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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:41

Création picturale

suite

 

               Comme il se doit notre plasticien polyvalent va pratiquer la photo, finement pixellisée ou d’un argentique délicieusement rétro. Et cela va lui permettre enfin de se passer de réalité charnelle concrète. Finie l’époque désuète du modèle nu charmant et potelé, à moins qu’il ne soit barbu et fièrement campé sur des mollets herculéens bien adaptés aux sujets de l’antique. Finie la diva langoureusement allongée sur son sofa ou suspendue au plafond par un habile jeu de filins et de poulies lui permettant de prendre son envol vers l’Olympe. Mythologie oblige…Donc on utilise des documents. Mais excusez du peu, déjà Delacroix pratiquait la photo et savait en tirer parti. Pour ma modeste part j’avoue faire mon marché sur Wikipédia dès que le besoin se présente de faire participer certains personnages connus à des scènes qu’ils n’approuveraient pas forcément mais ou leur présence me comble d’aise. C’est ainsi que j’ai pu rendre hommage à Napoléon avec l’aide de Meissonnier. Ou à un certain Strauss Kahn en placardant une affiche à son effigie dans un milieu interlope convenant mal à son image de marque.

               Mais je vous ai parlé de tout ce qui était indispensable pour mettre l’œuvre en chantier en faisant face à la surface blanche. Il était question soit du contact visuel direct avec un modèle fournissant formes, couleurs et détails, soit de l’exploitation de tout ce qui a été vu et mémorisé depuis belle lurette, petite enfance incluse. La prodigieuse accumulation souvent inconsciente de ce que l’on a vécu et assimilé. Tout cela gît dans notre entrepôt, personnel ou pas. C’est à chacun de  dire s’il se ressent comme un récipient clos, une vaste salle d’archives sous laquelle sont planquées des oubliettes pleines de fantômes et de fantasmes. A moins qu’il s’agisse d’un centre d’observation d’où l’on peut se brancher sur les réseaux d’un internet subtil. Je pencherai pour ma part pour une vision plus englobante. Celle d’une accumulation intérieure sans cesse reliée au vaste monde d’un inconscient collectif. La chose existe bien dans les merveilles de la technologie qui peuvent aussi bien stocker  les photos de vacances du copain à ma belle-sœur que s’ouvrir à de vastes réseaux mondiaux dans des buts qui peuvent être aussi bien altruistes que manifestement pervers.

               Tout ceci étant posé il ne reste plus maintenant qu’à laisser le pinceau courir sur la toile. Des formes vont surgir, d’abord de vagues ébauches, des thèmes récurrents. Puis cela va proliférer, se complexifier, se superposer. Des formes en croissance vont en assimiler d’autres. D’ailleurs on peut toujours retrouver le blanc en effaçant ce qui devient gênant. Tant pis pour la dame ou le petit lapin, c’est par erreur qu’ils étaient là.

               Maintenant la couleur va apparaître, l’ambiance picturale va prendre forme. Une musique visuelle va se préciser à partir d’un thème de base. Puis de fil en aiguille des broderies vont venir enrichir ce schéma de leurs arabesques. Le jazz a bien revivifié ces principes en se livrant à d’infinies variations sur des thèmes connus. Et bien sûr l’intérêt est dans ces enrichissements subtils, pas dans les trois notes d’ « au clair de la lune ». Ni même dans la marseillaise à laquelle Gainsbourg et les Beatles ont rendu hommage à leur façon.

               Mais je m’attarde et le temps passe. Il vaudrait mieux que j’aille m’installer devant mon chevalet avant que mes laborieuses explications ne finissent par vous excéder. Car après tout la peinture n’est pas verbale même si quelques précisions peuvent aider à se faire une idée de ce qui se passe dans la tête du l’adepte du poil de martre. J’y retourne donc de ce pas. Permettez-moi de vous quitter pour me replonger dans mes fantasmes.

               Portez-vous bien en attendant !

