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  • : "L'imaginaire" selon Christian Lepère
  • : "L'homme est un animal capable de transcendance" et d'humour...
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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 08:08
"Les chiens aboient, la caravane passe" - huile sur toile - 61 x 50 cm - 2006

"Les chiens aboient, la caravane passe" - huile sur toile - 61 x 50 cm - 2006

 

 

Compatibilité

Suite

 

             Mais j’en reviens au début. Donc, un soir, je découvre  l’enseignement qui n’est pas celui d’Arnaud Desjardins mais celui qu’il a fidèlement transmis, après vérification évidement…

             Or il se trouve qu’au même moment je tombe sur un livre dont j’ignore tout, de ce dont il traite et de son auteur. « Le voyage à Ixtlan » de Carlos Castaneda. Dès la préface ce dernier met les pendules à l’heure. Il reconnait s’être trompé en toute bonne foi. Jeune étudiant en anthropologie il veut consacrer une thèse aux champignons hallucinogènes et à leur usage dans le chamanisme. Il rencontre donc un vieil indien, un peu bizarre mais sympathique. Il le fréquentera au fil des années pour finir par comprendre que ce n’est pas lui qui mène le jeu mais que c’est l’autre qui l’à manipulé  pour l’amener à vivre des épisodes étranges qui vont remettre en cause sa vision du monde et de lui-même. En réalité Don Juan est un sage authentique qui accueille celui que le destin lui amène pour lui transmettre sa connaissance.

             Au cœur de celle-ci se trouve la description de l’être humain selon les sorciers. Le corps physique, biologique et palpable contient des corps subtils et est entouré du corps énergétique qui va au-delà ; D’autres traditions l’appellent l’aura et décrivent au milieu du dos la présence du «  point d’assemblage »   Celui-ci permet à l’ émetteur- récepteur  de se régler sur  diverses longueurs d’ondes ou de fréquences, si l’on préfère. Comme une simple télécommande il permet donc de « zapper ». Le problème est que notre hyperspécialisation dans le mental  nous empêche  de changer de niveau et nous confine dans l’univers   tridimensionnel au-delà duquel seul des marginaux fous ou sages, en tout cas des gens bizarres  dont on se méfie, ont accès plus ou moins occasionnellement. Sans oublier les visionnaires, les spirites et autres cartomanciennes assurant connaître l’avenir. Et bien sûr les sorciers, les hommes de connaissance.

             Avec témérité (ou naïveté…) j’abordais ce sujet au cours d’un entretien avec Arnaud. Il n’avait lu qu’un seul livre de Castaneda : « L’herbe du diable et la petite fumée », le premier, où l’auteur décrivait ses expériences de drogué celui où il n’avait pas encore compris qu’il s’agissait de tout autre chose. Je lui résumais donc la vision de l’homme selon  Don Juan : Œuf lumineux, point d’assemblage et les connections permises. Je me rappelle de ses paroles : « Si  ce que vous me dîtes correspond bien à ce qui est décrit alors oui on peut envisager l’homme de cette façon ». Comme je lui avais dit avoir découvert l’enseignement qu’il transmettait  et celui de Don Juan en même temps et les avoir ressentis comme compatible, il m’a simplement approuvé.

 

                                                                                     A suivre   

 

            

528 - Compatibilité  (suite)
528 - Compatibilité  (suite)
528 - Compatibilité  (suite)
528 - Compatibilité  (suite)

 

 

Zapper est le destin du téléphage

impénitent.

Pourquoi aller si loin dans le  Mexique ésotérique

pour bricoler

ses états de conscience alors qu'un peu d'alcool fort

peut

vous faire décoller et provoquer des sentiments inhabituels ?

???????

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:00
"La fiancée du pirate" - huile sur toile - 73 x 60 cm - 2006

"La fiancée du pirate" - huile sur toile - 73 x 60 cm - 2006

 

 

 

Compatibilté

 

                 Il y a 50 ans je venais de me marier puis d’emménager à Parly 2 et d’acquérir une télé. Un soir ma femme me dit qu’une émission pourrait m’intéresser. Il s’agit d’un reportage-témoignage d’un certain Arnaud Desjardins dont j’ignore jusqu’à l’existence. Pourtant il, est connu. Réalisateur à la télévision, grand reporter il est guidé par sa passion : la recherche intérieure.

