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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 06:44
"Gros macho" - huile sur panneau - 27 x 22 cm - 2015

"Gros macho" - huile sur panneau - 27 x 22 cm - 2015

 

Pensées errantes

Suite (3) du N° 484

 

 

               Mais tout cela n’est que préambule et je voudrais traiter du sujet qui m’importe et qui a plus de rapports avec l’âme qu’avec le quotidien des petites gens.

              

               Dès que j’ai été en mesure de comprendre on a commencé à s’inquiéter du salut de mon âme. Ma grand-mère n’était pas dévote et mon grand-père tenait le rôle de l’athée notoire bouffant du curé avec enthousiasme ! Sans doute se vengeait-il d’une enfance où on avait tout fait pour le formater en bon chrétien docile. Et comme pour  beaucoup d’autres le traumatisme de la guerre  dans laquelle sa jeunesse avait été plongée l’avait amené à remettre en cause  tout ce qu’on lui avait recommandé de croire.

               Cependant ma maman tenait à ce que nous soyons élevés dans la religion. Elle-même n’allait pas à la messe parce qu’elle n’en avait pas le temps…Et c’était vrai. Mais elle tenait à ce que ses enfants fussent baptisés, fréquentent le catéchisme et puissent tout au moins continuer dans cette voie s’ils en avaient envie. Et  après tout pourquoi pas ?

               Dans mon cas ça ne devait pas durer très longtemps et passés les premiers émois religieux je commençais à me poser des questions. Après avoir remis en cause le père Noël comme tous ceux de mon âge, j’avais tenté de continuer à croire parce que c’est rassurant et que les grandes personnes le font, du moins certaines censées être les meilleures, les plus justes et les plus raisonnables.  En oubliant résolument toutes les autres dont faisaient parti mes semblables : crétins sous-développpés et autres incapables ornant le fond de la classe, à côté du radiateur…,Celui qui ne fait rien est un « Fait néant » comme nous l’avait précisé avec véhémence un instituteur bienveillant nous reprochant de négliger l’essentiel pour qui il était indispensable de devenir tous premier de la classe et de mériter la Croix d’Honneur. Son doigt accusateur nous avait alors pointés un à un pour que le message s’inscrive en lettres de feu dans nos âmes encore si tendres.

               Message bien reçu ! et je me souviens encore des serments que je me fis à cette occasion : « Non , plus jamais je ne ferai de peine à ma maman en n’étant pas le meilleur, le plus juste et le plus méritant ! » J’étais sincère, à tel point que je crois bien avoir réussi à tenir ma promesse  jusqu’à la prochaine récréation , quelques minutes plus tard.

               Mais la récré, c’est la récré et comme le nom l’indique  c’est fait pour se recréer, reprendre son souffle et repartir à zéro. En route pour de Nouvelles Aventures.

 

                                                                                     A suivre

 

 

"Bal du crépuscule" - huile sur toile - 65 x 54 cm - 2009

"Bal du crépuscule" - huile sur toile - 65 x 54 cm - 2009

 

 

 

Enfin Libres!

Bien sûr sous conditions...

mais que voulez-vous rien n'est parfait

et tout est relatif.

 

 

 

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 13:47
"Equilibre ludique" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2015

"Equilibre ludique" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2015

Le soir au fond des bois

 

 

 

 Le soir j’aime le co-

-rona au fond des bois.

Le coco, le rona

Le corona sans toit

Qui nous confine enfin

Qui nous enferme en vain

Ailleurs que dans la rue

Ailleurs que dans la joie.

 

 

Si le soir en tombant

Réveille sa splendeur.

Si la biche au couchant

Attend que sonne l’heure

d’écouter au lointain

si vont passer les trains

je sanglote et je rêve

en ce jour et sans trêve

d’un monde merveilleux

ou le virus abscons

sera vaincu par ceux

dont c’était la mission.

 

Merci donc à tout va

Qu’ils soient masqués ou pas

qui faisant de leur mieux

Niquent le corona !