 

                                                         Le Chesnay le 24 janvier 2015

                                                         Copyright Christian Lepère

 

 

Elaboration d'un fantasme pictural

Voici les étapes successives de :

"Nique ta lope"

huile sur toile de 46 x 38 cm

réalisée en 2014

 

224 - Création picturale (suite)
224 - Création picturale (suite)
224 - Création picturale (suite)
224 - Création picturale (suite)
224 - Création picturale (suite)
"Nique ta lope" - Version définitive

"Nique ta lope" - Version définitive

Message collectif

 

J'ai le plaisir de participer au Salon

SAFADORE 2015

 

A cette occasion la Charte FABER 21

pour la promotion d'un Art Post Contemporain sera présentée

au cours du vernissage.

 

Vous y êtes cordialement invités

224 - Création picturale (suite)
224 - Création picturale (suite)
224 - Création picturale (suite)

La Charte      Faber 21

  Plan de communication

Nous avons pratiquement bouclé le texte de la Charte Faber 21 de l’ambitieux projet de la fondation du nouvel Art post-contemporain, élaboré depuis le 2 juillet 2014 au Mont-Dore. Je pense que le moment est venu de passer au stade actif de la mise en application de nos idées novatrices.

1° Publication de la Charte Faber 21

Dès que tout le monde sera d’accord sur la formulation définitive du texte de la Charte, nous pourrions la mettre en ligne rapidement sur nos sites Web respectifs avec des commentaires personnels. Michel BARTHELEMY m’a proposé de créer sur son site www.mon-louvre.be une page spéciale «Héritiers de Dali» évoquant l’aventure des «Masters du Mont-Dore» et la signification de la Charte que nous avons élaborée de commun accord. Suivie des initiatives concrètes. Je tiens à le remercier de cette marque de solidarité.

La Charte Faber sera la base de notre campagne. Mais pour réussir notre coup, nous allons devoir intensifier progressivement notre action publique. La communication méthodique sera la clef du succès du projet innovant. Dans le cadre des prochains Salons hexagonaux de l’Art fantastique (Saint-Léonard-de-Noblat, Lamballe, Sedan), les quatre «Masters» devraient jouer les Ambassadeurs de l’Art post-contemporain en faisant passer le nouveau message. Pour vous permettre de militer, je pourrais faire imprimer sur papier cartonnée la Charte Faber 21, à laquelle il faudra donner une très large diffusion. Il s’agit de convaincre un maximum d’artistes d’adhérer au projet innovant Faber 21.

2° Mise en ligne de la vidéo du Mont-Dore

Les vacances d’été sont finies depuis hier. Il faudra maintenant passer à l’acte. Le réalisateur David LEBRUN travaille sérieusement au montage de la vidéo-témoin de nos rencontres initiales du 1er et 2 juillet au Mont-Dore. Dès que je serai en possession de la production, je vous la ferai parvenir la référence pour placer sur votre site le lien vers Viméo,.Dailymotion ou Youtube. J’ai également l’intention de faire éditer quelques DVD.  De toute façon, nous avons intérêt à organiser le crescendo de notre campagne de commu-nication et de ne plus relâcher nos efforts.

 L’artillerie lourde : cibler le Ministre de la Culture !

Après ces préliminaires théoriques, à la fois d’information textuelle et de communication visuelle, il faudra passer aux choses sérieuses, concrètes et tangibles. Bref, il s’agira de faire du bruit pour devenir visible. Dans la perspective de l’année  ► 2015, je vous propose la stratégie suivante : sous le point de la Charte Faber, nous avons retenu le principe de joindre aux œuvres un texte littéraire succinct «destiné à expliquer la démarche créative de l’artiste». 

Pour commencer la nouvelle ère – AN 1 – de l’Art post-contemporain, nous allons remplacer le texte littéraire par une lettre (recommandée) au Ministre de la Culture. Il n’est pas question de s’attaquer aux grandes sociétés de vente aux enchères (Christie’s + Sotheby’s), principaux responsables des dérives de l’art contemporain. Avec leurs complices du monde spéculatif, elles représentent des puissances financières attachées à la défense de leurs prérogatives. Leurs réactions dans les médias vont servir notre cause.