             Partant de ce besoin intime, intense et tout à fait irrationnel, il a consacré sa vie à la recherche de l’Absolu. Né dans une famille protestante de Nîmes, il commence par explorer les alentours puis fait des retraites à la Trappe. Mais il est attiré par la spiritualité orientale. L’ailleurs mystérieux le fascine. Découvrant Ma Ananda Mayi, sage célèbre de l’inde, connue du monde occidental il décide d’aller voir sur place de quoi il retourne. Pleinement convaincu par la présence et le rayonnement de cette dernière, il y retournera à plusieurs reprises. D’abord en voiture, traversant l’Europe et l’Afghanistan puis par des moyens moins aléatoires. D’abord seul puis avec femme et enfants. Il en profite d’ailleurs pour y rencontrer également d’autres sages, d’autres traditions.

             Par exemple les Maîtres Soufis  afghans qui, bien que musulmans ont du monde une vision non-dualiste proche du bouddhisme des origines et des notions fondamentales du Védanta  hindou. Donc tout ce qui peut attirer un esprit libre et non sectaire qui pressent qu’une spiritualité plus vaste est à l’origine des religions et traditions qui n’en sont plus que des versions « vulgarisées » adaptées à la mentalité du plus grand nombre ;

             Cela ne l’empêche pas de tenir le message du Christ en haute estime, jusqu’à lui consacrer un livre, modèle d’ouverture et de compréhension : « En relisant les évangiles ».

             Pourtant un jour Arnaud finit par rencontrer son « Maître ». Celui qui va opérer une synthèse et lui faire vivre concrètement la sadhana qui vise à le libérer de son passé. Ce qui est l’obligation impérative de quiconque désire se connaître lui-même pour en être libre.

                                                                                                                             A suivre

 

 

 

 

527 - Compatibilité
527 - Compatibilité
527 - Compatibilité
527 - Compatibilité

 

 

 

Parler de compatibilité

quand le monde est un océan de contradiction

un capharnaüm sans pied ni tête et un panier de crabes

lubriques et assassins pleins de vie exubérante

relève de l'inconscience crasse !

Pardonnez ma naïveté

enfantine.

mais c'est le Bon Dieu

qui m'a fait comme ça avec sans doute

d'excellentes raisons de faire qu'il en soit ainsi !

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 16:05
"Vaches folles bien gardées" - huile su toile - 61 x 50 cm - 2006

"Vaches folles bien gardées" - huile su toile - 61 x 50 cm - 2006

 

Danse hyper contemporaine

 

                   Dans les sacs poubelle où la télé va s’approvisionner pour nous réjouir la rétine et nous cultiver l’esprit, il y a de tout. Mais il arrive parfois que l’on tombe par hasard sur un sujet qui nous avait échappé mais se révèle être digne d’intérêt.

               C’est ainsi que j’ai découvert Angelin Preljocaj. Connu et apprécié par un bon nombre de nos contemporains sur toute la surface habitable de la planète. De plus apprécié par les élites et vénéré dans les milieux cultivés, il avait totalement échappé à ma vigilance.

               Son terrain de jeu est la danse contemporaine. Celle qui, à l’avant-garde de l’évolution des expressions créatives, réunit et conjugue toutes les formes d’agitation rythmique connues depuis la plus haute antiquité. Dans toutes les régions du monde et sous tous les climats.

               Cela va des cultes vaudou aux danses les plus traditionnelles de nos campagnes en passant par le menuet, le french-cancan, le pas de deux le plus classique avec pointes et entrechats pour se laisser entraîner dans les formes extravagantes de la modernité la plus chaude. Je veux dire celle où l’on n’hésite plus à danser sur la tête. Bref tout est inclus et Angelin Prejlocaj reconnaît toutes les sources qui l’ont inspiré.

               D’abord l’histoire des peuples et des religions. Puis l’Histoire  récente avec notamment les Ballets Russes et Diaghilev à qui il reconnait un immense mérite  novateur.

               Mais ce  surdoué n’est pas un petit débutant Il a une longue carrière derrière lui qui lui a donné l’occasion de se faire connaître un peu partout dans ce vaste monde. En commençant par Paris et son Opéra dont il utilise les ressources humaines et techniques mises avec raison  au service de l’innovation la plus fraîche. Il a ainsi à sa disposition un corps de ballet jeune , dynamique et surentraîné, et dont les hommes et les femmes peuvent tirer le maximum de la souplesse et de la puissance de leurs corps dignes de champions olympiques qui seraient aussi d’anciens gamins des rues exprimant leur joie de vivre avec une spontanéité inlassablement remise sur le métier pour en réaliser toute la puissance.