 

 

Ah ! que n’ai-je d’Hugo

Victor le grand poète

Hérité le talent

Le sens de la fête

qui permet en rêvant

de tisser en sa tête

d’y assembler des mots

qui riment à propos

du corona qui m’a

fourni une raison

d’un peu de déraison

en ces temps de tracas

et de confinement

navrant !

 

 

La Brosse Conge le 14 avril 2020

Copyright Christian Lepère

 

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Soyons prêts

à déconfiner!

On verra bien ce qu'il en adviendra...

 

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 07:08

 

Beau temps sur la Bourgogne

 

 

         Ce blog créé il y a 10 ans  (le 17 avril 2010) suit son cours. Hier j’étais accablé et j’ai rédigé ce texte surnuméraire. Non prévu. Gratuit. Le voici donc en supplément…

 

 

 

             Ce matin au réveil j’étais accablé. C’était comme une chappe de plomb qui m’oppressait. Comme une lourde dalle broyant tout espoir. Pourtant il faisait beau. Le soleil venait de se lever clair et radieux derrière la colline Sa douce chaleur rayonnait à travers les vitres éveillant  les objets éparpillés sur la table, les faisant exploser en une multitude de petits feux d’artifices féériques. Cela me rappelait de tendres souvenirs d’enfance. Alors j’étais émerveillé, heureux, comblé et entouré par la famille qui semblait partager cette extase domestique. C’était il y a bien longtemps. C’était jadis et le monde rayonnait de joie.

             Alors que se passe-t-il ? Manquerait-il quelque chose ?  Y aurait-il quelque lacune dans un spectacle aussi satisfaisant ?

             Et pourtant… Et pourtant… Bien sûr nous sommes repliés sur nous-mêmes, confits dans une réclusion qu’un virus indifférent nous impose sans aucune intention. Simplement parce qu’il est là et que comme tout un chacun il n’a qu’un seul désir, survivre et se propager. Et c’est ainsi depuis l’aube des temps, depuis que la vie existe et prolifère sur cette planète. Depuis que le monde est monde. Bien avant qu’Abraham ait conduit le peuple élu jusqu’aux portes de la Terre Promise. Bien avant les mythe et les légendes qui nous aident à accepter un destin qui ne convient guère à nos désirs d’absolu. Parce qu’après tout je suis le peuple élu (toutes races confondues). Pas plus que vous…c’est entendu ! Pas moins non plus, excusez m’en…

             Car nous sommes des mammifères métaphysiques .D’étranges animaux capables de transcendance. Des créatures que rien ne saurait combler. Des étrangetés improbables dans ce monde qui nous paraît si solide et si opaque.

             Mais j’en reviens à ce beau matin ensoleillé où mon âme est triste et accablée. Peut-être allez-vous hausser les épaules et éventuellement éprouver de la commisération pour ce malheureux qui promène sa déréliction toute personnelle alors qu’un chaud soleil illumine son intérieur campagnard. Alors qu’il a comme diraient les gens simples «  tout pour être heureux ».

             Alors pourquoi ne l’est- il pas ? C’est qu’il est comme tous ses semblables pourvu d’un subconscient. Enorme réservoir où il a refoulé tout ce qui ne lui plaisait pas. Tout ce qui lui était intolérable et à quoi il refusait le droit de s’imposer à lui. C’est là qu’il a remisé tout ce qui contredisait ses prétentions démentes à l’Absolu. C’est là et nulle part ailleurs qu’il a affirmé être le Maître du Monde. Le Seul, l’Unique, celui qui a inventé Dieu après en avoir perdu l’évidence avant de le tuer…

             Et c’est ce qui le fait souffrir.  Beaucoup de ses semblables sont restés plus simples. Ils ont fait semblant d’oublier leurs prétentions. Ils sont devenus raisonnables. Ils ont tellement envie d’être jugés normaux et intégrés à la société. Métro, boulot, dodo et le droit de vote pour tous. Ils ont tellement besoin d’être intégrés au troupeau, parce que ça tient chaud et que ça protège des prédateurs (Ah ! la peur du Grand méchant Loup !).

