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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:08
"Verger abandonné" - eau-forte imprimée sur Arches format demi-raisin - 1977

"Verger abandonné" - eau-forte imprimée sur Arches format demi-raisin - 1977

La nature qui verdoie

 

              Au long des chemins creux les églantines répandent leur parfum. Petites touches de rose sur fond de verdure envahissante. Tout remplis d’herbes folles, entremêlés de ronces les sentiers jouent à se faire oublier. Et les orties se chargent de compléter le fouillis inextricable.

              N’y allez pas en short vous en sortiriez griffés, piqués, si ce n’est mouillés par la rosée qui s’attarde. Mais vous laisseriez un sillage aussi discret que le passage d’un ruminant. D’ailleurs les vaches sont dans le pré qui longe et derrière la clôture de barbelés on ne voit guère que la pointe de leurs cornes et la masse paisible de leurs dos. Leur queue aussi parfois quand elles s’évertuent à chasser les insectes piqueurs. Sans grand succès d’ailleurs mais avec une belle régularité. C’est donc à ces quelques parties de leurs corps émergeant sur l’ondulation végétale qu’on sait qu’elles sont bien là. Occupées à brouter comme de coutume et nullement impressionnées par l’abondance du festin.

              Imaginez que nous soyons au centre de la table de banquet, cernés de toute part par les mets les plus appétissants, les fumets les plus tentants, enfouis dans les victuailles. Déjà repus et rassasiés. Serions- nous plus sages ?  Pour les vaches pas de problème. Elles broutent pour subvenir à leurs besoins. Ni plus ni moins. Seraient-elles plus raisonnables que nous ?  Ou n’est-ce qu’indifférence bovine ? C’est vrai que leur regard, même si il est moins vide que celui des moutons ne nous en dit guère sur leur vie intérieure. Ainsi seul le Bon Dieu est au courant, à moins que saint François d’Assise ne se soit penché sur leur sort  dans un grand élan de charité chrétienne pour leur témoigner toute la compassion dont elles ont tellement besoin.

 

                                                          Sermizelles le 23 juin 2014

                     copyright Christian Lepère                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

 

"Le retour au bercail" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2005

"Le retour au bercail" - huile sur toile - 46 x 38 cm - 2005

La prochaine fois

 

Un petit poème primesautier :

« La bique »

 

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Published by L'imaginaire
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