               Ainsi en cette époque de fou qui mêle et emmêle tout ce qui peut être manipulé,  explosent  encore des domaines ou la révolution permanente des arts et des techniques peut déboucher sur des créations délirantes dont la qualité résulte d’un long passé soigneusement mis en valeur. Mais la science nous l’avait affirmé depuis longtemps : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » et cette fois c’est pour le meilleur.

 

                                                        La Brosse Conge le 31 janvier 2021

                                                        Copyright Christian Lepère

 

526 - Danses hypercontemporaines
526 - Danses hypercontemporaines
526 - Danses hypercontemporaines
526 - Danses hypercontemporaines

oui !

il m'arrive encore

de regarder la télévision.

C'est un risque à prendre parfois

car après tout on ne sait jamais où zapper va nous mener !

 

 

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 17:18
507 - "Nostalgie" -huile sur toile - 80 x 80 cm - 2006

507 - "Nostalgie" -huile sur toile - 80 x 80 cm - 2006

 

A propos d’un peintre connu

Suite et fin

 

               Ainsi Soulages a consacré une bonne partie de sa vie  à couvrir ses toiles de peinture noire. D’abord parce que ça lui plaisait et qu’il aimait ça. Ce qui était son droit le plus strict. De là à en faire une vocation ou, puisqu’il faut bien vivre, tout simplement son « fond de commerce » il n’y avait qu’un pas, vite franchi au hasard des circonstances et des aléas de la vie.

             Mais je caricature en parlant de peinture noire. J’en ignore les raisons mais très vite il a mis de l’eau dans son vin et de la lumière dans son noir. Etait-ce par soucis d’économie ou par élan créatif  s’imposant à lui, toujours est-il  que ce noir est devenu plus varié et plus subtil. Beaucoup moins semblable à lui-même qu’il semblerait paraître au premier abord. Des nuances, des inégalités, des « défauts de structure »  sont apparus. Ce qui lui a permis  de se justifier auprès des esthètes et des snobs de tous bords, ceux qui ont besoin e références et de modèles. En gros auprès de tous ceux qu’une absence de créativité spontanée et viscérale empêche de s’exprimer librement et qui cherchent à maîtriser l’art à grand renfort de théories et de concepts aussi gratuits que leur vacuité
               Pour Soulages le concept est clair et aurait pu devenir inlassablement répétitif. Il a donc su jouer pour tenter de mettre un peu d’inattendu dans ce qui ne l’était que  lourdement convenu. L’ennui est que tout cela reste à un niveau théorique rudimentaire et que n’importe quel barbouilleur plus ou moins doué peut faire du Soulages comme Monsieur Jourdain faisait de la prose involontairement. A cette différence près  que quelques-uns en profitent pour se prendre pour des artistes. Ce qui est très naïf.

               Mais au fait, pourquoi suis-je en train de vous parler de ce peintre dont la notoriété n’est plus à faire.  Serais-je moi-même en train de me justifier  en regardant de haut la « démarche » d’un autre qui ne m’intéresse guère. En train de tenter de conforter mon égo en critiquant ce qui a été le domaine d’expression d’un peintre qui se voulait contemporain

               Soulages a vécu puis il est mort. La boucle est bouclée et un jour ou l’autre ce sera mon tour. Après avoir joué leur rôle, rempli leur mission les petites marionnettes peuvent aller voir plus loin si elles y sont. Ce qui est tout à fait envisageable à condition de ne pas être trop identifié au personnage que nous avons cru être

               Ainsi Soulages a joué le sien. Paix à son âme et à son devenir car, après tout, avait-il enfin trouvé le mot de la fin ?

 

 

                                               La Brosse Conge le 19 janvier 2021

                                               Copyright Christian Lepère.

 

 

 

525- A propos d'un peintre connu (suite et fin)
525- A propos d'un peintre connu (suite et fin)
525- A propos d'un peintre connu (suite et fin)
525- A propos d'un peintre connu (suite et fin)

 

 

 

L'un est parti et l'autre reste...

Pour le moment et jusqu'à nouvel ordre !

C'est la ronde incessante de l'impermanence

chère aux Bouddhas actuels

et à venir.