             Alors excusez m’en, mais ce matin mon âme est accablée, envers et contre tout et il est évident que j’en suis seul responsable. Mais ça va passer, comme tout le reste, le bon, le mauvais et le tiède, selon les appréciations.
                  

Portez-vous bien chers confinés !

 

 

                                        La Brosse Conge le 24 avril 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 09:56
 cm cm - 'Les portefaix" - huile sur toile - 100 x 81 cm - 2015

cm cm - 'Les portefaix" - huile sur toile - 100 x 81 cm - 2015

 

 

                Encore une fois je vais rater mon rendez-vous. Pourtant je vous avais promis la suite de mes « Pensées errantes ».  Mais la pandémie insiste ! Elle continue de se répandre…Alors comment l’ignorer ?

 

 

 

Corona ! aye, aye, aye !

 

 

Pourquoi nous tourmenter

Nous faire du chagrin ?

 

Pourquoi sur la planète

Autour de nos maisons

Où notre vie s’arrête

Absurde et sans raison 

Laisser la pendémie

Franchir nos balcons

Et nous priver de vie ?

 

Pourquoi tant de malheur

Avant que sonne l’heure

Où le virus vaincu

Et las de nous faire peur

Reconnaîtra penaud

Qu’il s’est pris pour Zorro !

 

Pardon ! Excusez-moi

J’intervertis les rôles…

Je prenais Corona

Pour ceux qui le combattent

Ceux qui ne sont pas drôles,

Ceux mis échec et mat !

 

Funeste et par mégarde

Je prenais Corona

Virus mutant selon l’usage

pour un héros du Nouvel Âge

Pour Trump et pour Macron

Pour papy et tonton

Qui voudraient terrasser

Le monstre hideux, rampant

Qui las de nous cerner.

Et de nous contourner

Voudrait plutôt dans la foulée

Pandémifier le monde entier !

 

Mais reprenez courage

Avec passion et avec rage !

Nous ne pouvons baisser les bras

Tant que Castaner sera là !

Au moins c’est lui qui veillera

A châtier ce virus ingrat

Droit venu du soleil levant

Les yeux bridés

Le souffle court

Comme tout ceux qui à présent

Se voient souffrir

Et dépérir

Faute d’avoir été prudents

Embrassant leurs petits enfants

Et répandant la contagion

Par souci de tout partager.

 

 

 

Pourtant dans mon enfance Monsieur le curé nous l’avait bien dit « C’est très mal de garder pour soi  ce dont on peut faire bénéficier les autres en toute équité ». Et cette autre du même tonneau : « Laissez venir à moi les petits enfants » (Qu’ils viennent embrasser  Papy et Mamie  tout enfermés dans leur EHPAD !)

 

 

 

 

 

La Brosse Conge le 6 avril 2020

Copyright Christian Lepère

 

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Le virus insiste

Je ne me lasserai donc pas de le fustiger !

On n'a pas pas idée d'être aussi bêtement répétitif

et d'insister aussi lourdement sans même tenter une mutation.

C'est d'un monotone à pleurer

D'un inepte

au-delà 

du 

nul

!

 

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 07:40
"Salle de bain non-homologuée"-  huile sur toile - 65 x 54 cm - 2009

"Salle de bain non-homologuée"- huile sur toile - 65 x 54 cm - 2009

           

 

 

 

 

  Voilà qu’à nouveau je vais vous faire patienter pour la suite de mes souvenirs. Interpellé comme tous nos semblables par ce connard de Corona je me dois de faire face avec mes modestes moyens. Non ! Cet indécent mutant n’aura pas le dernier mot ! L’avant-dernier peut-être…Parce qu’on est ouvert et compréhensif.  Mais trop c’est trop ! Qu’on se le tienne pour dit.

 

 

Corona nana

 

 

Corona nana

Gentil corona des bois

 

A quoi joues-tu donc Corona ?

Virus primesautier

 C’est le destin qui t’a

pour notre humanité

Sans avoir a nous dire pourquoi

fait chuter!

