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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 09:25
Trophée "Apocalypse Dore"

Trophée "Apocalypse Dore"

 Retour de la chaîne des Puys

 

           Un peu fourbu je reviens du Mont Dore où s’est déroulé le vernissage du SAFADORE. Ce salon de prestige créé par Roger Erasmy est consacré à l’imaginaire dans tous ses états et notamment au fantastique qui en est la forme la plus connue actuellement.

           Quinze artistes se sont réunis pour affirmer une même intention : témoigner de l’infinie richesse intérieure de la nature humaine et de sa profondeur. Avec ses sommets et ses abîmes. Ses ravissements et son épouvante.

           Tout cela est excellent mais ne saurait convaincre qu’avec le soutien d’une technique pleinement maîtrisée. Cela me paraît très clair mais j’entends déjà les protestations de ceux qui croient que sincérité et spontanéité ne peuvent s’épanouir qu’en dehors des contraintes. Qu’ils se détrompent car il suffit de revisiter le passé pour constater que les plus grands chef-d ‘œuvres sont le résultat d’une discipline acceptée et d’un travail acharné. N’en déplaise aux nostalgiques de mai 68 qui confondaient liberté et licence et qui en bons fanatiques de la libération interdisaient d’interdire. Cela au nom d’un inaliénable droit de naissance au « n’importe quoi » à condition qu’il soit spontané, pulsionnel et merveilleusement subjectif.

           Mais nous vivons l’instant présent. Ainsi en ce 20 et unième siècle délirant et mondialisé, remis en cause et questionné par les adeptes du tout-conceptuel voici qu’étrangement, à contre-courant et sans aucun soutien du Ministère de la Culture des artistes s’obstinent à œuvrer avec passion. C’est sans doute ce qu’on ne leur pardonne pas en cette époque utilitaire où ne sont valables que les productions qui font du chiffre et de l’audience massive. Qui assurent aussi des bénéfices juteux à d’habiles financiers dénués de toute inhibition morale et pour qui la moindre notion d’éthique ou d’esthétique est vieillotte et bien-pensante. En tout cas incapable de générer du profit immédiatement mis à l’abri dans des paradis fiscaux.                                                                                

           Nous voici donc dans cette belle région de la chaîne des Puys. Nature pittoresque et pleine de charme avec ses crêtes enneigés dominées par le sommet du Sancy. L’endroit est chaleureux même si les Thermes néo-Byzantins ne nous ont pas accueillis cette année. Dommage car l’ambiance y était parfaitement adaptée pour servir d’écrin à des créations oniriques. Et encore plus si l’on songe que le thème principal proposé cette fois-ci aux participants était justement celui des Thermes…

           Je suis donc arrivé dans cette exposition pendant l’accrochage. Dès l’abord l’impression a été excellente. La cuvée était bonne, voire meilleure que certaines du passé où la sélection des talents manquait parfois de rigueur.   

           Cette fois-ci tout est convaincant. Les œuvres exposées ont été longuement méditées et réalisées avec rigueur. Une grande diversité dans les sujets et la façon de les traiter prouve à quel point chacun a eu à cœur de nous livrer sa sensibilité la plus intime. Les approches sont donc très diverses, les façons de faire également. Je ne saurais tout vous citer  mais voici quelques exemples qui ont su réveiller l’intérêt du professionnel attentif que je suis et qui en a tant vu depuis tant d’années et dans les circonstances les plus diverses. Mais qui malgré tout se laisse encore surprendre par la magie de l’inattendu quand il est réalisé avec ferveur.

                                                     La suite au prochain numéro…

 

327 - Retour de la chaîne des Puys
327 - Retour de la chaîne des Puys

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Published by L'imaginaire
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