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 11:17
"La création du monde" -huile sur toile - 100 x 81 cm - 2006

"La création du monde" -huile sur toile - 100 x 81 cm - 2006

A propos d’un peintre connu

 

 

                   Soulages n’est plus, soulages est mort. Le fait est banal et c’est ce qui nous attend tous. Sans exceptions. Que l’on ait été pape, président de la république ou poinçonneur de tickets de métro comme le brave homme chanté par serge Gainsbourg dans une petite chanson décrivant la condition humaine avec beaucoup d’humour.

               Quel rapport entre Soulages, artiste homologué, reconnu et honoré par les autorités et un obscur fonctionnaire  placé là avec la  charge d aider son prochain à ne pas s’égarer dans le labyrinthe souterrain, Aucun à première vue. Pourtant l’un et l’autre ont consacré une bonne part de leur existence à assurer un rôle social. Indispensable dans le cas du poinçonneur des Lilas, pour éviter la fraude qui mettrait en péril la Compagnie  du métropolitain.

               Le rôle du peintre est plus subtil, plus ambigu aussi. Car l’homme est appelé à la transcendance, celle qui permet de dépasser le niveau utilitaire du « métro-boulot-dodo »indispensable dans le quotidien, pour accéder au domaine enchanté de l’art et de la créativité dont on a toujours pensé que lui seul justifiait de venir faire un tour dans cette vallée de larmes, cependant illuminé par le sourire de la Joconde.

                                                                                              A suivre

 

 

 

524 - A propos d'un peintre connu
524 - A propos d'un peintre connu
524 - A propos d'un peintre connu
524 - A propos d'un peintre connu

 

 

Pourquoi parler d'un peintre qui a broyé du noir?

Parce que le "hasard" me l'a suggéré...

Parce  que j'apprécie ?

Ce serait

trop.

Allons! Ne cherchez pas plus loin

car les voies du destin sont impénétrables

et nous dépassent de toute part , en long, en large  et en travers!

 

 

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 16:58
"Invention de la brouette" - huile sur toile - 65 x 54 cm - 2007

"Invention de la brouette" - huile sur toile - 65 x 54 cm - 2007

 

 

 

Intervention

 

         Je vous ai parlé de ma prostate qui méritait d’être « grattée » Depuis quelques temps elle ne remplissait plus toutes ses missions avec soin et célérité. A mon âge cela était normal et correspondait  au fonctionnement statistiquement habituel. Bref  j’étais comme beaucoup de mes semblables amené à être vigilant et à prévoir de menus dérapages. Ceux-ci sont épargnés au sexe féminin  mais, bien entendu,  compensés par d’autres tout aussi ennuyeux au cours d’une carrière biologique considérée comme normale. Et même naturelle.

         J’ai donc été opéré à la polyclinique d’Auxerre. Dès l’accueil tout s’est déroulé normalement. Mon dossier était complet et tous les justificatifs présents en bon ordre. A commencer par l’attestation d’absence de virus qui aurait interdit par sa simple absence toute intervention. Avec retour à la case départ. Ensuite j’ai eu droit aux égards des infirmières, aides-soignantes et personnel administratif. Tous et toutes aimables, polis et bien élevés, bien que souvent stressés par leurs activités débordantes, sans oublier les brancardiers musclés mais sympathiques.

         Je n’ai plus eu ensuite qu’à attendre, à patienter dans le rôle de patient.qui était le mien. Enfin on me descend au bloc… Accueilli par toute une équipe, on endort ma partie inférieure, laissant la tête libre d’observer et l’intellect de broder des napperons avec ses cogitations coutumières. Pendant ce temps les jambes sont inertes, lourdes comme du plomb et résolument absentes. C’est assez long et il faut ensuite récupérer au milieu de quelques autres qui retrouvent leurs esprits sur leurs brancards respectifs.

         Enfin le chirurgien est satisfait. Il me parle des petits ennuis qui peuvent cependant se produire. En fait je m’en tire très bien : pas de saignements, pas de douleurs et très vite, en buvant beaucoup je recommence à uriner normalement. . La couleur est jaune clair, prouvant que tout va bien.