 

Espiègle et fou tu improvises

Et plein de charme exubérant

Tu nous fais mouiller la chemise

Et toussoter comme déments

Tu nous plonge dans la détresse

Du temps qui va, du temps qui presse

Qui s’affole et puis qui nous laisse

Dans des urgences surchargées

Ou de charmantes infirmières

des aides soignantes éplorées

fatiguées mais dignes et fières

Sont là pour enfin prodiguer

Leurs soins à tous les épuisés.

 

Corona nana

Gentil corona des bois

 

         Mais pendant ce temps la pandémie fait rage. Parcourant la planète en long, en large et en travers. Surtout en travers d’ailleurs, ignorant les règles les plus élémentaires du savoir-vivre et de la bienséance voilà qu’elle s’attaque à tous, sans respect de l’étiquette et de tout ce que l’on a toujours respecté. Après la famille royale recluse en sa perfide Albion, va-t-elle s’attaquer au pape, à  ses évêques ? Pourquoi pas à ses saints ?. Aura-t-elle l’élégance d’épargner notre président, dûment élu au suffrage universel. Ne se contenterait-elle pas d’éliminer les vieillards inutiles qui de toute façon n’en avaient plus pour longtemps ? Je ne parle pas des djihadistes et autres repris de justice déshonnorant la dignité humaine. Non ! elle préfère s’attaquer à l’innocent, au tout-venant, au sans-défense qui n’a que ses yeux pour pleurer…

         Ah ! Nous vivons une triste époque ou de malheureuses ménagères en sont réduites à faire des réserves de papier toilette pour préserver la dignité de leurs enfants…

 

                                               La Brosse Conge le 10 avril 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

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J'ai bien peur

qu'une suite longue et incertaine

ne continue d'étoffer

ce feuilleton 

idiot.

ALORS  A  PLUS...

 

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 07:15
"Le ciel en soit témoin" - Huile sur toile - 61 x 50 cm - 2009

"Le ciel en soit témoin" - Huile sur toile - 61 x 50 cm - 2009

 

 

                Je pensais vous faire bénéficier du 3ème épisode  de « Pensées errantes ». L’actualité a eu raison de mes prévisions. Le confinement actuel m’a donc fourni  un sujet de réflexion dont j’ai profité  pour commettre ce petit poème. Merci aux circonstances qui m’ont fait dévier de la rigidité de mes prévisions. La vie est fluide et insaisissable et elle nous mène où elle veut. Accueillons donc la fraîcheur de l’instant présent cher à Eckhart Tolle !

 

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Corona song

 

 

 

C’est le coco, le corona

C’est le virus proliférant

Qui fige les humains surpris

Confinés de jour et de nuit.

 

Sans relâche tout maugréant

Tout crachotant dans leur détresse

Tout affolés de pandémie

Tout confits et serrant les fesses

Sous le soleil et sous la pluie.

Nous sommes ses victimes vaines

Ses otages accablés de peine

Souffre-douleurs anéantis

De ne plus pouvoir faire pipi

Même seul au bord de la route.

Rentrant chez soi coûte que coûte !

 

C’est le coco, le corona

Qui nous confine et fait sa loi.

 

 

Ses yeux bridés de cerf-volant

Nous font la nique en souriant

En riant jaune et maladif

Très coupable et bien sûr fautif

De nous contraindre assurément

A des masques chirurgicaux

Qui protègent mais nous font pas beaux.

 

Il nous confine pour plein de fois

Fermant tous les cafés-tabacs

Ou l’on allait joyeusement

Avec papa, avec maman

Le sam’di soir après l’turbin

Chercher réconfort et entrain !

 

C’est le coco, le corona

Qui nous confine et fait sa loi.

 

 

Venu d’Orient comme il se doit,

Mondialisant son champ d’action

Il nous investit sans raison

Autre que le « chacun pour soi ».

 

C’est un connard de corona

Un simple virus affolé

Qui par malheur se prend pour quoi ?

