaurer un climat de suspicion. Contraindre  tout un chacun à s’avancer masqué. A vous de compléter la liste.

             Toutes ces choses dont beaucoup sont nécessaires n’auraient jamais pu se produire sans une pandémie mondiale et contraignante. Elle seule pouvait tout paralyser, fermer les magasins et les débits de boisson. Désertifier les capitales. Contraindre l’honnête bureaucrate au télé travail. Transformer la place St pierre de Rome en désert. Atténuer la pollution des métropoles en  redonnant espoir aux abeilles et aux petits oiseaux. Contraindre des PDG à délaisser leur 4 x 4 hyper polluants pour la trottinette, même si elle est électrique, Enfin les publicités vantant les mérites de Parly 2 et sa nouvelle façon d’envisager l’avenir il y a maintenant 50 ans se voient enfin couronnées de succès : On va enfin pouvoir vivre à la campagne en restant à 20 minutes en voiture de la place de l’Etoile. On notera cependant que les beaux discours officiels ont changé de ton…momentanément. Si notre chef suprême admet que le monde sera contraint à des adaptations salutaires, il ne peut s’empêcher de souhaiter qu’au plus vite et dans les meilleurs délais les choses ne redeviennent « normales ».

             Ce qui est un euphémisme pour souhaiter qu’enfin on puisse reprendre la vie futile du « métro-boulot-dodo » permettant aux consommateurs de consommer ce qu’ils ont produit pour faire tourner l’industrie à plein pot et permettre aux multinationales de se goberger. Amazon a encore de beaux jours de gloire en perspective… A moins que… (Sait –on jamais ?)… le retour aux erreurs du passé ne devienne véritablement plus possible.

             Et après tout il se peut que le gentil virus, à son corps défendant et par des moyens drastiques et bêtement contraignants nous ait amenés à devenir enfin un peu plus sages. L’avenir nous le dira, si nous sommes toujours vivants et en bonne santé.

 

                                               La Brosse Conge le 14 juillet 2020

                                               Copyright Christian Lepère      

 

 

 

 

 

502 - Dérapage (suite et fin)
502 - Dérapage (suite et fin)
502 - Dérapage (suite et fin)
502 - Dérapage (suite et fin)
502 - Dérapage (suite et fin)

 

 

 

Gloire au virus, au Corona

qui fait la nique au monde entier!

Qui nous met cul par dessus tête

pour s'amuser.

 

 

 

 

 

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28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 08:18
"La vie exubérante 7" - dessin aquarellé - 38 x 48 cm _ juin 2020

"La vie exubérante 7" - dessin aquarellé - 38 x 48 cm _ juin 2020

 

 

 

Dérapage

 

 

 

             Pourtant tout semblait tellement sûr et  définitif. Depuis des éternités le monde se reproduisait à l’identique.  Certes il y avait parfois des cafouillages,  des improvisations douteuses et des bégaiements saugrenus. Rien n’est parfait et tout peut dériver…Mais dans l’ensemble le monde paraissait répétitif et rassurant. Les jours suivaient les jours comme les perles sur un collier tellement sûres d’elles-mêmes que l’idée ne leur serait pas venue de s’échapper de la boucle entourant le col gracieux des belles dames de jadis. Oui mais voilà c’était jadis. Le monde était le monde, les générations se succédaient comme il se doit, comme la coutume l’exige.

             Pourtant le hasard était déjà à l’affût, prêt à chambouler nos projets les plus sûrs. Prêts à remettre en cause le sempiternel enchaînement de son implacable nécessité.. Q’une voix nasillarde à la radio, je veux dire la T.S.F.de mon enfance, nous apprenne l’improbable suite du déroulement du monde et nous étions tout pantois. Un peu surpris, presque désemparé.

             Deux guerres mondiales avaient déjà eu lieu. La première fraîche et joyeuse. Tout au moins débutée avec enthousiasme car l’ennemi était bien identifié avec son casque à pointe et ses antécédents belliqueux. Napoléon avait déjà employé les grands moyens pour dominer les indécis et les rétrogrades qui ne songent qu’à leur petit confort, à perdurer sous la protection de leurs frontières, mouvantes certes mais tellement indiscutables pour assurer notre sécurité. Donc le petit corse qui aurait pu être italien  nous avait sauvés du doute et de la médiocrité.

             La seconde à l’ambiance nazie avait suivi, haute en couleurs, riche en péripéties, elle avait ouvert le champ des possibles en permettant à l’inattendu de se vautrer dans ses improvisations les plus hasardeuses. Mais tout cela était de bonne guerre et avait sa logique propre. On ne sortait pas du normal, celui qui se fait depuis toujours.

             Bien sûr il y avait eu Mai 68, après la révolution russe puis les oppositions des grands bloc, opaques et intransigeants comme il se doit. Un jour le mur de Berlin s’est écroulé. Obama est devenu Président des Etats-Unis d’Amérique avant d’être remplacé par Donald Trump et ses fake news…

             Le problème était que le monde se précipitait joyeusement vers sa perte. Le progrès se mordait la queue et n’en finissait pas de se contredire. En gros il n’y avait pas de pilote dans l’avion. Tout nous menait irrésistiblement   vers la croissance exponentielle, celle grossièrement matérielle donc suicidaire, soutenue et encouragée par la masse infinie des désirs humains. Au ras des pâquerettes. Donc le climat se réchauffait, Les ours blancs se noyaient dans les eaux de la banquise fondue, les migrants migraient et la 5G s’apprêtait à polluer notre espace vibratoire électromagnétique tout en améliorant notre niveau d’information anecdotique et imprévisible. Indispensable pour les petits potins et l’agitation et les perturbations émotionnelles.

 

                                                                                              A suivre

 

 

 

 

 

501 - Dérapage
501 - Dérapage
501 - Dérapage
501 - Dérapage
501 - Dérapage

 

 

 

 

Je vous avais bien dit que rien n'était simple

et que tout se compliquait...

mais attendez

vous

à 

voir

ce que vous

allez voir la prochaine foi !

 

 

 

 

 

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