 On m’a enfin débarrassé de ma sonde qui après trois semaines devenait de plus en plus encombrante. Il ne restera plus  qu’à supprimer la perfusion. Avant de m’autoriser à réintégrer la vie civile. Dernières formalités administratives et enfin retour à La Brosse Conge par un taxi-ambulance confortable où je n’ai plus qu’à me laisser véhiculer. On appelle cela le lâcher-prise et, poussé au bout du bout le plus ultime cela peut conduire à la Sagesse. Je n’en suis pas là mais c’est la bonne direction. A condition que l’ego qui me sert encore de paravent accepte enfin de s’effacer en reconnaissant qu’il est inepte, superflu et ne sert strictement à rien d’autre que s’accrocher à son passé pour ne pas disparaître. En tant qu’illusion il arrive à nous convaincre de notre identification au personnage qu’il a lui-même fabriqué de toute pièce avec tout ce qu’il pouvait récolter et assembler. Avec l’aide de nos chers parents et de tous  ceux qui nous ont éduqués pour faire de nous de bons citoyens respectant les croyances sociales qui permettent de s’adapter à un monde de fous bien élevés et présentables.

       

                                      La Brosse Conge le 8 janvier 2021

                                      Copyright Christian Lepère

 

 

        

 

523 - intervention
523 - intervention
523 - intervention
523 - intervention

 

 

Tout est bien qui finit bien!

Toute chronologie respectée, chaque enchaînement prévu

réalisé en temps et  heure...

Que demander de plus en ces temps de dérèglement climatique

et de virus batifolant ?

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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 11:00
"Le temps circulaire" - huile sur toile - 100 x 81 cm - 2007

"Le temps circulaire" - huile sur toile - 100 x 81 cm - 2007

 

2021

 

 

           2020 se meurt ! 2020 s’achève. Après de bons et loyaux services pour tenir son rang la voilà frappée d’obsolescence.

               Mais rassurez-vous braves gens la relève est assurée. Sans une seconde d’hésitation 2021 qui piaffait dans les coulisses a repris le flambeau. Faut-il s’en réjouir ? Ou s’attrister ? C’est selon votre appréciation et vos attentes. Certes l’année du virus nous aura tenus en haleine en attendant la suite inévitable. Elle aura joué avec nos nerfs, alternant  vains espoirs et flambées d’enthousiasme éphémère. Toutes réjouissances qui sont loin d’être terminées.

               Pourtant il semblerait que nous ayons franchi un cap en perdant un sacré paquet d’illusions. D’abord celle, héritée du 19ème siècle qui croyait au progrès que nul ne peut arrêter. Celle de la science triomphante qui  voulait expliquer le pourquoi du comment, accompagnée par la technique qui lui emboîtait  le pas.

               Malgré les horreurs persistantes du 20ème siècle, après mai 68 on pouvait encore s’illusionner et croire qu’enfin l’espèce humaine allait devenir « plus  cool » et que faire l’amour ne laisserait plus de temps à la guerre de ravager le monde. La désillusion a été totale. L’Ego de tout un chacun a tellement besoin de conflits et d’oppositions pour arriver à se pendre au sérieux Comment lui reprocher ? C’est son fond de commerce…

               Certes il y a les dictateurs déclarés ou simplement gênés par des simulacres de démocraties et rongeant leur frein en attendant leur heure. Parmi eux je placerai en première ligne les Poutine, Erdogan et autres Ayatollahs. Avant de faire figurer tous les autres  qui sont gênés par des lois, des constitutions et autres « Déclarations des droits de l’homme » comme Donald Trump, Macron  et une multitude d’autres de tous bords et de toutes opinions, de droite, de gauche et du centre le plus savamment mitigé. Le fait d’être « Vert » ne met pas à l’abris des ambitions personnelles et du besoin d’imposer ses vues au reste de la planète.

 

                                                  La Brosse Conge le 8 janvier 2021

                                                  Copyright  Christian Lepère

 

 

 

522 - "2021"
522 - "2021"
522 - "2021"
522 - "2021"

 

 

Donc une Nouvelle Année va dérouler ses fastes

et nous réjouir grandement

de son imagination

délirante !

Accrochez-vous bien,

le spectacle est permanent

Rien ne saurait l'arrêter ou le faire dévier

de son cours irrémédiable

et plein de

! ? ! ?

??