En attendant le mois de mai

Où l’on pourra déconfiner !

 

Dans la mesure ou le destin

Le voudra

Bien.

 

 

 

La Brosse Conge le 5 avril 2020

Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

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Dès la prochaine fois

nous reprendrons le cours normal

de mes "Pensées errantes"!

Envers et contre tout!

Même un virus

idiot !

 

 

 

 

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 16:40
"Point trop n'en faut" - Huile sur toile - 51 x 45 cm - 2009

"Point trop n'en faut" - Huile sur toile - 51 x 45 cm - 2009

 

Pensées errantes

Suite (2)

 

               C’est dans cette situation que l’épouse du tôlier-fumiste  avait pris la sage décision de se retirer à la campagne. En effet les hasards de l’existence avaient amené le jeune couple à se faire construire une petite maison à  Sermizelles, charmant  village blotti  dans la vallée de la Cure  au Nord de la Bourgogne. « Construire » n’est pas le terme approprié mais plutôt « relever les ruines d’une vieille grange » dont il ne subsistait plus qu’une cave voûtée et de bonne taille surmontée de restes de murs en pierre de 90 centimètres d’épaisseur.

               Dans ces temps héroïques mon père gagnait  de quoi vivre durant la semaine puis revenait voir son épouse et ses enfants en accomplissant le trajet aller-retour depuis Paris  sur son vieux vélo. Dieu soit loué, la région est plutôt plate ! Mais quand même…

               C’est au cours de ses allées-venues qu’il avait aussi décidé de creuser un puits. Las d’aller chercher des sceaux d’eau au puits communal à cent mètres il avait donc affûté ses burins et commencé à tailler dans le calcaire sans même avoir la certitude d’arriver à ses fins. C’est onze mètres plus bas que l’eau s’est enfin mise à ruisseler avec une abondance suffisante pour les besoins des occupants dont je faisais partie et qui se devaient de participer pour remonter les sceaux…jusque dans la maison. Les besoins étaient calculés au plus juste et nous nous devions  de tout gérer avec soin. Y compris pour les soins corporels et autres.  Mais après tout nous ne faisions que vivre comme nos ancêtres qui n’avaient jamais connu d’autres mœurs…

 

                                                                                     A suivre

 

 

 

 

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Prêts pour la suite?

Alors

il faudra patienter!

 

 

 

 

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 15:47
"L'estaminet" - huile sur toile - hexagone :51 x 45 cm - 2009

"L'estaminet" - huile sur toile - hexagone :51 x 45 cm - 2009

 

Pensées errantes

La vie et ses abords

 

 

               Il se trouve que je suis né en 1942, pendant la guerre. Mon père, très modeste petit artisan fabricant des tuyaux de poêle dans un atelier du 11ème arrondissement continuait ses activités. Après avoir « fait la guerre, la bizarre, la drôle de guerre » puis avoir été démobilisé comme tous ses petits camarades, il s’était retrouvé dans le civil où il continuait à fournir à de braves gens les moyens de survivre, de vivoter, et de se chauffer avec les moyens du bord.

               Son atelier était petit  et coincé au fond d’une arrière-cour, discret à souhait mais connu de  ceux qui vivaient dans ce quartier parce qu’ils y étaient nés ou que les aléas de l’existence les y avaient menés. Rien de bien remarquable, ni de glorieux. Ce n’était pas la misère mais une vie modeste à laquelle on était habitué. Et puis c’était la guerre avec ses privations, la moitié de la France nord gérée avec une efficacité toute militaire et de plus germanique pendant que plus au Sud on tentait de résister à ce qui paraissait irrémédiable.

               La partie était jouée et, pour le bon sens populaire tout semblait définitif, même si certains contre vent set marées voulaient poursuivre le combat pour se libérer d’une dictature effroyable. De Gaulle n’était pas très connu et bien peu croyaient en lui pour retourner la situation. Il ne lui restait plus qu’à s’exiler à Londres pour y organiser une assez hypothétique résistance.

