Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : "L'imaginaire" selon Christian Lepère
  • "L'imaginaire" selon Christian Lepère
  • : "L'homme est un animal capable de transcendance" et d'humour...
  • Contact

Recherche

Liens

17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 13:11
Sans titre - crayon de couleur - hauteur: 40 cm - 1969

Sans titre - crayon de couleur - hauteur: 40 cm - 1969

Temps de saison

Enfin ça se discute…

 

             Pour lors le temps est incertain. Les variations de température se suivent et se compensent. Aujourd'hui une bouffée de chaleur, demain un petit coup de frais, quelques gouttes pour faire semblant d'abreuver la végétation et puis c'est reparti. Les nuits  un peu plus fraîches permettent de récupérer et voilà que, vaille que vaille, l'été se passe en déployant ses fastes.

             Parler de la pluie et du beau temps a toujours été la façon la plus immédiatement conviviale d'engager la conversation. D'abord parce que tout le monde est concerné ou fait semblant de l'être. Ensuite parce qu'il y a une sorte de consensus. Il est clair que pour le citadin qui n'a pas un potager où fruits et légumes se languissent sous la canicule, le gros beau temps hyper-bronzant reste le top au hit-parade des loisirs estivaux.

             Mais si certains ont besoin d'alternance et de contraste, sentant bien que la vie est faite d'excès compensés rebondissant sans cesse, pour tous les autres il est évident et définitif que le beau temps est indispensable aux loisirs balnéaires et au farniente les doigts de pied en éventail.

             Alors on s'étend sur la plage, on se fait rôtir, côté pile puis côté face. Et de s'enduire de crème bronzante et filtrante. C'est qu'il faut impérativement s'assombrir l'épiderme. Les blancs auraient-ils besoin de vérifier qu'eux aussi sont capables de mûrir au soleil ? Mais c'est toujours étonnant de voir des personnes si intensément persuadées de la supériorité d' un épiderme aux couleurs claires sur tout ce qui est plus coloré et en même temps si avides de ressembler à ce que leur subconscient considère pourtant comme une sorte d'infériorité congénitale.

             Mais l'ambivalence humaine fait tout son charme bien qu'elle soit la source de multiples complications. A cet égard le niveau de culture et d'éducation ne change rien à l'affaire et c'est dans un pays aussi moderne que les États-Unis que les préjugés en ce domaine restent les moins discutés. Au point de provoquer des répressions policières agrémentées de bavures ponctuelles déclenchant des réactions viscérales qui ne sauraient rester sans suite. C'est d'autant plus confondant que la police américaine comporte toutes les ethnies et que des noirs bénéficiant de l'autorité de l'uniforme répriment eux aussi leurs frères de couleur. Mais la nature humaine n'est pas foncièrement logique ou raisonnable et le besoin d'appartenir au troupeau est plus fort que tous les raisonnements, fussent-ils citoyens et humanitaires.

             Et puis nous sommes des êtres de passion, toujours oscillant entre le désir de sécurité et le besoin de dominer l'autre, bronzé ou pas mais jamais conforme et qui ne cesse de s'adonner à des pratiques saugrenues que le bon sens ne saurait approuver.

             Allons ! J'arrête là. De toute façon le temps continue de faire comme bon lui semble et de nous faire bénéficier de ses initiatives plus ou moins justifiées selon nos attentes les plus légitimes. Au moins on ne s'ennuie pas et en cette période estivale c'est bien la moindre des choses.

                              

                                                   La Brosse Conge le 6 août 2016

                                                   Copyright Christian Lepère

             

Sans titre - crayon de couleur - hauteur: 40 cm - 1969

Sans titre - crayon de couleur - hauteur: 40 cm - 1969

C'est bien gentil de parler de la pluie et du beau temps

mais

ça ne saurait suffire.

J'en reviendrai donc à des sujets plus roboratifs.

C'est promis!

Partager cet article

Repost 0
Published by L'imaginaire
commenter cet article

commentaires