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 15:59
592 - 'Le temps qui passe" - huile sur toile - 100 x 81 cm - 2010

592 - 'Le temps qui passe" - huile sur toile - 100 x 81 cm - 2010

 

 

Fantaisies prostatiques

Suite

 

             Alors je me résous à aller aux urgences de l’hôpital d’Avallon que je connais bien. J’y suis accueilli par une infirmière très jeune et sympathique qui m’installe une sonde pour me vider la vessie. Puis un médecin vient me voir. Je lui explique mon cas. Il compatit mais ensuite m’apprend que ça peut recommencer et que donc il faut que je conserve la sonde jusqu’à ce que je consulte l’urologue, 5 jours plus tard. Je vais donc m’organiser pour vivre avec ce matériel encombrant jusqu’à nouvel ordre.

             Maintenant le temps passe lentement, mais Dieu merci, le frigo est plein car pour aller faire des courses à Casino ce ne serait pas très discret et assez complexe.

             Enfin le jour du rendez-vous avec l’urologue arrive. Dûment prévenu je  suis à l’heure prévue, « pile-poile ». Mais bien entendu je vais devoir patienter, d’abord en attendant que deux autres personnes qui me précèdent soient accueillies, puis au moins trois autres qui arrivent ensuite…Enfin c’est mon tour. Le spécialiste est ravi de devoir m’opérer mais il m’apprend que je vais devoir conserver la sonde jusqu’à l’intervention, c'est-à-dire le trois janvier.

Comme il constate mon dépit, il me précise aimablement qu’on peut modifier le processus en installant une poche plus discrète. Mais il va falloir l’attendre. J’attends donc plusieurs jours avant d’apprendre que je peux aller chercher le nouveau matériel à la pharmacie à  Avallon. Un tas de boîtes et d’emballages m’y attendent. Comme prévu il faut maintenant que je trouve une infirmière qui accepte de venir à domicile.

             Recherche sur internet. Téléphone. Répondeur. Enfin une voix féminine me demande de quoi il s’agit. Je m’explique avec une personne très aimable et qui a l’habitude. Elle me confirme que je n’ai pas besoin d’elle pour l’hygiène quotidienne mais seulement pour changer éventuellement la poche. D’ailleurs sur place elle constatera que ce n’est peut-être pas tellement nécessaire. Mais j’ai quand même à continuer de supporter la sonde…

 

                                               La Brosse Conge le 21 décembre 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

521 - Fantaisie prostatique  (suite)
521 - Fantaisie prostatique  (suite)
521 - Fantaisie prostatique  (suite)
521 - Fantaisie prostatique  (suite)
521 - Fantaisie prostatique  (suite)
521 - Fantaisie prostatique  (suite)

 

 

Pendant ce temps l'année finit de s'écouler...

Les jours lassés de se réduire

reprennent

du poil

de  la bête.

La lumière réaffirme ses droits

petit à petit, sans se presser, précautionneusement !

La suite est en train de mûrir suivant les lois de nature comme à l'accoutumée !

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 16:53
"Confusion des sentiments" - hhuile sur toile - 73 x 60 cm - 2010

"Confusion des sentiments" - hhuile sur toile - 73 x 60 cm - 2010

 

Fantaisies prostatiques

Suite de « Corona le solitaire »

 

             Pour ma modeste part, retiré au cœur de la Bourgogne, je coulais des jours paisibles à La Brosse Conge. Mais le destin ne l’entendait pas de cette oreille. A mon âge il est banal d’avoir une prostate un peu musclée. Ce qui est son droit le plus absolu mais peut entraîner des conséquences. Notamment des besoins d’uriner la nuit de façon excessive nuisant à un repos nocturne indispensable pour le moral. Mais tout le monde a le droit de vivre en exerçant un métier utile aux autres. Ainsi les urologues qui s’occupent de ce genre de petits tracas. L’un d’eux, jeune médecin plein d’avenir m’a donc accueilli pour me proposer son aide. Avec quelques médicaments le tour était joué. Mais rien n’est aussi simple et l’on sait que les médicaments  chimiques et issus des grands laboratoires ont parfois des effets secondaires un peu ennuyeux. L’un d’eux qui m’était prescrit a donc l’idée  loufoque de provoquer des vertiges et des pertes d’équilibre. Ce qui est handicapant au quotidien.

             Je retournais donc chez l’urologue qui me fit une autre prescription un peu plus compliquée mais m’expliquât qu’une opération bénigne pouvait résoudre le problème. En l’absence de prostate la vessie peut se remplir confortablement et ne plus vous réveiller nuitamment. Sympa ! Non ?