 En France, l’autorité suprême en matière d’Art est le Ministère de la Culture avec tous les Services publics, qui en dépendent. Cela concerne le château de Versailles, le Centre Pompidou, le Grand Palais et aussi les fonds régionaux d’art contemporains (FRAC). C’est là que nous devons attaquer dans le but de susciter l’attention, à condition d’en informer simultanément les médias !  Depuis le 26 août  2014, la lorraine Aurélie FILIPPETTI (41) a été remplacée par la coréenne Fleur PELLERIN (41). On peut douter des compé-tences de ces jeunes femmes politiques pistonnées.

En la circonstance, nous gagnerons peut-être au change. Madame FILIPPETTI était attachée aux «événements parisiens de prestige », genre FIAC (Foire Internationale d’Art contemporain) tout en boudant le Salon Art en Capital, qui constitue pourtant le grand rendez-vous annuel de la créativité des artistes français du moment. Le Ministère de la Culture méprise les peintres vivants, tout en subventionnant des vedettes de l’art contemporain  (Koons à Versailles, Soulages à Rodez, etc). Je citerai à titre anecdotique un fait révélateur, qui s’est produit lors du vernissage de la 1ère  exposition des «Héritiers de Dali» dans les Thermes du Mont-Dore, en février 2005. Le Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, avait envoyé son bras droit chargé des Arts plastiques. Quand ce brillant conseiller découvrit les remarquables œuvres picturales, alignées sous le voûtes des halles néo-byzantines, il s’est tourné vers moi, stupéfait, pour me demander : «Bon Dieu ! Ces peintres, d’où ils viennent ? ». Manifestement, le Ministère de la Culture ne savait pas que la peinture de l’imaginaire existe …..

Il faudra enfin secouer le cocotier pour manifester notre exaspération ! Le nouveau Ministre, Mme Fleur PELLERIN, est  marquée  par l’ENA, la Cour des Comptes et les questions économiques. Elle découvre l’univers de l’Art et de la Culture et aura probablement l’envie de prouver ses capacités novatrices en faisant d’autres choix que sa rivale FILIPPETTI.  Cela pourrait faciliter notre combat !   

Voici quelques idées relatives à la stratégie de l’artillerie lourde que je vous propose : 

A) Nous devrons faire la démonstration de la crédibilité du nouvel Art post-contemporain que nous préconisons. 

B) Les quatre peintres du groupe «Masters du Mont-Dore» vont créer chacun une toile d’un format identique (30 ou 40 F ?) sur un même thème significatif (exemple : «Retour au Paradis perdu»). A vous de vous mettre d’accord sur les dimensions et le sujet. Chaque peintre traitera le thème à sa manière en respectant les règles d’or de la Charte Faber : 1° le sens profondément humain, 2°  le passé culturel, mythique ou historique,  plus 3° la mise en valeur de la beauté plastique.

C) Dans le respect du point 4°, chaque artiste rédigera une LETTRE pour expliquer (au Ministre de la Culture) le sens de son oeuvrre. Il faudra commencer par exprimer votre ras-le-bol  face à la création contemporaine, affirmer que vous faites partie du groupe rénovateur des «Masters du Mont-Dore».et que vous appliquez d’une manière déterminée les principes fondamentaux de la Charte Faber 21 (à joindre).

D) Dès que les 4 toiles seront prêtes, nous allons graver des CD Rom et imprimer un fascicule de haute qualité avec la reproduction des 4 tableaux et vos lettres de présentation respectives. Quand la Ministre recevra successivement  (par pli recommandé) les quatre missives documentées, elle sera obligée de réagir. Surtout que nous enverrons en même temps des copies de cette correspondance offensive (mais courtoise) à toute la Presse parisienne (rédactions Culture + Information générale).

Reste à trancher 3 questions essentielles : quel thème, quel format et dans quel délai raisonnable ?  Si nous pouvions boucler cette opération dynamique avant le salon SAFADORE 2015 et exposer les nouvelles oeuvres en février 2015 au Mont-Dore, ce serait parfait. 

La balle stratégique est dans votre camp. Cordiales salutations.

                                                                   1er septembre 2014.            Roger Michel Erasmy, coordinateur

 

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Published by L'imaginaire
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