               Pendant ce temps ma mère qui était une petite personne discrète et timide venait d’avoir son second fils, je veux dire moi-même. Mon frère  avec ses cinq ans de plus que moi  était en mesure d’apprécier la situation de façon plus objective pour se faire une idée de ce qui se passait.

                                                                                              A suivre

 

 

 

 

 

 

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Mais où veut-il en venir

avec ses  souvenirs d'enfance

qui n'intéressent que lui?

Patience!

La suite pourrait nous éclairer...

 

 

 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 08:25
"Les extatiques" - Huile sur toile - 46 x 38 cm - 2009

"Les extatiques" - Huile sur toile - 46 x 38 cm - 2009

 

Subsister

 

 

 

Il était las de subsister

Pourquoi poursuivre une vie vaine ?

Pourquoi continuer à plus soif

Un enchaînement sans issue ?

Une suite où pointait à peine

Un espoir au coin de la rue…

 

             Une sacrée chose après l’autre se répétant, sans queue ni tête juste se répétant. Sans fin, sans pause et sans répit.

             Pourtant sa vie s’était  déroulée comme à l’ordinaire, un épisode amenant l’autre. Un effet suivant une multitude de causes qui avaient sans doute leur raison de s’enchaîner ? Mais savait-on pourquoi ? Pourquoi de cette façon plutôt que d’une autre ? Et après tout  qui aurait pu le savoir ?

             Il en était là dans ces amères pensées. Bétonné dans sa solitude. Flottant comme épave au fil d’un courant maussade. Tout emporté par la mouvance du temps qui s’écoule parce qu’il en a l’habitude et qu’il ne sait pas faire autrement.

             Se balancer sous le métro ? C’est se donner de l’importance. C’est  agir brutalement sur le devenir de ses semblables qui vivent leur vie comme ils en ont bien  le droit, Parce que c’est la leur. Parce qu’on les attend. Parce que leur patron serait fâché d’un retard imprévu causé par une cause futile. Même pas justifié par une grève sauvage des personnels roulant protestant contre les misères que leur impose la direction en alourdissant leurs horaires de travail. Ou en s’en prenant à leurs espérances de retraite paisible comme ils s’y attendaient.

             Alors à quoi bon provoquer l’irrémédiable… Irrémédiable ? Mais après tout il y en a qui s’en tirent avec élégance. Et si l’un qui se trouvait par mégarde au bord du quai, a été bousculé et se retrouve tronçonné en trois au grand dam de ses proches, d’autres en réchappent. Et pourtant leur décision était prise. Leur destin les avait contraints à cette dernière extrémité. Mais ils s’en étaient bien tirés si ce n’est un léger désordre dans leur tenue vestimentaire et les cris horrifiés d’une petite fille qui ne s’en remettrait pas. Même à l’âge adulte et après avoir obtenu son bac avec la mention « Très Bien ! ». Traumatisée à tout jamais sur un quai de métro à un âge bien trop tendre, entourée par une foule dont on ne saurait rien dire. Parce qu’elle-même ne sait pas trop pourquoi elle est là.

             Il était donc bien abattu et ruminant de tristes pensées il continuait de cheminer dans les correspondances de Barbès Rochechouart. Evitant tout juste quelque pauvresse fagotée dans sa misère et faisant obstacle à sa progression. Contournant le chanteur aveugle qui depuis de longues années beugle « Etoile des neiges » au même détour du même couloir. Cerné par le flux et le reflux alterné de semblables qui se hâtent en flots discontinus.

             Enfin il a surgi du labyrinthe des couloirs souterrains. Encore un peu suffocant il a retrouvé l’air libre, celui de sa rue habituelle ou les exhalaisons des moteurs à essence de pétrole vous garantissent un taux ce Co2 considéré comme gérable par les autorités sanitaires.

             C’est donc le cœur léger qu’il a réintégré ses pénates en attendant sa prochaine crise de déprime causée par quelques menus ennuis du quotidien dont la grande ville a le secret. Mais ne soyons pas trop pessimiste car sur le quai du métro peut-être croisera-t-il enfin la bonne âme qui d’un coup d’épaule négligent le poussera sous la rame libératrice qui le coupera en trois morceaux très proprement et sans états d’âme superflus.

