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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 08:35

                   313-Jean-qui-grogne--.--46-x-38-cm.jpg

                        "Jean qui grogne, Jean qui rit et Paulette qui s'en fout" - Huile - 46 x 38 cm - 1999

 

 

L’AMI  MITTERRAND

 

            Il se prénommait François et Mitterrand était son patronyme. Et c’était un brave homme comme vous et moi. Partageant notre commune nature humaine nous ne pouvons qu’éprouver de la fraternité pour le sept milliardième d’humanité qu’il était et qui nous tendait un miroir pour nous voir tout nus.

            Excellente occasion de démêler le vrai du faux et de réaliser l’ambivalence de notre propre nature. Pourtant l’homme politique qu’il était semble illustrer une partie seulement de ce qui nous constitue. Après tout nous ne sommes pas tous assoiffés de pouvoir et prêts à toutes sortes de compromis pour avoir l’illusion de tirer les ficelles du jeux. C’est que nous nous connaissons fort mal et que nous n’avons de nous qu’une vision étroite et quelque peu idéalisée. Dès les premiers balbutiements nous apprenons à négocier, à faire semblant et à marchander à l’insu de notre plein gré comme disait Coluche. C’est qu’il n’est pas facile de s’identifier à une modeste personne physique, en l’occurrence un bébé vagissant, tout en conservant l’indéracinable certitude d’être ce qu’il y a de plus important au monde. L’ambivalence n’est certainement pas confortable et va nous pousser ensuite à bien des acrobaties pour ne pas perdre la face.

            Mais revenons en à François Mitterrand homme politique. En tant que tel et ayant été distribué dans le rôle du « Sauveur du Monde élu au Suffrage Universel » (Quand même !) il ne lui restait plus qu’à faire profiter les autres de ses lumières, quitte ensuite à tenir compte des aléas. Ni plus ni moins que le général de Gaulle ou Nicolas Sarkozy ou même le très « normal » François Hollande. Et puis il y a le pouvoir et la douce ivresse de se dire que c’est grâce à nous que les choses iront mieux et que l’erreur funeste sera dissipée.

            Donc Mitterrand était humain pour le meilleur et pour le pire. Il s’est donc beaucoup menti à lui-même avant de mentir aux autres. Comme vous et moi, ni plus ni moins. Tous égaux à cet égard. Tous irrémédiablement égarés dans le labyrinthe du monde et prenant notre vessie pour une lanterne.

            Mais après cet un peu long préambule, je voudrais vous faire part d’une réflexion que je dois au susnommé François. Je ne sais plus où j’ai pris connaissance de cette phrase qui lui était attribuée et qui prouvait sa perspicacité mais je sais qu’elle m’a plongé dans de profondes réflexions. Il aurait donc dit ce jour là : « Les hommes ne sont ni noirs, ni blanc, ils sont gris… ». C’est évident mon cher Watson, comme aurait dit Sherlock Holmes ! Cependant après réflexion je n’ai pas pu m’empêcher de compléter. Voici donc ma version, provisoire et non définitive : Les hommes sont parfois blancs, parfois noirs, le plus souvent gris et en plus il leur arrive d’être rouges ou verts, quand ce n’est pas indigo, vous savez cette nuance entre le bleu et le violet que seul un œil attentif  et sensible aux nuances identifiera sans hésitation.

Ainsi tout est relatif, complexe, enchevêtré et contradictoire. Je me souviens du jour où sur France Inter j’ai entendu l’interview de la fille de Staline qui est encore vivante. Reconnaissant honnêtement les crimes de son père et les déplorant, elle avait quand même ajouté que de sa petite enfance elle conservait le souvenir attendri et émerveillé de la petite fille que son papa moustachu faisait sauter sur ses genoux. Ca ne s’invente pas et j’ai eu assez récemment la révélation des peintures d’Adolf  (Hitler, vous voyez de qui il s’agit ?). J’ai aussi appris qu’après avoir tenté vainement d’entrer aux Beaux-Arts, intéressé par la peinture et l’architecture, il avait été profondément dépité de n’être pas admis. Quand à ses peintures, de petites aquarelles ma foi assez habiles, comme on en faisait tant à une époque où un peintre était supposé savoir peindre, elles étaient plutôt sympathiques. Le genre de choses qu’on peut avoir au dessus de sa table de chevet sans faire de cauchemar et qui peut même être agréable à l’œil.

            Et Mitterrand dans tout ça ? Et bien, savez-vous ? Il est mort ! Comme les milliards d’êtres humains qui l’ont précédé sur cette planète. Sans compter tout ceux qui vont suivre et qui présentement sont en train de se livrer à des activités diverses, certains manipulant leurs semblables et d’autres manipulés, à moins que ce ne soit l’inverse. Mais comme l’a dit un scientifique : « si, il y a eu Big Bang il y a bien longtemps on n’a plus qu’à attendre le Big Crunch qui suivra inévitablement et qui mettra fin à tous nos petits problèmes ». En attendant faites bien attention, le temps commence à fraîchir, même si c’est normal à cette époque de l’année.

 

                                                                   Le Chesnay le 22 septembre 2012

                                                                   Copyright Christian Lepère  

 

               236-Le-yin-regarde-passer-le-yang--27-x-22.jpg

                "Le yin regarde passer le yang" - huile sur panneau - 27 x 22 cm - 1993   

 

 

ET LA SUITE…

 

Mais je crois que le sujet vous accroche

« La fin du monde », ça mérite attention !

Alors c’est promis

La semaine prochaine

Vous saurez tout (ou presque) sur cet événement

Qui nous concerne tous.

 

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Published by L'imaginaire
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