             Un peu réticent à  l’égard de la chirurgie, je pris contact avec un homéopathe. Après avoir été suivi par un de ses confrères pendant de longues années j’étais prêt à faire confiance à ses petites pilules savamment dilués. J’allais donc le voir à Clamecy, charmante petite ville  bien préservée et assez proche. Hélas ! D’emblée ce monsieur très affable et sympathique m’apprit qu’il « repliait les gaules » comme disent familièrement ceux qui taquinent le goujon sur les bords de l’Yonne. En conséquence de quoi je le voyais pour la première et dernière fois…Il me confirma par ailleurs que l’homéopathie  ne  jouit pas de beaucoup de considération aux yeux de la médecine officielle et universitaire Elle passe même pou une plaisanterie sans aucune référence scientifique qui ne sera donc plus remboursée par la sécurité sociale. Par ailleurs il y a peu de praticiens en Bourgogne et certains qui pratiquent d’abord l’allopathie vont se replier sur les positions officielles. C’est donc d’ores et déjà un domaine sinistré.

             Sur ces entrefaites je me réveille une nuit avec une forte envie d’uriner. Je me lève pour constater un blocage complet. Pas une goutte ne s’écoule ! Comme cela m’était déjà arrivé par le passé avant la prise de médicaments, je me recouche. Puis je me relève. Et je commence à boire pour tenter de diluer. Entre 3 et huit heures du matin je fais au moins une douzaine de tentatives. En vain…Puis j’essaie de téléphoner à mon médecin traitant. Mais c’est son jour de congé.

 

                                                                                                       A suivre

 

 

520 - Fantaisies prostatiques
520 - Fantaisies prostatiques
520 - Fantaisies prostatiques
520 - Fantaisies prostatiques

 

 

La suite sera anecdotique

et pleine d'inattendu qui fait le charme 

d'une existence ou tout se dévoile à son heure

De toute façon ça ne peut pas s'arrêter ainsi

de but en blanc, sans préambule!

Ne soyez pas pressé.

Ca va venir !

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 10:52
520 - Corona le solitaire

 

 

Corona le solitaire ?

 

         Ainsi le corona est en train de faire des adeptes. Un peu partout dans le vaste monde dûment mondialisé beaucoup se laissent séduire par la dernière innovation.

Hommes, femmes, enfants turbulents et vieillards cacochymes sont embringués dans la dernière mode, la nouveauté difficilement contournable.

             Donald a montré l’exemple. Il a fait comme beaucoup, prouvant qu’il était quelqu’un de très simple, faisant partie du monde et qu’il pouvait partager le sort commun des créatures souffrantes. Mais attention ! Faut pas pousser et avec une farouche détermination on peut faire face…Egal à tous, il est quand même le meilleur. D’ailleurs pour le moment il est toujours le guide suprême des Etats Unis d’Amérique. Ce qui n’est pas rien. Certes il encourage maintenant une vaccination massive qui grâce à lui peut mettre fin au scandale d’une pandémie bête et méchante.. Et enrichir des laboratoires qui ont bien le droit  d’en profiter. Comme le virus qui a lui aussi saisi l’occasion inespérée pour se répandre grâce à la peur qu’il provoque et qui paralyse les esprits en nous rendant encore plus idiots que nature. Ce qui n’est pas peu dire

             Mais tout cela nous dépasse. Et chacun s’arrange comme il peut pour survivre au quotidien, même si les marchands de vélos s’en tirent assez bien. Selon leurs dires. D’ailleurs ils ne sont pas les seuls et le  monde d’avant qui n’a pas encore dit son dernier mot va maintenant tout faire pour tenter de ne pas disparaître. Avec des millénaires d’ancienneté la bonne vieille mentalité du chacun pour soi n’a pas encore renoncé à imposer sa loi. La lutte opiniâtre, la compétition acharnée  et le libéralisme sans foi ni loi ne sont pas encore prêts à céder la place gracieusement à la coopération altruiste. Pourtant le processus est en cours…

 

                                                                                              A suivre…

 

 

 

520 - Corona le solitaire
520 - Corona le solitaire
520 - Corona le solitaire
520 - Corona le solitaire

 

 

Le virus nous circonscrit

et complique à profusion un quotidien plus qu'incertain!

Allons-nous le remercier

de nous forcer

à  revoir

nos vies

figées dans un passé

qui ne veut surtout pas changer !

 

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