 

                                                        La Brosse Conge le 19 janvier 2020

                                                        Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

 

 

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Tout problème a sa solution !

Parfois radicale.

Mais au moins on pourra redémarrer...

 

 

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 15:36
"En avant" - Gravure à l'eau-forte - 1968

"En avant" - Gravure à l'eau-forte - 1968

 

Dieu joue à se perdre et à se retrouver !

 

 

 

 

 

             « Dieu joue à se perdre et à se retrouver… » c’était l’affirmation péremptoire et définitive des premiers grands sages de l’Inde. Ceux qu’on nommait les Grands Rishis.

             L’affirmation est nette et il semblerait bien  que ce soit la seule rendant compte des principes métaphysiques les plus universels.

En bonne non –dualité, l’Absolu est l’origine de TOUT et tout c’et tout ! Or il est réputé être infiniment bon. Il n’est qu’Amour. Mais  le spectacle du monde ne correspond guère à cette image idyllique, surtout peut-être en cette période de chaos mondialisé qui nous sert de cadre de vie.

             Si tout était parfait, çà se saurait…et le jeu divin nous paraîtrait sans gravité…un simple jeu merveilleusement gratuit. La fantaisie ludique d’un espiègle Tout-Puissant !

             On peut bien sûr rétorquer que nos notion de bien et de mal sont on ne peut plus subjectives et qu’elles ont changé suivant les époques et les mœurs en cours. Ainsi le Pater Familias romain avait droit de vie et de mort sur ses enfants. Et cela paraissait aussi naturel que l’esclavage.

             Par ailleurs, nous opposons la vie qui est Bonne  à la mort qui est Mauvaise (selon nous) Or  aucun  biologiste ne saurait contester  cette vérité : Non seulement la destruction fait partie intégrante de la vie biologique mais elle en est la condition première. Comment un organisme pourrait-il grandir, se développer sans détruire à chaque instant les étapes indispensables à son élaboration. A moins que le nouveau-né ne reste à tout jamais qu’un nouveau-né… ce qui est déjà absurde au stade du fœtus et de l’embryon !

             Donc Dieu joue à se perdre et à se retrouver, depuis les origines et jusqu’à plus soif.

             Mais le cosmos est infiniment vaste, et complexe, et subtil, et interdépendant.  D’ailleurs tout le problème  ne viendrait-t il pas du fait que nous nous prenons pour un ego, une entité autonome ( ! ) auto-suffisante et totalement séparée du reste du cosmos ? Ce qui est d’une niaiserie confondante et dément toute observation du monde tel qu’il se présente à nos cinq sens et à tout ce qui peut compléter leur insuffisance.

             Or toute notre vision du monde repose sur l’égocentrisme actuel. Nous en sommes précisément au point où tout un chacun se vit et se ressent comme le centre du monde, pas seulement Poutine ou Donald Trump. C’est de toute façon confirmé par notre vision binoculaire en perspective, indéniable puisque vérifiée par la photographie ! Donc chacun pour soi et le Bon Dieu pour tous ( à chacun-chacune d’inventer le Bon Dieu qui correspond à ses souhaits…et qui pourra  ensuite l’accueillir à sa droite  pour l’éternité !

 

 

                                               La Brosse Conge le 6 mars 2020

                                               Copyright Christian Lepère

 

 

 

 

"Pays chimérique" - Gravure à l'eau-forte - 1969

"Pays chimérique" - Gravure à l'eau-forte - 1969

"Dame à la girafe" - Gravure à l'eau-forte - 1969

"Dame à la girafe" - Gravure à l'eau-forte - 1969

Donc Dieu joue à se perdre...

Voilà qui peut paraître idiot et peu justifié

Et pourtant c'est ce que les tous les enfants adorent faire...

et nous sommes tous d'anciens enfants !

 

 

 

 

 

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